Si la conscience environnementale est assez récente en France, la sensibilité écologiste, elle, est présente depuis bien longtemps au sein de la gauche française. Et elle est progressivement devenue centrale. En 2009, l’enquête annuelle Viavoice-Libération sur l’identité de la gauche a même pour la première fois distingué une famille autonome, et importante, structurée par des valeurs écologistes : le rejet de la société de consommation et de son matérialisme déshumanisant, l’hostilité voire le refus à la fois du système capitaliste et de l’intervention étatique, et un attachement viscéral aux libertés individuelles, au respect des minorités et aux processus démocratiques. (Lire la suite…)
1. Notre culture commune : l'écologie politique ?
La politique de la réalité
L’intégration de notre connaissance scientifique, historique, sociologique et psychologique du monde qui nous entoure devrait être le point de départ de nos politiques, pour ne pas perdre de temps ou d’énergie avec des méthodes dont l’étude a rejeté les vertus imaginaires. C’est également un moyen de nous démarquer de ceux qui réécrivent l’histoire et manipulent à leur gré les chiffres.
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La politique de la réalité
L’intégration de notre connaissance scientifique, historique, sociologique et psychologique du monde qui nous entoure devrait être le point de départ de nos politiques, pour ne pas perdre de temps ou d’énergie avec des méthodes dont l’étude a rejeté les vertus imaginaires. C’est également un moyen de nous démarquer de ceux qui réécrivent l’histoire et manipulent à leur gré les chiffres.
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Notre culture commune : l’écologie politique ?
Si la conscience environnementale est assez récente en France, la sensibilité écologiste, elle, est présente depuis bien longtemps au sein de la gauche française. Et elle est progressivement devenue centrale. En 2009, l’enquête annuelle Viavoice-Libération sur l’identité de la gauche a même pour la première fois distingué une famille autonome, et importante, structurée par des valeurs écologistes : le rejet de la société de consommation et de son matérialisme déshumanisant, l’hostilité voire le refus à la fois du système capitaliste et de l’intervention étatique, et un attachement viscéral aux libertés individuelles, au respect des minorités et aux processus démocratiques.
Derrière son principe fondateur « penser global, agir local », trois grands axes structurent la pensée écologiste :
→ la pensée complexe. L’écologie pose un diagnostic global et reconnaît la complexité
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