Le groupe « projet 2012 » que vous connaissez et qui a déjà organisé plusieurs forums lors des Journées d’été à Nantes vous invite à participer et à contribuer à ses travaux. Ce groupe, ouvert à tous les membres d’Europe écologie et des Verts, a pour mission de proposer, dès le printemps 2011, aux instances d’Europe Ecologie un projet pour les échéances électorales de 2012. Il se divise en cinq chantiers thématiques transversaux :
- Empreinte écologique (chantier 5-1)
- Economie (chantier 5-2)
- Vivre ensemble (chantier 5-3)
- Démocratie (chantier 5-4)
- Transnational (chantier 5-5)
Ce groupe travaille selon le mode de co-élaboration, avec un grand nombre de personnes extérieures : militant/es écologistes et sociaux, institutionnel/les, citoyen/nes engagé/es, expert/es (…)
La crise économique, sociale et écologique qui frappe les pays occidentaux n’est pas un accident de parcours. Elle est la conséquence de l’épuisement d’un modèle de développement, dont les limites et les dégâts apparaissent désormais au grand jour. Chômage, précarité et accroissement des inégalités, dérèglement climatique et atteintes de plus en plus graves à la biodiversité, déséquilibres financiers et monétaires… Dans tous les domaines, la situation s’aggrave ; dans certains, le point de rupture est proche. Il est urgent d’inventer un nouveau modèle.
Cet événement permettra de rencontrer et d’échanger avec de nombreux réseaux, qu’ils soient syndicalistes, associatifs, économistes et intellectuels. La CES (confédération européenne des syndicats), la FSU, le MEDEF, la CGT, le CJD, l’USGERES, la Confédération paysanne, CFTC, CFDR (…)
En présence de Jean-Baptiste de Foucauld, ancien Commissaire au Plan, Dominique Méda, sociologue, Eloi Laurent, économiste senior à l’OFCE, Pierre Radanne, climatologue, Patrick Viveret, Philosophe et ancien conseiller référendaire à la Cour des comptes, Paul Jorion, Economiste, Alain Mestre, consultant Syndex, Sandrine Rousseau, Maitre de conférence en sciences Eco.
Pour Europe-Écologie interviendront notamment : Eva Joly, Députée européenne, Cécile Duflot, Secrétaire nationale des Verts, Marie Blandin, Sénatrice du Nord, Pierre Larrouturou, Economiste, Anne Souyris, journaliste, co-responsable du projet Europe Ecologie 2012, Alain Lipietz, économiste, Karima Delli et Pascal Canfin, eurodéputés
Avec Yannick Jadot, Député européen, François de Rugy, Député et Eva Sas, qui a co-animé un groupe de travail d’Europe Ecologie sur le sujet, j’étais ce lundi matin à l’Assemblée Nationale pour participer à une conférence de presse sur le budget de l’Etat. Quelques jours avant la présentation du projet de loi de finances pour 2011 par le gouvernement, nous souhaitions montrer qu’un contre-projet tout à la fois réaliste et bien plus ambitieux et responsable était parfaitement envisageable.
Comme le rappelle un adage célèbre, « l’impôt est le coût à payer pour la civilisation ». Le budget de l’Etat, qui organise les recettes et les dépenses, est ainsi fondamental dans tout projet de société et au-delà, dans tout projet de civilisation.
mobilisation du 23 septembre, tracts disponibles en téléchargement
Plus de deux millions de manifestant-e-s le 7 septembre, et des millions d’autres solidaires du mouvement, ont dit leur refus de la réforme des retraites portée par le Président de la République et son gouvernement.La bataille est pourtant loin d’être terminée.
Pour Europe écologie / Les Verts, l’agitation affichée par Nicolas Sarkozy ne pourra faire oublier ni les injustices de cette réforme, ni son inefficacité, ni surtout la persistance des inégalités et le creusement des déficits publics au service du maintien de situations de privilèges indécents.
Il est temps de remettre les choses dans le bon sens. Uneréforme des retraites ne doit pas avoir pour objectif de rassurer à court terme les marchés financiers, mais de corriger les inégalités persistantes entre les salarié-e-s et les générations et de répartir avec justice les efforts nécessaires.
Pour bâtir une réforme durable, il faut d’abord lutter contre le chômage et partager le travail. Reporter l’âge de départ à la retraite n’a pas de sens lorsque ne sont résolues ni les difficultés d’emploi des jeunes ni le chômage des seniors.
Pour bâtir une réforme durable, il faut proposer dès à présent une nouvelle répartition des richesses. Le financement des retraites ne peut reposer sur les seul-e-s salarié-e-s, alors que les revenus du capital sont ceux qui ont le plus augmenté dans la période récente.
C’est cette mobilisation équitable des ressources qui pourra conforter les retraites par répartition. Ce régime est le seul capable de garantir l’égalité de tous et de toutes dans un monde qui va connaître très vite des changements majeurs provoqués par l’épuisement d’un modèle économique qui marche sur la tête. Pour bâtir une réforme durable, il est temps d’engager la transformation écologique de nos modes de vie et de production. Pour vivre autrement, et vivre mieux.
Cet été, Nicolas Sarkozy, suivi par tout son gouvernement, a stigmatisé les Roms, les gens du voyage et les français-es d’origine étrangère. Prétendant lutter contre la délinquance, il a brandi la menace de la déchéance de nationalité à l’égard de personnes identifiées par leur origine et non par leurs actes.
Pour la liberté, l’égalité, la fraternité entre les français-es et les peuples
Contre l’amalgame entre délinquance et immigration
Contre le rejet des étrangers, contre le racisme d’état proclamé par Nicolas Sarkozy
Depuis quelques jours, Christine Lagarde est dans tous les médias pour « se féliciter » des bons chiffres du chômage. Hélas, si l’on s’intéresse vraiment à la vie des salarié(e)s (actifs ou au chômage) et si l’on regarde de près les chiffres du ministère du Travail, on constate qu’il n’y a aucune raison de se féliciter des évolutions en cours.
60 % des français se disent opposés au report de l’âge légal de 60 à 62 ans. En deux ans, le total des personnes inscrites à Pôle Emploi a augmenté de 900 000.
Et, pour faire oublier ses mauvais résultats et les turpitudes de ses ministres, le Président de la République a choisi cet été d’aller plus loin encore dans la chasse aux boucs émissaires.
Pour Europe Ecologie / Les Verts, l’agitation du Président ne peut pas faire oublier les maux qui minent le plus sûrement notre pays : la persistance des inégalités, le maintien de situations de privilèges économiques et sociaux, le creusement des déficits publics au service d’une politique inefficace et injuste.
Il est temps de remettre les choses dans le bon sens. Une réforme des retraites ne doit pas avoir pour objectif de rassurer à court terme les marchés financiers, mais de corriger les inégalités persistantes entre les salariés et les générations et de répartir avec justice les efforts nécessaires.
Il existe des solutions pour financer les retraites sans report de l’âge légal, notamment :
• en mettant à contribution les revenus du capital : nous proposons notamment de doubler la CSG sur les revenus du patrimoine, et d’imposer une contribution sociale retraites sur les dividendes;
• en supprimant les exonérations inutiles de charges sociales, à commencer par les exonérations sur les heures supplémentaires;
• en augmentant modérément les taux de cotisations ;
• en favorisant le passage progressif à la retraite à temps partiel, avec tutorat d’un jeune embauché;
• en construisant une vraie politique des retraites et de l’emploi avec toutes les personnes concernées : soutenez pour cela les Etat généraux de l’emploi et de l’écologie : signez, envoyez vos idées et venez participer dans vos régions
Contributions ou interventions dans le cadre des réunions s’attachent, jusque dans des formes bien complexes, à structurer le mouvement autour d’un parti sans que l’on puisse y lire la volonté de créer un rassemblement en mouvement, différent des formes partisanes que nous connaissons dans tout l’échiquier politique et qui révulsent de plus en plus de français.
Nous traversons actuellement un processus essentiel de l’écologie politique en France, qui semble rencontrer enfin son public, son électorat. Je ne veux pas nécessairement m’emballer car deux scrutins consécutifs et a priori favorables, sur deux années, ne font pas la durée. Surtout si le second marque un tassement – peut-être dû à une approche d’élections locales finalement nationale sans réelle réflexion inter-régionale.
Néanmoins, il faut reconnaître le succès d’Europe écologie (sinon à quoi bon vouloir contribuer au processus en cours, hein?). La question qui se pose à nous est simple : comment faire en sorte de pérenniser ce succès?
A force de réfléchir à l’écologie politique, à ce qu’elle représente, aux espoirs qu’elle porte et aux craintes qu’elle suscite, on finit par tomber dans les vieux travers de l’étymologie. Car quitte à réfléchir sur un concept, autant savoir d’où il sort et pour cela, il suffit d’ouvrir les pages d’un dictionnaire. Comme souvent, une solide définition donne de solides bases à une réflexion concrète.