Adhérez à Europe Ecologie pour fonder le nouveau mouvement de l’écologie politique

Cher(e)s ami(e)s,

Vous pouvez encore participer à la nouvelle étape du rassemblement des écologistes et peser sur ses orientations. Il suffit d’adhérer individuellement à Europe Ecologie.

Les 13 et 14 novembre à Lyon, dans un même souci de dépassement, Europe Ecologie et Les Verts fonderont ensemble un nouveau mouvement de l’écologie politique, prolongeant la dynamique des campagnes menées lors des scrutins européen et régionaux.

Ce grand moment sera ce que vous en ferez. Chaque adhérent d’Europe Ecologie est appelé à débattre et à décider. L’assemblée « constituante » de Lyon sera précédée de consultations informatiques, de débats locaux et d’Assises territoriales dans chaque région au cours desquelles chacun pourra s’exprimer et voter sur les textes fondateurs fixant la nature et les objectifs du nouveau mouvement.

Votre participation active à cette nouvelle offre politique est déterminante et elle doit être la plus large possible. Il est donc aujourd’hui indispensable que celles et ceux qui ne l’ont pas encore fait adhèrent au processus constituant du nouveau mouvement de l’écologie politique. Ils disposeront ainsi du droit effectif à participer, par le vote, aux choix majeurs qui engageront l’avenir de nos idées.
Vous avez été des millions à voter pour la transformation écologique de la société et plusieurs dizaines de milliers à signer les appels lancés par Europe Ecologie. Vous êtes nombreux aussi à vous être investis dans les comités locaux.

Depuis mai dernier, plusieurs milliers d’entre vous ont déjà choisi d’adhérer au processus constituant afin de doter notre rassemblement d’un programme et de modes d’organisation à la hauteur des urgences et des échéances politiques majeures qui s’annoncent.

A votre tour, franchissez le pas ! Adhérez pour participer à l’affirmation politique de notre mouvement !

José Bové, Daniel Cohn-Bendit, Cécile Duflot, Pascal Durand, Eva Joly

Comment adhérer ?

Le montant minimum de l’adhésion est fixé à 20 euros. Il est ramené à 10 euros pour les étudiants, chômeurs et précaires.

4 septembre 2010 : Mobilisons-nous !

Cet été, Nicolas Sarkozy, suivi par tout son gouvernement, a stigmatisé les Roms, les gens du voyage et les français-es d’origine étrangère. Prétendant lutter contre la délinquance, il a brandi la menace de la déchéance de nationalité à l’égard de personnes identifiées par leur origine et non par leurs actes.

Pour la liberté, l’égalité, la fraternité entre les français-es et les peuples
Contre l’amalgame entre délinquance et immigration
Contre le rejet des étrangers, contre le racisme d’état proclamé par Nicolas Sarkozy

Mobilisons-nous le 4 septembre !

> téléchargez le tract et diffusez-le largement ! (Pdf)

Retraites, des solutions justes et responsables existent

60 % des français se disent opposés au report de l’âge légal de 60 à 62 ans. En deux ans, le total des personnes inscrites à Pôle Emploi a augmenté de 900 000.

Et, pour faire oublier ses mauvais résultats et les turpitudes de ses ministres, le Président de la République a choisi cet été d’aller plus loin encore dans la chasse aux boucs émissaires.

Pour Europe Ecologie / Les Verts, l’agitation du Président ne peut pas faire oublier les maux qui minent le plus sûrement notre pays : la persistance des inégalités, le maintien de situations de privilèges économiques et sociaux, le creusement des déficits publics au service d’une politique inefficace et injuste.

Il est temps de remettre les choses dans le bon sens. Une réforme des retraites ne doit pas avoir pour objectif de rassurer à court terme les marchés financiers, mais de corriger les inégalités persistantes entre les salariés et les générations et de répartir avec justice les efforts nécessaires.

Il existe des solutions pour financer les retraites sans report de l’âge légal, notamment :
• en mettant à contribution les revenus du capital : nous proposons notamment de doubler la CSG sur les revenus du patrimoine, et d’imposer une contribution sociale retraites sur les dividendes;
• en supprimant les exonérations inutiles de charges sociales, à commencer par les exonérations sur les heures supplémentaires;
• en augmentant modérément les taux de cotisations ;
• en favorisant le passage progressif à la retraite à temps partiel, avec tutorat d’un jeune embauché;
• en construisant une vraie politique des retraites et de l’emploi avec toutes les personnes concernées : soutenez pour cela les Etat généraux de l’emploi et de l’écologie : signez, envoyez vos idées et venez participer dans vos régions

Les Journées d’été du Rassemblement des écologistes : feu vert à l’avenir commun

Des records

Participation record : 2 300 personnes sont venues aux Journées d’été du Rassemblement des écologistes (Europe Ecologie / les Verts) qui se sont déroulées à Nantes du 19 au 21 août 2010. Record encore avec les 110 ateliers-débats au cours desquels les défis que les écologistes doivent relever ont été longuement brassés, confrontés, décortiqués, sans tabous. Record toujours dans la couverture médiatique massive de la manifestation, traduisant son importance politique.

Une positive attitude

Au delà des chiffres du succès (un succès dû aussi au sans faute des organisateurs et militants nantais(e)s), l’essentiel du bilan de ces Journées d’été tient à l’état d’esprit qui a dominé l’événement. Une « positive attitude » comme on dit maintenant. Hormis quelques inévitables sautes d’humeur sans lesquels la vie politique manquerait de sel, le climat général était orienté vers la recherche collective d’une accélération de la dynamique politique que nous avons installée avec Europe Ecologie et les Verts. Finies les guerres de clans ou les conflits de posture ! Oubliées les étiquettes identitaires ! L’échéance de l’élection présidentielle elle-même, d’ordinaire si propice aux déchaînements d’ego, n’a provoqué aucune déchirure. Les participants étaient tous imprégnés de l’essentiel qui les rassemble : l’urgence et la gravité des crises, la complexité des réponses à fournir et la part grandissante de nos responsabilités. A croire que l’intitulé des Journées de Nantes – L’écologie à l’épreuve du pouvoir – nous obligeait…

Vive le débat interne

Le succès des Journées d’été doit beaucoup à l’intense période de débat interne, plus souvent fraternel que polémique, qui les a précédées, au travail de réflexion acharné de milliers de militants pour trouver la bonne voie de notre avenir commun. Chacun a écouté l’autre, des synthèses ont été ébauchées, permettant d’ouvrir une issue commune. Chacun est désormais convaincu que le rassemblement des écologistes ne peut en rester là et que l’heure est venue de passer à une nouvelle phase de notre mouvement, celle de la création d’un grand mouvement unifié de l’écologie politique articulant une nouvelle organisation politique et la société civile.

Des journées d’été qui ouvrent une nouvelle phase

Identité et orientation politique, principes organisationnels, nouveaux statuts, nouvelle direction… Des documents fondateurs sont en chantier, intégrant autant que faire se peut les apports des contributions. Ils seront disponibles avant la fin septembre et soumis au vote individuel de chaque adhérent d’Europe Ecologie, après débats locaux et Assises territoriales dans chaque région le 9 octobre (selon un calendrier et des modalités arrêtées à l’unanimité par le Bureau Exécutif et le CAP national d’Europe Ecologie). Dans le même temps et dans le même esprit, le parti Les Verts organisera en interne son propre référendum pour soumettre à ses membres la nouvelle organisation. Au final, les 13 et 14 novembre à Lyon, une assemblée Constituante nationale à laquelle chaque adhérent pourra participer devra donner naissance au nouveau mouvement, prêt à assumer les futurs enjeux politiques.

La route vers les Assises passe par l’adhésion

Le message des Journées d’été de Nantes est clair : il n’y a plus matière à réticences ni objets de défiance. Les freins sont levés. Le chemin est tracé. Une volonté commune affirmée. Plusieurs milliers de personnes, convaincus par notre nouvelle offre politique et désireux de bâtir l’espoir, peuvent encore devenir les acteurs de ce moment-clé. Donc, si vous n’avez pas encore adhéré à Europe Ecologie pour participer au processus de création du mouvement de l’écologie politique, si vous voulez pouvoir choisir et voter, une seule adresse : europeecologie.fr, que vous soyez ou non adhérent des Verts. Et si vous êtes adhérent des Verts, veillez en plus à être à jour de votre cotisation pour pouvoir participer au référendum interne qui actera la mutation de novembre.

Calendrier du processus constituant du mouvement unifié des écologistes

Entre le 22 août et le 6 septembre, rédaction par les groupes de travail mandatés par le bureau exécutif des textes fondateurs qui seront soumis aux adhérents d’Europe Ecologie

Deux textes :

  • Un texte Manifeste d’orientation politique sur les finalités du mouvement
  • Un texte sur l’organisation du mouvement (avec les grands principes, les options et les « statuts »)

10 septembreBE d’Europe Ecologie et CE des verts : validation des textes fondateurs et transmission aux membres du CAP
17 septembreCAP, amendements et approbation des textes fondateurs
18-19 septembreCNIR, lancement du référendum des verts
21 septembre, envoi des textes à tous les adhérents
21 septembre au 9 octobre, débats locaux à l’initiative des comités locaux d’Europe Ecologie
9 octobre, Assises territoriales du processus en région sous la responsabilité des comités d’animation et de pilotage régionaux
Entre le 17 octobre et le 13 novembre, référendum interne des Verts
13 et 14 novembre Assises constituantes de Lyon

ADHEREZ A EUROPE ECOLOGIE POUR CONSTRUIRE UN AVENIR COMMUN

> téléchargez le bulletin d’adhésion (PDF, version couleur [recto, verso], version noir et blanc [recto, verso])

Vous êtes signataire ou sympatisant-e d’Europe Ecologie. Pour participer au processus de débat et de vote qui aboutira, avant la fin de l’année 2010, à la structuration de l’écologie politique, vous pouvez désormais adhérer à Europe Ecologie.

Les récentes élections européennes et régionales ont permis d’affirmer la crédibilité de l’alternative écologique. Face aux impasses du libéralisme, de la social-démocratie ou de l’extrême gauche, une brèche s’est ouverte qui permet d’envisager l’émergence d’une nouvelle offre politique porteuse d’espoir pour nos concitoyens : celle d’une transformation écologique et sociale de la société.

Avec Europe Ecologie et l’ensemble de ses composantes ou sensibilités, affiliées ou non aux Verts, l’écologie politique est à présent la troisième force politique du pays. Sa dynamique a été rendue possible en rassemblant des énergies diversifiées sur une même conviction : l’écologie est l’avenir de l’humanité.

C’est cet avenir qu’il s’agit désormais de construire autour d‘un projet approfondi de transformation des modes de production et de vie, adossé aux grandes valeurs qui ont favorisé le progrès humain.
C’est cette dynamique qu’il faut maintenant prolonger et amplifier en l’incarnant dans une organisation politique ouverte et durable, fédérant toutes celles et tous ceux qui nous ont accompagnés ces deux dernières années ou qui souhaitent à présent rejoindre le rassemblement des écologistes.

> Adhèrez à Europe Ecologie

Europe Ecologie : Qui sommes-nous ?

Au mois de juin, les adhérents et signataires d’Europe Ecologie ont été invités à répondre à un questionnaire détaillé afin de mieux connaître leurs attentes.

Nous vous proposons de retrouver ici la synthèse complète des réponses.

> téléchargez le document de synthèse (pdf, 1 Mo)

La voix du Off des Journées d’été


La voix du OFF – journal vidéo quotidien n°3 – Journées d’été 2010

La voix du OFF – journal vidéo quotidien n°2 – Journées
d’été 2010

La voix du OFF – journal vidéo quotidien n°1 – Journées d’été 2010

Les journées d’été, c’était aussi 24 heures de diffusion en direct sur internet depuis les plénières et les ateliers, que près de 25 000 personnes ont suivies durant ces 3 jours !

Nous mettons en ligne l’ensemble de ces vidéos, en voici un avant-goût…

Lancement des Journées d’été – Rassemblement des écologistes
EuropeEcologie

L'Appel du 22 mars :
"Changer la politique pour changer de politique"

Par Daniel Cohn-Bendit

C'est un tournant historique. Des européennes aux régionales, l'écologie politique s'installe désormais comme un espace autonome dans le paysage politique français. Mais devant l'ampleur des défis auxquels doivent répondre nos sociétés, la consolidation est une nécessité absolue. Il faut nous inscrire dans la durée et honorer ce rendez-vous avec l'histoire - ou bien nous ne pourrons plus critiquer impunément l'irresponsabilité de ceux qui ne font rien, à Copenhague ou ailleurs, parce qu'ils sont incapables de dépasser leur petits intérêts particuliers.


Appel du 22 mars de Dany Cohn Bendit
(au Comptoir Général, Paris, le 22 mars)

Nous avons besoin d'une structure pérenne et souple à la fois, capable d'élaborer des positions collectives et de porter le projet écologiste, sans s'abîmer dans la stérilité des jeux de pouvoir ou la folle tempête des égos en compétition.

(lire le texte complet)

Chômage : quatre vérités que Lagarde ne vous dira pas

Par Pierre Larrouturou et Djamila Sonzogni

Depuis quelques jours, Christine Lagarde est dans tous les médias pour « se féliciter » des bons chiffres du chômage. Hélas, si l’on s’intéresse vraiment à la vie des salarié(e)s (actifs ou au chômage) et si l’on regarde de près les chiffres du ministère du Travail, on constate qu’il n’y a aucune raison de se féliciter des évolutions en cours.

> lire l’article publié sur Rue 89

Cahier des Débats (2) : Contributions sur la structuration d’Europe Ecologie

A la suite du premier « cahier des débats« , vous avez été nombreux-ses à envoyer vos contributions. Nous les avons rassemblées dans le second « cahier des débats« , désormais disponible.

> téléchargez le second « cahier des débats » (format Pdf, 2.3 Mo)

Le cahier des débats préparatoire aux Assises constituantes

CherEs AmiEs,

Nous vous avons régulièrement informéEs des différentes étapes qui doivent conduire Europe Ecologie aux Assises constituantes de novembre 2010. À la suite des conventions régionales du 8 mai et de la convention nationale du 5 juin, le comité d’animation et de pilotage d’Europe Ecologie (CAP) s’est réuni le 18 juin. Il a adopté un cadre de travail relatif au calendrier et à la méthodologie de travail jusqu’à la tenue des Assises de novembre. Il a été décidé de publier les textes produits à l’occasion de la réunion du 5 juin sous la forme d’un « cahier des débats« . Le présent cahier des débats, mis en ligne, fait l’objet d’un envoi à l’ensemble des signataires.
Ce document doit servir de base de réflexion collective sur l’ensemble des questions relatives à la structuration et permettre à chacun-e de s’approprier les débats.
A partir de ce document, il est proposé aux signataires qui le souhaitent d’envoyer au secrétariat général d’Europe Ecologie des propositions concrètes de structuration avant le 31 juillet 2010 à contact@europeecologie.fr.

Ces textes devront respecter les principes fondamentaux suivants : démocratie interne, parité Homme/Femme, 1 personne/1 voix.

Afin de pouvoir dégager les points de consensus plus facilement, un canevas de questions précises sera diffusé le 10 juillet.
Vous souhaitant une bonne lecture des textes joints et dans l’attente des éventuelles contributions, nous vous adressons nos amitiés écologistes.

Alix Béranger, Secrétaire générale d’Europe Ecologie

> téléchargez le dossier

Europe Ecologie à l’heure de l’affirmation

En moins d’un an, Europe Ecologie est devenue la troisième force politique française. Malgré un certain recul, le résultat des élections régionales confirme celui des élections européennes. L’écologie est désormais reconnue comme porteuse d’un projet de société crédible. Elle s’affirme comme une nouvelle offre politique, dépositaire d’une « autre voie ». Son rôle consiste désormais à mettre en oeuvre une mutation écologique, économique et sociale adaptée à la nouvelle donne planétaire.

Pour que ce projet se poursuive et s’enracine durablement, jusqu’à devenir le nouveau pivot de la vie politique, le rassemblement Europe Ecologie est confronté au défi de sa propre évolution. Celle-ci repose sur une double exigence : consolider la singularité politique de notre mouvement et penser sa métamorphose organisationnelle, dans le sens de l’autonomie.

Les signataires de ce texte proposent de mettre en débat les principes et les conséquences de cet objectif au sein d’Europe Ecologie afin de franchir ensemble une nouvelle étape. Nouvelle étape que l’existence d’une délégation commune d’eurodéputés à Bruxelles et les nouveaux groupes d’élus dans les conseils régionaux préfigurent d’ores et déjà.

André ASCHIERI, Danièle AUROI, Sandrine BELIER, Jean-Paul BESSET, Marie-Christine BLANDIN, Christian BOUCHARDY, José BOVE, Jean-Marc BRULE, Pascal CANFIN, Yves COCHET, Daniel COHN-BENDIT, Françoise COUTANT, Karima DELLI, François DE RUGY, Jean DESESSARD, François DUFOUR, Pascal DURAND, Jacques FERNIQUE, Mireille FERRI, Hélène FLAUTRE, Stéphane GATIGNON, André GATTOLIN, Sacha GOLDMAN, Guy HASCOET, Yannick JADOT, Ghislaine JEANNOT-PAGES, Eva JOLY, Pierre LARROUTUROU, Alain LIPIETZ, Eric LOISELET, Jean-Philippe MAGNEN, Noël MAMERE, Mickaël MARIE, Caroline MECARY, Jacques MULLER, Christophe PORQUIER, Michèle RIVASI, Jean-Louis ROUMEGAS, François SIMON, Anne SOUYRIS, Claude TALEB, Dominique VOYNET

Appel pour des Etats Généraux de l’Emploi et de l’Ecologie

Les élections régionales ont révélé Europe Ecologie comme la troisième force politique française. Nous pouvons être fiers du travail accompli mais, tous, nous avons conscience de la gravité de la crise dans laquelle s’enfonce notre pays : plus de 50 % des citoyens adultes de notre pays n’ont pas voté dimanche et le FN remonte !

Une des causes fondamentales de la crise politique est l’incapacité des partis qui se succèdent au pouvoir depuis 30 ans à sortir notre pays du chômage. La carte de l’abstention est semblable à la carte du chômage : on ne pourra pas sortir de la crise démocratique si on ne parvient pas à sortir du chômage. Le chômage est aujourd’hui le souci numéro 1 des Français. Le nombre total des chômeurs a augmenté de 900.000 depuis 18 mois et Nicolas Sarkozy ne fait rien ! Hélas, 69 % des Français pensent que « la gauche ne ferait pas mieux ».

Certes, tous ceux qui sont venus à nos meetings ont compris qu’Europe Ecologie avait de vraies réponses à la crise, mais quelques semaines de campagne ne suffisent pas à toucher l’ensemble des citoyens. Et -pourquoi ne pas le dire ?- nous n’avons pas la prétention de penser que notre projet est totalement parfait et qu’il ne peut pas être encore amélioré.

Seule la rencontre de toutes les parties prenantes peut permettre de dégager des solutions communes à la hauteur des enjeux et de faire partager notre vision de la conversion écologique de l’économie en matière de formation, d’innovation et de création d’emplois verts non délocalisables.

Voilà pourquoi nous lançons aujourd’hui cet Appel pour qu’Europe Ecologie organise des Etats-Généraux de l’emploi et de l’écologie.

Eva JOLY, députée européenne,
Pierre LARROUTUROU, Tête de liste Europe Ecologie 92
Marie BLANDIN, Sénatrice du Nord

(lire le texte complet)

Les Verts, le Rassemblement des écologistes, Europe Ecologie, et maintenant ?

par Cécile Duflot

Cher-e-s ami-e-s,
Les élections qui viennent de s’achever sont, c’est certain, un nouvel événement pour l’écologie politique. En moins de deux ans, nous avons entamé un nouveau cycle de notre histoire.

Personne ne pouvait anticiper réellement le bouleversement politique du 7 Juin 2009. Si nous étions convaincus de la pertinence du rassemblement, de sa capacité à rebattre les cartes d’un paysage politique parfois défraîchi, le résultat a été au-dessus de nos espérances. Nous avons montré que l’écologie était à la fois une projet autonome et que nous étions capables de tisser des ponts avec tous ceux qui innovent dans la société, en portant des solutions et en incarnant une alternative crédible.

Les Verts, le Rassemblement des écologistes, Europe Ecologie, et  maintenant ? Cécile DuflotAprès un tel élan, les attentes étaient nombreuses, chez les citoyens et les citoyennes, qui lassés des éternels duels, hésitent souvent entre l’abstention ou la résignation. Les élections régionales auraient pu être celles de la déception, elles ont étés celle de la confirmation. Nous avons montré que le mouvement de l’écologie politique pouvait être, à deux élections consécutives, la troisième force du paysage politique. J’y ai pris ma part de responsabilité, avec chacun et chacune d’entre vous, avec Philippe Meirieu, avec Laurence Vichnievsky, toutes les autres têtes de listes et celles et ceux qui ont fait la campagne. Avec 266 conseillers régionaux élu-e-s, aux parcours très divers en situation de responsabilité dans presque toutes les régions, nous avons aujourd’hui les moyens de mettre en œuvre une écologie de transformation.

(lire le texte complet)

4 septembre 2010 : Mobilisons-nous !

Cet été, Nicolas Sarkozy, suivi par tout son gouvernement, a stigmatisé les Roms, les gens du voyage et les français-es d’origine étrangère. Prétendant lutter contre la délinquance, il a brandi la menace de la déchéance de nationalité à l’égard de personnes identifiées par leur origine et non par leurs actes.

Pour la liberté, l’égalité, la fraternité entre les français-es et les peuples
Contre l’amalgame entre délinquance et immigration
Contre le rejet des étrangers, contre le racisme d’état proclamé par Nicolas Sarkozy

Mobilisons-nous le 4 septembre !

> téléchargez le tract et diffusez-le largement ! (Pdf)

De la différence politique entre écologie et écologisme

par Julien SIMON

A force de réfléchir à l’écologie politique, à ce qu’elle représente, aux espoirs qu’elle porte et aux craintes qu’elle suscite, on finit par tomber dans les vieux travers de l’étymologie. Car quitte à réfléchir sur un concept, autant savoir d’où il sort et pour cela, il suffit d’ouvrir les pages d’un dictionnaire. Comme souvent, une solide définition donne de solides bases à une réflexion concrète.

(lire le texte complet)

Mouvement autour du parti ou parti en mouvement.

par Caroline Pinet

Contributions ou interventions dans le cadre des réunions s’attachent, jusque dans des formes bien complexes, à structurer le mouvement autour d’un parti sans que l’on puisse y lire la volonté de créer un rassemblement en mouvement, différent des formes partisanes que nous connaissons dans tout l’échiquier politique et qui révulsent de plus en plus de français.

(lire le texte complet)

Particularismes d’Europe écologie au service de l’écologie politique : point de vue seine-et-marnais

par Sylvain Kerspern, militant Vert de Melun (77)

Nous traversons actuellement un processus essentiel de l’écologie politique en France, qui semble rencontrer enfin son public, son électorat. Je ne veux pas nécessairement m’emballer car deux scrutins consécutifs et a priori favorables, sur deux années, ne font pas la durée. Surtout si le second marque un tassement – peut-être dû à une approche d’élections locales finalement nationale sans réelle réflexion inter-régionale.

Néanmoins, il faut reconnaître le succès d’Europe écologie (sinon à quoi bon vouloir contribuer au processus en cours, hein?). La question qui se pose à nous est simple : comment faire en sorte de pérenniser ce succès?

(lire le texte complet)

Contribution de « La Souris Verte, Forum des jeunes écolos du Nord/Pas-de-Calais »

par Marine Tondelier et Vivien Guihard, coordinateurs, au nom du collectif de « La Souris Verte, Forum des jeunes écolos du Nord/Pas-de-Calais ».

La Souris Verte NPDC est clairement le fruit d’Europe Ecologie: si certains d’entre nous militent depuis maintenant quelques années, c’est bel et bien l’esprit du rassemblement des écologistes qui en a amené beaucoup d’autres à se rapprocher de l’Ecologie Politique. Cette formule qui nous a interpellés puis convaincus, nous souhaitons aujourd’hui en être des acteurs à part entière en constituant une véritable force de proposition dans le processus de structuration d’Europe Ecologie.

(lire le texte complet)

Une triple urgence écologique et sociale mais aussi politique.

par Alain Thiriel – Lille – Nord-Pas de Calais

L’analyse et les perspectives livrées par Europe Ecologie sur les deux premiers volets de cette triple urgence recèlent, de mon point de vue, des bases solides pour élaborer le projet de société alternatif auquel nous aspirons. Dont acte et au boulot !

Je ne parlerai donc pas, ici, de l’urgence écologique, criante, qui n’est plus à démontrer. Mais ne nous trompons pas : au-delà des discours, il y a encore beaucoup de chemin à faire pour que la « conscience » de cette urgence se traduise en actes assumés et volontaristes des décideurs de tout poil à tous les niveaux de la société et des « simples » citoyens dans leur vie quotidienne.

(lire le texte complet)

Chômage : quatre vérités que Lagarde ne vous dira pas

Par Pierre Larrouturou et Djamila Sonzogni

Depuis quelques jours, Christine Lagarde est dans tous les médias pour « se féliciter » des bons chiffres du chômage. Hélas, si l’on s’intéresse vraiment à la vie des salarié(e)s (actifs ou au chômage) et si l’on regarde de près les chiffres du ministère du Travail, on constate qu’il n’y a aucune raison de se féliciter des évolutions en cours.

> lire l’article publié sur Rue 89

Retraites, des solutions justes et responsables existent

60 % des français se disent opposés au report de l’âge légal de 60 à 62 ans. En deux ans, le total des personnes inscrites à Pôle Emploi a augmenté de 900 000.

Et, pour faire oublier ses mauvais résultats et les turpitudes de ses ministres, le Président de la République a choisi cet été d’aller plus loin encore dans la chasse aux boucs émissaires.

Pour Europe Ecologie / Les Verts, l’agitation du Président ne peut pas faire oublier les maux qui minent le plus sûrement notre pays : la persistance des inégalités, le maintien de situations de privilèges économiques et sociaux, le creusement des déficits publics au service d’une politique inefficace et injuste.

Il est temps de remettre les choses dans le bon sens. Une réforme des retraites ne doit pas avoir pour objectif de rassurer à court terme les marchés financiers, mais de corriger les inégalités persistantes entre les salariés et les générations et de répartir avec justice les efforts nécessaires.

Il existe des solutions pour financer les retraites sans report de l’âge légal, notamment :
• en mettant à contribution les revenus du capital : nous proposons notamment de doubler la CSG sur les revenus du patrimoine, et d’imposer une contribution sociale retraites sur les dividendes;
• en supprimant les exonérations inutiles de charges sociales, à commencer par les exonérations sur les heures supplémentaires;
• en augmentant modérément les taux de cotisations ;
• en favorisant le passage progressif à la retraite à temps partiel, avec tutorat d’un jeune embauché;
• en construisant une vraie politique des retraites et de l’emploi avec toutes les personnes concernées : soutenez pour cela les Etat généraux de l’emploi et de l’écologie : signez, envoyez vos idées et venez participer dans vos régions

Constitution d’un groupe « Europe-Ecologie & ONG »

Cher(e)s ami(e)s,

De même qu’il est nécessaire de faire émerger des formes d’engagement politique capables de concilier action collective et aspirations individuelles, il est devenu impératif de créer des passerelles entre écologie partisane et écologie associative. Cette articulation, qui sera sans doute l’une des clefs de la réussite de l’écologie politique en 2012 comme cela l’a été aux dernières européennes, doit être pensée dans l’optique de trouver une voie qui permette de cheminer ensemble, d’échanger de façon fructueuse tout en respectant la nécessaire indépendance qui tient au cœoeur du monde associatif.

(lire le texte complet)

Altermondialistes et écolos : on continue toujours.

La crise continue, s’amplifie. Pour la première fois en Europe, un pays, la Grèce est soumis à un plan d’ajustement structurel. La pauvreté, la précarité et le chômage augmentent pendant que les banques restaurent leurs bénéfices. Les atteintes à la liberté des personnes et à la démocratie sont de plus en plus fortes. Les dérèglements climatiques, la perte de la biodiversité, ont des impacts de plus en plus visibles. Une nécessité d’écologie politique, en rupture avec les logiques dominantes, se fait toujours plus sentir.

Premiers signataires :
Françoise Alamartine, Martine Alcorta, Roseline Amelot, Sylvette Amestoy, Jérôme Artaz, Laurent Audouin, Elhadi Azzi, Francine Bavay, Marie-Christine Belouin, Gilles Bénard, Malika Benarab Attou, Claude-Marie Benson, Stephane Bernard, Jean-Jacob Bicep, Alain Blanc, Gérard Blanc, Alban Blanchard, Dominique Blanchard, Jorge Bocanegra, Michel Bock, Nicolas Bonnet, Alima Boumediene-Thiery, Michel Bourgain, Jacques Boutault, Eliane Brousse, Alain-François Calderon, Nicolas Calvet, Priscilla Cassez, Jean Chambeau, Armelle Chevassu, Pierre Christophe, Daniel Compère, Yves Contassot, Sergio Coronado, Emmanuelle Cosse, Alain Coulombel, Bernard Crozel, Adèle Côte, Jean-Marc Delaunay, Karima Delli (…)

« Construire un avenir commun : c’est ensemble ou rien »

convention du 8 mai (Arcueil)Un grand chantier commence et il faut du renfort. Vous étiez nombreux pour mettre la main à la pâte ce samedi 8 mai, lors des Conventions régionales de l’écologie politique. Pour Dany Cohn-Bendit et Cécile Duflot, « chacun doit pouvoir se sentir partie prenante » et s’impliquer dans la création d’une organisation encore « en travaux ».

> retrouvez la Convention d’Ile-de-France en vidéo
> retrouvez ici la retranscription (texte) de la première plénière

Europe Ecologie: vieille éthique ou vieille politique?

par Pascal Durand, article paru dans Mediapart

Après l’écologie radicale, assisterons-nous à l’arrivée de la «radicale-écologie»? Celle qui, à l’instar de son aînée, érigera les postures, les dîners en ville, le clientélisme et les arrangements entre amis comme fondements de l’action politique. A le penser, certains «jeunes» professionnels de la politique obèrent l’avenir d’un mouvement dont ils ne mesurent l’utilité qu’à l’aune de leur carrière personnelle et de leurs intérêts partisans. Tolérer cette dérive développée sur fond d’égos insatisfaits et de patriotisme identitaire serait s’en rendre complice.

L’occultation des débats de fond au profit des attaques personnelles, des procès d’intention ou des atteintes à la dynamique collective brise l’élan, démobilise les militants et douche les enthousiasmes naissants. Loin d’aider à son développement, ces comportements marginalisent et discréditent la thématique écologique.

(lire le texte complet)

Le réformisme radical de l’écologie politique

par Alain Lipietz
Intervention à l’atelier « Approfondir les valeurs de l’écologie politique »,
convention francilienne d’Europe Écologie, Arcueil, 8 mai 2010.

Le « réformisme radical » (comme l’« l’utopie concrète », ou toute autre formulation de ce genre) est l’une des caractéristiques les plus importantes du positionnement politique de l’écologie. Plus importante même que la question « à gauche », « ni droite, ni gauche », ou « ailleurs » !

Pour celles et ceux d’entre nous qui venons d’une expérience progressiste antérieure, comme la gauche socialiste ou communiste, ce fut probablement un choc de mesurer l’ampleur des transformations dans la vie des sociétés humaines qu’implique l’écologie politique. Bien au-delà des droits de l’homme ou de la redistribution des richesses, du pouvoir et de la propriété, l’écologie politique exige une transformation profonde de la vie matérielle, de la façon même de produire, de consommer, de partager la vie de la communauté. En ce sens, elle apparaît comme plus « radicale » (allant plus à la racine des choses) que toutes les idéologies progressistes antérieures.

Approfondir les valeurs de l’écologie politique

par Alain Lipietz

Les valeurs de l’écologie politique, Eva Joly l’a rappelé avec force, sont d’abord celles qui devraient être pratiquées par tout le monde, et avant tout, s’agissant d’un mouvement politique, l’éthique : le respect des droits humains et tout simplement l’honnêteté et la loyauté à l’égard des citoyens. Sa lutte contre la corruption internationale a d’ailleurs montré à quel point celle-ci joue un rôle crucial dans la dégradation de la planète.

Mais plus spécifiquement, trois valeurs phares balisent l’écologie politique, la « délimitent » par rapport à d’autres courants : l’autonomie, la solidarité et la responsabilité, les nécessaires conflits entre les trois devant être réglées par la démocratie et la non-violence.

Qu’est-ce qu’une « écologie rationnelle » ?

Réponse à Jacques Julliard, suite à sa chronique « Non à la déesse Nature » publiée dans le Nouvel Observateur, par Frank Burbage, Professeur de philosophie (Saint Ouen, 93), Eric Loiselet, ancien secrétaire national adjoint du PS à l’environnement et au développement durable et tête de liste d’Europe Ecologie pour les régionales en Champagne Ardenne.

Que la question écologique transforme les schémas hérités, dans la pensée comme dans la politique, à gauche en particulier, c’est l’évidence même. Comment faire la synthèse de la question sociale et de la question écologique ? Comment construire une véritable appropriation démocratique des inquiétudes écologiques ? Comment remédier à l’inertie des appareils de partis et à la dispersion des forces à gauche ? Ces questions difficiles méritent que l’on soit attentif, que l’on évite simplifications et caricatures, que l’on entre raisonnablement en débat. La reconstruction d’une gauche qui soit à nouveau à la hauteur des enjeux contemporains tient à de telles conditions.

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En marche avec Europe Écologie : donnons réalité à l’Appel du 22 mars !

La crise que nous subissons n’est pas un événement ponctuel : elle exprime la violence déjà ancienne d’un système qui repose sur l’exploitation illimitée des hommes et des ressources naturelles, transformés en produits consommables et jetables ; elle accentue les inégalités, la précarité et bouleverse les dispositifs de la solidarité et de la sécurité sociales ; elle exacerbe la course aux profits de court terme et la concurrence destructrice, alors même que la planète tout entière a besoin de solutions durables et solidaires.
À l’évidence, cette crise n’est pas la même pour tout le monde : pour les uns, elle permet d’acquérir, de consolider et de reproduire des positions dominantes ; pour les autres, elle vient saper l’espoir fragile d’une vie simplement préservée, ou modestement améliorée, pour soi-même et pour les générations futures. L’égoïsme des États et des classes les plus riches bloque des progrès écologiques et sociaux qui sont indispensables, et régulièrement repoussés.

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Ce qui ne peut plus durer chez les Verts (ni Europe-Écologie)

par Alain Lipietz, le 25 mars 2010

Après le triple succès des élections européennes, législatives de Yvelines, et régionales, l’écologie politique semble enfin réussir une durable percée, jusqu’à incarner une alternative crédible aux partis traditionnels. Alternative à la fois culturelle et électorale : la richesse des débats dans telle ou telle région, ville ou canton, montre qu’Europe-Écologie agglomère en un « mouvement politique de masse » une large part du vivier militant qui se réfugiait jusqu’ici dans l’associatif, faute de supporter la « forme parti ».

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Quelques idées et des pistes pour avancer…

Gabriel Cohn Bendit
Président des Amis d’Europe Écologie

1) Europe Écologie nouvelle force sur l’échiquier politique encore en gestation.
Pour l’instant Europe Écologie n’est qu’un nom. La structure opérationnelle reste le parti Vert. Il n’est pas question de continuer ainsi.
L’appareil du parti Vert a tout fait pour que Europe Écologie n’ait pas d’existence autonome. Le parti Vert contrôle les finances, contrôle le site et les fichiers, a contrôlé la constitution des listes et contrôlera les discussions avec les partenaires en particulier avec le PS pour le deuxième tour des élections régionales.
Il y aura encore des déceptions des camarades qui se croient en position éligible se verront éliminés. Il faudra se battre pour faire respecter l’ordre des candidats sur les listes.
Le PS se prêtera à ce jeu…

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Lettre à mes amis communistes qui se demandent : que faire ?

par Jacques Perreux
J’ai participé dernièrement à cette réunion où 200 militants communistes se sont posés gravement la question « Que faire ? Autre chose ? Autrement ? J’ai envie de continuer à débattre avec eux, avec vous parce que le départ évoqué du parti ne doit pas être seulement une déchirure inévitable, mais une libération, mais aussi parce que je pense que l’idée avancée de coopérative peut permettre à ce qu’il y a de meilleur dans l’héritage et la pensée communiste d’entrer en relation et en construction avec la multitude de ceux qui mènent les combats d’aujourd’hui. Pour ma part j’ai quitté le PCF parce que celui-ci contredisait ou plutôt contrecarrait deux des combats qui me tiennent le plus à cœur : la gestion publique de l’eau et la construction du rassemblement pour ouvrir une alternative au capitalisme.

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Europe écologie : le retour en force des idées et d’une vision en politique

par Lucile Schmid

J’ai décidé de rejoindre Europe écologie, en choisissant de démissionner de mes responsabilités au Laboratoire des idées du parti socialiste, après 10 ans passés dans ce parti. Pour deux raisons : le sentiment que la place des idées et les processus démocratiques de décision ne pouvaient changer au PS sans pression extérieure et concurrence à gauche,  la conviction qu’Europe écologie donnait d’emblée au projet et au lien avec la société une importance qui n’existe pas dans les structures politiques traditionnelles.

Je souhaite exprimer ici quelques convictions par rapport à ce projet et aux échéances politiques françaises, et en priorité celles de 2012.

Pour moi, le projet d’Europe écologie c’est le retour en force des idées et d’une vision en politique. C’est une question centrale pour la vitalité de notre démocratie que la droite et la gauche de gouvernement ont systématiquement négligée, ou instrumentalisée depuis des années.

Europe Ecologie : Un objet politique au défi de l’urgence et la durabilité

par André Gattolin
Version longue d’un article publié en mars 2010 dans le n° 34 de la revue EcoRev intitulé « Urgence écologique, urgence démocratique » (http://ecorev.org/spip.php?article738).

S’il fallait, en une formule simple, définir l’objet social d’Europe Écologie – ce qui fonde sa raison être dans l’espace public –, on pourrait sans trahir la pensée de celles et ceux qui ont participé à son émergence le résumer ainsi : l’urgence politique à engager la transformation écologique de la société.

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Europe Écologie, différence et répétition

entretien avec José Bové et Daniel Cohn-Bendit réalisé par  Joseph Confavreux
retouvez l’intégralité de l’entretien dans le numéro 51 de Vacarme : « Ce que l’écologie politique change à la politique »

Joseph Confavreux : Etes vous écologistes davantage par peur des catastrophes qui pourraient se produire ou plutôt par souci d’équité sociale ?

Daniel Cohn-Bendit : Je suis arrivé à l’écologie politique à travers les débats sur le nucléaire, la responsabilité qu’on a pour le futur. J’étais libertaire, j’étais déjà pour l’équité sociale, pour l’autogestion. Ce n’est pas l’écologie qui m’a donné envie de défendre une société plus solidaire. Pour moi l’écologie c’est une réflexion sur les contradictions de notre manière de penser l’évolution. La preuve, c’est qu’en 1967, j’ai manifesté contre le nucléaire militaire pour l’utilisation civile du nucléaire. Ces gens qui viennent à l’écologie pour l’équité sociale, je n’y crois pas. L’écologie politique s’est formée sur une critique du productivisme de la droite et de la gauche; c’est ça le noeud, le point de départ.

José Bové : J’ai deux entrées dans l’écologie politique : l’une dans le cadre d’une réflexion politique, issue de Gandhi. Il a mené un mouvement politique de remise en cause du colonialisme, la plus grande lutte de libération de l’histoire. Mais il l’a menée avec une forme d’action particulière qui est la non-violence. Cette lutte, pour la première fois au XXème siècle, intègre à la fois l’action collective et la responsabilité individuelle. Pour moi c’est le tilt de départ : on ne fait pas cette lutte de libération simplement pour chasser les Anglais. On intègre dans la lutte une réflexion sur le type de société qu’on veut construire derrière. Cela recouvre une partie du débat qu’il y a eu ensuite entre Gandhi et Nehru, l’un étant pour le développement des villages décentralisés, l’autre prônant le modèle soviétique de l’industrialisation. Les Indiens qui se mettent à brûler leurs vêtements tissés en Angleterre ne le font pas pour emmerder les ouvriers anglais, mais pour dire que la libération, c’est aussi tisser ses propres vêtements.

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Quelques réflexions à l’occasion du débat sur les valeurs le 8 mai 2010 à Arcueil

par Denis Baupin‬‬

Pour nous, écologistes politiques, la réflexion sur les valeurs n’est pas un débat théorique sur la société idéale. Nous savons que si « un autre monde est possible il est dans celui-ci », et donc que penser nos valeurs n’est jamais très loin de penser notre action.‬‪ ‬‪

Et cela ne va pas sans des contradictions potentielles, des tensions créatrices. La trilogie « autonomie, solidarité, responsabilité » doit être vécue dans son interdépendance. Nous sommes probablement la famille politique qui porte le plus haut l’émancipation de l’individu. Mais si l’autonomie n’est pas équilibrée par la solidarité et la responsabilité, elle peut conduire à des systèmes tel que celui dans lequel nous vivons, l’ultra-libéralisme, où on a érigé en principe directeur que l’égoïsme des individus, leur concurrence acharnée, leur rapacité individuelle pouvaient conduire à une société de progrès pour tous… avec les dégâts que cela ne manque pas de causer.

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