Europe écologie débat de son avenir sur la scène de la Cigale à Paris

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> retrouvez la convention Europe Ecologie du 5 juin en vidéo

600 militants et sympathisants sont venus, le samedi 5 juin 2010, participer à la construction et à la structuration de l’écologie politique en France. La création d’un mouvement de cette ampleur est une aventure au long-cours. Alors, continuons à explorer le champ des possibles ! Voici les temps forts de cette Convention inter-régionale au cœur de la ruche.

9 h – Ouverture des portes à la Cigale : faisons un « pari fou »

Patrick Farbiaz et la députée européenne Sandrine Bélier introduisent les débats. Notre projet de transformation de la société par l’écologie répond à une attente et a fait naître un formidable espoir lors des deux dernières élections. Comment structurer ce rassemblement polymorphe ? « C’est une démarche inédite, une démarche ambitieuse, mais nous avons le devoir de réussir », lance Sandrine Bélier. Ce ne sera pas facile, mais il faut être optimiste : « Seuls ceux qui prennent le risque d’échouer réussissent brillamment ! »

Synthèse des conventions régionales - 5 juin 201011h – « Redonner l’envie de politique »

La journée démarre sur des questions fondamentales alliant les valeurs et la structuration concrète du mouvement : quelle place pour l’écologie politique en France ? Quels modes de désignation peut-on imaginer ? Et pour quels projets ? Quatre ateliers accueillent plusieurs représentants d’Europe écologie en régions. Ils font part des débats qu’ils ont animés chez eux, lors des conventions régionales, le 8 mai 2010, démontrant la vivacité et la richesse des échanges au niveau local.

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La pratique des « valeurs » de l’Ecologie - José Bové Eva Joly - 5 juin 201013 h – « Pour quelques sacs de ciment à Gaza »

Quelles sont les actions menées par Europe écologie au Parlement européen ? Hélène Flautre, chef de la délégation des eurodéputés d’Europe écologie, accueille sur scène José Bové et Eva Joly. A la tête de la commission Développement, cette dernière revient d’un voyage en Palestine et en Israël et raconte ses observations… suivies d’actions. « Nous trouverons le moyen pour que le blocus de Gaza soit levé », pronostique Eva Joly, déterminée, sous les applaudissements des militants.

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Coopérative, fédération, parti-réseau ?15 h – Coopérative, fédération ou parti-réseau ?

Quelle forme doit prendre un mouvement aussi complexe et novateur comme Europe écologie ? Le débat sur la structuration était très attendu. Entre le plaidoyer pour la coopérative de Marie Bové et l’idée d’une confédération reliée à une agora de l’écologie soutenue par Didier-Claude Rod, Jean-Paul Besset (député Europe écologie) a lui évoqué son refus de « la double appartenance » et son envie de faire fusionner les Verts et EE.

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Daniel Cohn-Bendit & Cécile Duflot16 h – « La fin du repli sur soi »

La salle est pleine à craquer lorsque Cécile Duflot et Dany Cohn-Bendit s’emparent du micro. C’est Jean-Daniel Levy de l’institut CSA qui introduit le débat. « Quelque chose d’autre est possible que la désespérance et le repli sur soi », lance Cécile Duflot, la secrétaire nationale des Verts. «Nous devons être géniaux et modestes. Nous trouverons forcément cette organisation imparfaite mais elle est nécessaire. » Dany Cohn-Bendit s’adresse au public pour appeler à grossir les rangs écologistes : « Si chacun d’entre nous réussit à convaincre deux personnes de son entourage à adhérer à ce mouvement, nous serons 18 000 dans six mois ! »

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Les thèmes que portent les écologistes18 h – Les thèmes que portent les écologistes
La plénière a également permis de mettre en perspective les thématiques choisies par Europe écologie pour élaborer un programme d’action politique : retraites, emploi, climat et biodiversité… Yannick Jadot, Denis Baupin, Pierre Larrouturou, Sandrine Bélier et Eva Sas sont venus jeter les bases des projets que portent déjà les élus d’Europe écologie dans les Régions et au Parlement européen. « C’est aussi le fond qui déterminera la forme », rappelle l’eurodéputée EE Sandrine Bélier.

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Conclusion de la journée 19 h – Prochaine étape : les Journées d’été en août !

Rendez-vous du 19 au 21 août 2010 – à Nantes pour poursuivre les débats et préparer les Assises de l’écologie politique qui auront lieu à l’automne.

29 commentaires

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  1. Alain Thirel dit :

    J’avais cru comprendre qu’un calendrier et une méthode avaient été arrêtées conjointement et en plein accord entre le CNIR des Verts et le CAP d’Europe Écologie pour engager un processus de plusieurs mois devant aboutir à des « Assises de l’Écologie Politique ».

    J’en avais donc conclu que nous n’en étions donc qu’au début d’un processus qui allait exiger :

    * de créer les conditions qui permettent la rencontre et l’échange avec ceux qui se reconnaissent dans le formidable espoir ouvert par Europe Écologie : 2.800.000 électeurs et 3.000 adhérents, ça ouvre des perspectives… mais ça laisse de la marge,

    * du temps, de l’écoute, de la patiente, du débat sur de vrais désaccords et de l’altérité là où le court-terme, l’autisme, le « tout tout de suite », l’échange d’anathèmes sur de faux problèmes et l’égocentrisme l’emportent,

    * un engagement résolu et volontariste de tous ceux qui sont déjà engagés aux Verts ou en Europe Écologie, engagement qui leur impose de mettre aux rencards les problèmes internes et anciens qui n’intéressent qu’eux-mêmes, pour se concentrer sur la mobilisation de forces nouvelles sur du contenu et de l’organisation,

    *  » du grain à moudre  » donné à ceux qui souhaitent s’engager, ce qui suppose que des initiatives nationales relayées localement soient prises (les assises de l’emploi et de l’écologie par exemple) et que des initiatives locales, à partir des intérêt et des champs de compétences de ceux qui s’engagent, contribuent au projet national,

    Ce que je ressent, après quelques semaines de « chemin partagé en Europe Écologie » : « si la bouteille n’est pas vide, elle est loin d’être pleine ! »

    * aller au devant de ceux qui se reconnaissent dans Europe Écologie, sur ce chapitre, la bouteille me semble à moitié vide, et il m’aura fallu une réelle volonté pour que, localement, là où les Verts sont puissants, Europe Écologie puisse commencer à se réunir autrement que par la « naturelle ouverture des Verts », que l’on m’a maintes fois rappelée et dont je ne doute pas, mais qui ne saurait se confondre avec le projet de large pollinisation de la société que porte Europe Écologie,

    * sur la nécessité de prendre son temps et de créer les conditions du débat, là aussi, il reste encore beaucoup à faire. Comment peut-on en effet, seulement 11 semaines après les élections régionales et une campagne d’adhésion toute récente, décréter « le bide total » : 3.000 militants réunis en conventions régionales, 6.000 adhésions, non, ça n’est pas un bide,

    * le niveau d’engagement, mais c’est sans doute normal, me semble très variable, en tous les cas pas de nature à mobiliser comme nous en avons besoin. J’ai le sentiment que beaucoup se contenteraient de « capitaliser l’effet Europe Écologie » pour renforcer les rangs des Verts dont ils consentiraient certes, à l’occasion, à améliorer le fonctionnement. Même dit et relayé sur le ton de la boutade je ne suis pas sûr que « la preuve qu’Europe Écologie ça marche, c’est qu’il y a de plus en plus d’adhérents chez les Verts ». Le soufflé, à ce compte là, retombera vite !

    * le projet et le contenu, enfin, c’est sans doute là dessus, et c’est rassurant, que la bouteille est le mieux remplie, même s’il reste beaucoup à faire. Des initiatives nationales (certains diront individuelles ou de petits groupe, mais va-t-on leur reprocher de bosser ?) ont été prises et il nous appartient de nous en saisir. Il n’appartient qu’à nous, pour que le mouvement aille tout autant de bas en haut que de haut en bas, de nous auto-saisir sur les sujets qui nous semblent importants, pour lesquels nous avons des compétences et des envies de faire.

    Ce que j’en conclue (provisoirement) : Europe Écologie, n’appartient à personne, vivra et j’en serai !

  2. Scarlife dit :

    Je suis très sensible à tout ce qui touche à l’écologie, et je suis encore plus sensible à la protection de la Planète qu’à la politique. Je pense sincèrement que si Europe Écologie le souhaite ce parti politique peut gagner TOUTES les élections. En effet, aujourd’hui l’opinion publique est favorable au changement et l’écologie est devenue source d’innovations et d’emplois. Les énergies fossiles sont prêtes à être relayées au second plan derrière les nouvelles énergies propres. Je le constate au quotidien qu’en quelques mois de plus en plus d’ entreprises spécialisées dans le solaire ont vues le jour. Donc je suis certains que le mouvement est le seul à avoir tous les atouts avec des exemples concrets de réalisations par opposition aux autres partis qui fondent leurs stratégies sur de la politique politicienne. Maintenant, mon opinion c’est nuancée depuis « les échanges violent entre les responsables au sujet de petites phrases assassines ». Pourquoi ? Europe Écologie et ses leaders commencent à imiter les politiques, c’est à dire à se focaliser sur le pouvoir, et ces travers. Imaginez la stupeur de vos sympathisants qui assistent à des règlements de compte sur des points de détails qui ne regardent que des personnes entre elles (majeures et qui savent se dire les choses en privée) au lieu de parler par exemple du scandale de BP polluant nos Océans. A ce jour, aucune position n’est prise sur ce thème laissant à croire que ce problème n’intéresse plus les écologistes. Les gens que je côtoie sont scandalisés de voir un tel spectacle télévisé. Le seul fait marquant relayé par les journaux télés et mémorisé par les Français, fut « A Europe Écologie il y a de l’eau dans le gaz, en étant sympa »
    Pensez vous que les débats personnels vont inciter les gens à aller voter pour Europe Écologie. Je ne suis pas un stratège de la communication mais je pense qu’il serait bon de voir sur tous les journaux télé et les émissions culturelles plus de représentants du mouvement se positionnant contre les forages en haute mer, préconisant des solutions alternatives au pétrole, ect… Je pense que le moment est propice pour le rassemblement de tous les gens qui souhaitent voir un jour de vrais protecteurs de la Planète et non des professionnels du verbe et de la manipulation politicienne. Les gouvernements actuels et passés nous ont comblés sur ce sujet et nous avons besoin d’un réel changement, et je pense qu’actuellement Europe Écologie a acquit une telle légitimité et crédibilité pour se permettre de se positionner et d’être écouté, compris, et soutenu. Il est aussi possible que je me trompe mais c’est ma conviction à ce jour. Toutefois, j’hésite à m’engager car j’ai l’impression que l’intérêt de la politique politicienne prend toujours le dessus sur les fondamentaux des divers mouvements.
    Je souhaitais juste publier ce commentaire pour relayer mon opinion mais celle aussi de nombreuses personnes que je côtoie et qui partage ce ressenti.

  3. narbonne dit :

    Puisque « l’énergie » Europe Ecologie c’est son intelligence pragmatique, je risque une hypothèse (vraisemblablement implicite aujourd’hui pour beaucoup), la coexistence -un PACS!- Verts/EE pour une durée X, éventuellement renouvelable, avec double-appartenance possible; mais pour que le tandem fonctionne, sans concurrence ni parasitisme, il convient de (re) préciser les prérogatives des uns et des autres. Autre façon de le dire: on ne peut contraindre les Verts à l’autodissolution, si (majoritairement) ils ne le souhaitent pas: ce serait évidemment politiquéthiquement incorrect, mais surtout improductif. En attendant que le parti des Verts prenne ses propres décisions, rien n’empêche EE de poursuivre sa stratégie, son projet, son auto-organisation. Ce sera peut-être un peu moins rapide que s’il n’y avait plus qu’une seule structure (quoique…), mais la voie semble plus sûre.

  4. Laurent Petit dit :

    Surtout qu’il faut une majorité de 75% selon leurs statuts pour que les Verts se dissolvent.

  5. narbonne dit :

    La relation aux médias: un exercice complexe! Ce n’est même plus de la manipulation, c’est du séquençage « spectaculaire-marchand », pour reprendre un classique… Aujourd’hui, EE a heureusement plusieurs leaders naturels… Comme les médias ne peuvent pas survaloriser puis démonter chacun des « personnages » (ils avaient joué avec Coluche et, sans états d’âme, sont passés à Le Pen…), ils se rabattent sur les dissonnances, qu’ils vont évidemment amplifier.
    ça fait partie des problèmes à résoudre dans l’organisation: un parti à plusieurs voix, c’est génial, et c’est « une autre façon de faire de la politique »,
    mais besoin d’une autonomie de communication (à part le net, quels autres instruments?):
    les gens ne peuvent pas passer leur temps à se taire ou à demander des rectifications…
    Par contre, Scarlife a raison: si les médias veulent du grain à moudre, leur offrir des positions et des expertises sur les fondamentaux: la détresse sociale, l’environnement…
    Ce qui n’empêchera pas la majorité des « journalistes » (merci le service public !) de continuer à travailler comme des cochons, surtout pour les heures de grande écoute…

  6. Bonjour à tous,

    Je trouve que le Figaro résume assez bien notre rendez-vous manqué du 5 juin dans l’article ci-dessous :

    http://www.lefigaro.fr/politique/2010/06/07/01002-20100607ARTFIG00577-les-militants-ecologistes-inquiets-des-querelles-internes.php

    En plus, il prend le temps de consulter les militants de base ! Contrairement aux sommets d’Europe Ecologie. Et ça, c’est dommage !

    Amicalement,
    Felipe de la Roche

  7. Michel LANGRIS dit :

    Je vous propose, ci-dessous, mon compte-rendu de la Convention Nationale (et Inter Régionale) d’Europe Ecologie qui s’est tenue à La Cigale, à Paris, le 5 juin.
    Je n’ai reçu aucun mandat pour cela.
    Je ne prétends pas à l’exhaustivité.
    Je n’y exclus pas la subjectivité.

    Aussi est-ce pourquoi je l’ai intitulé: Impressions Parisiennes.

    Avec mes amitiés écologistes,

    Michel Langris

    La matinée fut consacrée à la synthèse des synthèses effectuées dans les Régions.
    Je ne m’aventurerai pas à tenter une synthèse des synthèses de synthèses.
    J’essaierai de dégager les axes qui me semblent structurer le débat.

    Il y a au moins un point qui a fait l’unanimité: la nécessité de faire dépendre notre forme organisationnelle ( Mouvement, Réseau, Fédération, Coopérative Politique, et même Parti) du fond, constitué par notre Projet politique: « la forme, c’est le fond qui remonte ».
    Mais, sur ces deux plans, ma première impression est d’avoir entendu tout et son contraire.

    Cependant, ce foisonnement d’idées et de propositions me semble s’orienter selon deux pôles, deux axes contradictoires, mais dont personne ne veut sacrifier l’un à l’autre.:
    Le pôle de la diversité, de l’ouverture, de l ’évolutivité et le pôle de l ’unité, de la clarté et de l’efficacité. Tension dialectique entre la double nécessité de la Complexité et de la Simplicité.

    Du côté de la Complexité, l’unanimité semble se faire sur la volonté de rester « ouvert » et « évolutif » (sur notre projet), de ne pas devenir un « Parti Traditionnel » (dans notre organisation), de conserver « ce qui a fait notre originalité », de réellement « faire de la politique autrement ».
    Sur le plan organisationnel, tous ont le souci de garantir une démocratie réellement ascendante (du local vers le national).

    Du côté de la Simplicité, tout le monde me semble conscient de la nécessité de ne pas constituer « une auberge espagnole » (projet), une « usine à gaz » (organisation) et d’apparaître lisible par l’électorat.
    Sur le plan organisationnel, cela se traduit par la nécessité d’un fonctionnement démocratique clairement codifié, sur le principe « un homme/une femme = une voix » à tous les niveaux ( et surtout pas par la représentation, à la proportionnelle de différents courants).

    L’après-midi fut consacré à plusieurs « tables rondes » qui ont permis à nos élus et « experts » de s’exprimer.
    Deux temps forts furent bien évidemment les comptes-rendus1 de José Bové et Eva Joly et le débat entre Cécile Duflot et Daniel Cohn-Bendit.
    Eva et José ont insisté sur la possibilité qu’ils ont eu, au Parlement Européen, de faire passer des choses, en arrachant les votes, par un travail rigoureux, d’une majorité qui ne leur est (qui ne nous est) pas favorable. Eva a impressionné par son volontarisme et à soulevé une véritable ovation lorsqu’elle a affirmé sa détermination à faire lever le blocus de Gaza et même sa conviction de l’imposer.
    Cécile et Dany, le seul couple dont les querelles de ménage font avancer Europe Ecologie, ont rivalisé de conviction et d’enthousiasme. Ces deux là s’y connaissent pour faire vibrer une salle! Et la faire réfléchir sur les enjeux essentiels.

    Sur la question urgente de notre structuration organisationnelle, après le rappel du calendrier (finalisation du processus en novembre, après les journées d’été à Nantes), trois projets ont été exposés.
    Il m’a semblé, qu’en fait, les projets en confrontation se réduisaient à deux, le troisième m’apparaissant (à moi et à plusieurs intervenants) comme l’exposé de principes qui devraient faire facilement consensus entre nous.

    1 – La Fédération
    Après un rappel du principe selon lequel l’organisation doit dépendre du projet, notre Fédération devrait clairement se poser comme héritière du mouvement ouvrier et donc comme clairement de gauche.
    Second principe: éviter que notre structuration nous conduise à nous définir selon notre « Plus Petit Dénominateur Commun (PPCM) ».
    Concrétement:
    Elaborer,(en novembre) une Charte d’Adhésion, claire et explicite (i.e. qui évite le PPCM)
    Structurer un Réseau Interactif qui soit à la fois ascendant et descendant.
    Désigner (avant novembre) un Conseil Constituant, provisoire, dont le mandat sera d’
    Elaborer les statuts d’une Fédération ayant défini clairement son projet fondamental et son mode d’organisation (excluant de ce fait la possibilité de l’adhésion « double carte »2)
    A cette Fédération, sera adjointe une « Agora », une « Ruche » dont la fonction sera de permettre et de promouvoir tous les débats issus de la société civile.

    Le camarade des Verts (dont j’ai oublié le nom) qui a soutenu ce projet a conscience de « ne pas ré-inventer l’eau tiède », mais affirme sa conviction de la nécessité d’une identité et d’une structuration fortes, conditions de notre efficacité dans un travail d’équipe (« comme au rugby »).

    2 – La Coopérative
    Le fondement de ce concept et l’objectif de ce projet sont d’éviter la monopolisation du pouvoir par le parti. Confiscation du pouvoir dont l’histoire nous montre qu’elle est une tendance inéluctable de toute démocratie représentative et de toute structuration partidaire.
    Il s’agit donc de faire vivre un « réseau coopératif » plutôt qu’une organisation pyramidale, type parti ou « fédération ».
    Le fondement politique serait un « Contrat Ecologiste » dont l’objectif est le Bien Commun.
    Sur ces bases, l’adhésion est libre et peut donc être « double-carte ».
    Concrétement:
    Europe Ecologie serait un Parlement National composé de trois collèges:
    Le collège des comités locaux
    le collège des partis politiques (Verts, Cap21, etc.)
    le collège des associations.
    Une Instance Electorale désignera nos candidats, sur le principe un homme/une femme = une voix, mais n’aura qu’un statut « satellitaire ».
    Le principe «un homme/une femme = une voix » est fondamental parce qu’il faut absolument éviter  le fonctionnement par fusion de partis et de courants, sur le mode de « l’émulsion ».3

    3- Le Mouvement Collectif Unifié

    Plutôt qu’une proposition d’organisation, il s’agit de l’affirmation de quelques principes:
    Créer une forme nouvelle, qui soit en phase avec l’époque, en rupture avec les formes traditionnelles des partis politiques.
    Changer d’état d’esprit: mettre en œuvre, entre nous, une dynamique de consensus, tout en évitant la recherche du Plus Petit Dénominateur Commun. Il faut absolument éviter les guérillas, les rapports de force, les querelles de chapelles qui ont, entre autres défauts, celui de figer les positions, alors qu’il faut affirmer l’évolutivité de chacun.
    Partir de la société civile. Sortir de la dynamique de parti qui utilise la société comme « courroie de transmission » (de type stalinien).
    Organiser la désignation de nos candidats par tous.

    Je terminerai par l’évocation d’un thème qui n’apparaît pas dans ce compte-rendu, mais qui a été fortement exprimé, notamment par DCB, et qui fait consensus: l’exigence d’éthique:
    Il faut l’affirmer comme une exigence centrale à notre mouvement, une marque forte de notre identité.
    « On ne veut pas mentir ». Ca doit être vrai en particulier de nos élus, mais aussi pour chacun d’entre nous: il faut qu’il y ait une cohérence entre notre discours et notre comportement.
    Il faut établir une Charte Ethique, appuyée par une Commission d’Ethique qui sanctionnera certains comportements inadmissibles4.

    CITATIONS

    Quelques belles phrases, que je soumets à votre méditation:

    « La plus grande des utopies est de penser qu’on puisse se passer d’utopie »

    « Nous devons montrer que quelque chose d’autre est possible que la désespérance et le repli sur soi. »
    (Cécile Duflot)

    Il nous faut être modestes ET géniaux!
    (Daniel Cohn-Bendit)

  8. zenblabla dit :

    Je commence à me demander si je vais continuer à réfléchir malgré les verts!

    L’initiative d’EE avec les verts, m’était apparue particulièrement heureuse.
    Il y avait enfin un espace non encore totalement marqué ou confit en politique qui faisait promesse de s’ouvrir.
    Il y avait la possibilité d’une forme…

    Ainsi, et particulièrement, avec l’idée de la politique mais de la coopérative élargie.
    Du basique à élaborer, quelque chose pour quelques mises à jour,comme la situation y engage sinon l’exige, bien plus loin que l’alarmiste propos écologique traditionnel ( car convenu en places d’administration) qui suffirait (preuve par les évanescentes élections en administrations régionales!), en manières de digues aux abus.
    L’idée contemporaine d’utiliser pour meilleure politique les réseaux informatiques, de façon élargie, comme autrement qu’en politique d’autres réseaux s’en saisissent…ne se construit pas, et elle ne s’est toujours pas fondée sinon pour le fun (un fun triste,avec sérieuses consonances…)!

    Las, la digue pour genre de cache-sexe, cela semble toujours la construction entre-soi pour quelques réservés polder, avec la peur et le cocon délégué, comme si la leçon était non de s’étendre, mais de se réserver, retenir les promesses des régionales et au delà les bras qui consolideront des digues, bras dont les pieds ne trouveront aucuns intérêts fonciers.
    Ce modèle, inévitablement historique mais parfois réformable avec bonheur, il semble qu’il ne sera pas cette fois encore réformé, mais encore une fois caressé, avec soutenue recherche obscure d’alcôves.

    Tout cela est bien décevant…
    Je ne pourrais plus être prosélyte avec les verts autant qu’avant, tandis que je me demande encore comment aider l’initiative d’EE.
    Faudra-t-il que je vote Sarko, car, s’il advient en2012, il aura bien plus de moyen d’agir en écologie que les écologistes en démontrent à ce stade avec véritables capacités politiques?

    N’est pas avec des préceptes sociaux à jour qu’il faut avancer….
    Autoroute est faite à la gauche familiale et exclusive pour décrocher le pompon avec un simple tour de manège gratuit.
    Ce serait autre pompon si les verts croient pouvoir ne pas payer le tour!!!….où est l’initiative en politique générale, et même comment s’étend-t-elle possiblement depuis un cercle désormais confiné et ses quelques croyants?

    Il faut dire que, exemplairement s’agissant des capacités d’accueillir, ce site officiel lequel j’avais espéré pouvoir proposer possibilités de covoiturage pour me rendre à la Cigale entre encore convaincus, il n’a même pas été en efficacité de le faire!!!
    Nous sommes là au bout, …de la démonstration!!!
    Dommage que l’éclairage des consciences politiques avec DCB, il aveugle qui craint ,entre autres choses, la lumière.

  9. Je n’ai pu suivre qu’à distance une partie de la réunion (mais la vidéo c’est très bien pour suivre). Quelques remarques pour répondre à un souci actuel: pourquoi toutes ces réticences à adhérer à europe écologie parmi des amis très convaincus par l’écologie depuis longtemps?
    1. on ne veut pas que l’histoire se répète et que les manoeuvres d’appareil étouffent cet élan. Pour ceux qui ont été de Génération Ecologie puis de divers tentatives de rénovation des Verts, il y a comme un doute! Si on ne donne pas à voir concrètement et en dehors des élections et des organisations à quoi sert EE, on verra rapidement que sur ces deux plans, les Verts sont très experts pour continuer à fonctionner comme avant. Or, je n’ai pas entendu parler de campagne d’action originale de la part d’EE par exemple. AGIR et montrer que ça sert à quelque chose

    2. L’intoxication présidentielle a déjà frappé (voir mon autre texte sur ce site qui aurait pu être prémonitoire): malgré les qualités des personnes que l’on peut désigner, ce modèle de pratique politique est délétère pour toute organisation, la preuve, les couteaux se sont aussitôt sortis. Comme de son côté, le PS semble décidé à faire sa petite cuisine dans son coin, l’espoir d’une primaire commune massive et mobilisatrice est en train de s’écrouler (mais EE n’a jamais fait pression pour ça non plus sérieusement) Et l’on ne pourra guère contenir ceux qui voudront à tout prix « être ,présent sur les médias » et « occuper le terrain ». Mais le vote d’exploration/ protestation, pour une troisième voie, ça ne marche qu’une fois: Bayrou aux présidentielles, mais dégonflé aux régionales, EE aux européennes se sera aussi dégonflé aux présidentielles car c’est la loi de l’essai erreur du vote protestataire. Ce qui fait les scores surprenants puis les déceptions. La démocratie d’opinion qui est la nôtre vit de ces bulles spéculatives sur la notoriété d’un courant.
    3. Certes, nous avons des capacités à faire des beaux programmes, mais ça ce n »est pas nouveau, l’écologie a le plus beau programme depuis le début, le plus responsable, le plus visionnaire. Mais faire un programme ce n’est pas faire de la politique. Car c’est la fabrique qui compte ensuite, la capacité à convaincre autour de soi, à trouver les leviers, les partenaires, les occasions, etc. Tout cela c’est l’art de la politique ( qui passe aussi par des manoeuvres c’est vrai). Mais si on continue à discuter d’objectifs généraux pour « quand qu’on sera au pouvoir » ou « contre les mesures injustes du gouvernement », c’est de l’incantation. Comment traduit on cela en quelques objectifs atteignables maintenant, avec des partenaires les plus divers? Pourquoi tout d’un coup avons nous l’impression que les échecs du grenelle et de copenhague à la fois sont en train de détricoter les acquis d’avancées déjà limitées voire même les convictions qui avaient progressé (voir le sport très répandu dans les médias et chez les intellos actuellement de la critique des écolos)? Parce que tout cela est resté très loin des gens, très techno, très difficile à prendre à son compte, même si chacun chez soi agit à petite échelle.
    4.Reconnaissons le, l’organisation EE ne tient pour l’instant que grâce à l’entremise de Dany Cohn Bendit. C’est triste à dire mais c’est révélateur, l’organisation la plus instruite et où la demande de contribution est la plus forte chez les militants ne parvient à faire de la corde raide que grâce à la notoriété mais surtout à l’art politique de Dany qui a su forcer la main aux Verts. Maintenant, peut on vivre ensemble longtemps en prétendant forcer la main aux Verts? Non et encore moins si seul Dany est capable de le faire. Nous ne voulons pas forger une organisation unie derrière son leader, modèle charismatique et/ou autoritaire qui parait contradictoire avec notre vision de la politique mais c’est pourtant ce que nous faisons. La future structure doit reconnaitre la place d’un parti traditionnel, qui fait de la politique pour obtenir des gens placés (…..) au bon endroit dans les institutions telles qu’elles sont. Europe écologie ne réinventera rien sur ce plan car ce sont les institutions qui dictent leur loi, comme on le voit pour la présidentielle qui met déjà le bazar dans toutes les belles visions. Acceptons donc de dire que les Verts deviendraient le bras électoral d’ EE, pourquoi pas? avec quelques révisions sans doute mais pas de naïveté du genre, « les candidats désignés par tous » , etc , on ne nous le fera pas. La démocratie représentative, c’est nécessairement trafic d’influence, coups bas, alliances tordues, etc, ce n’est pas sale, c’est la politique telle qu’elle sera toujours (pour ce qui est de la représentation élue): il faut savoir parler plusieurs langues à la fois pour convaincre large et/ou être capable de terrasser un adversaire et cela dès le départ au sein du parti pour obtenir et garder ses places. Ensuite ce qui fait la différence c’est la méthode, le style et la capacité à incarner le bien commun (mais ça on ne le sait qu’après en réalité). Mais si on détache la fonction électorale, on garde de la respiration pour les autres activités qui constituent aussi la politique. Car tous les membres d’EE ne veulent pas être élus je suppose? ceux qui le veulent doivent faire leurs preuves, et les partis savent faire ça. Mais les autres, que font ils à EE? ils veulent débattre? ça on peut faire mais ça ne dure qu’un temps! ils veulent AGIR et CONVAINCRE. Pour ça il faut étendre la sphère des débats à tous les partenaires que sont les associations, le milieu naturel d’EE qui doit être la surface même d’EE. Mais surtout il faut transformer le débat en action, en objectifs précis, qui mesure les points faibles des adversaires, les chances de gagner, les alliés potentiels, etc et qui ciblent tous les 6 mois, deux ou trois actions et objectifs et uniquement. Yannick Jadot savait très bien faire ça avec Greeenpeace, il faut en faire une nouvelle version EE qui soit à sa place qui n’est pas celle des activistes « professionnels » qu’est Green peace. Là nous ferons la preuve qu »‘EE sert à quelque chose et nous commencerons à changer l’idée répandue et repoussoir selon laquelle l’écologie doit être punitive, utopiste, pratiquée par des ascètes ou des sectaires.

    Si on parvient à traiter ces quatre soucis, je pense pouvoir convaincre mes amis hésitants d’adhérer (mais pas pour discuter Eva/ pas Eva, fédé/ coopérative, et taux de la taxe carbone, même si tout ça il faut en discuter en interne aussi évidemment, mais ce n’est pas ça qui attirera).

  10. narbonne dit :

    NOMS D’OISEAUX, à l’attention de nos glorieux porte-parole.
    Puique les médias semblent friands des noms d’oiseaux écolos, offrons-leur une tirade capable d’enrichir une plume si peu inspirée… Ainsi, en meeting, en interview, sachez varier les plaisirs, les apostrophes! par exemple:
    - Compréhensif: étourneau! ne vois-tu pas plus loin que le bout de ton bec?
    -Désinvolte: chacun d’entre nous peut, à certains moments du débat, être le dindon de la farce!
    -Castrateur: toucan! moi monsieur, si j’avais un tel bec, il faudrait sur le champ que l’on me l’amputasse!
    -Offensant: perroquet! vous rabâchez mon cher, allez donc prendre quelque tisane homéopathique!
    -Vil flatteur: moi, si j’avais votre plumage et de tels amis…
    -Jaloux: tourtereaux! eh oui, certains d’entre nous échappent aux catégories amoureuses du commun!
    -Funeste: corbeau! allez donc parader dans d’autres clubs! gothiques! ou… villiéristes!
    (renvoyant, cela va sans dire, à l’auteur des Contes Cruels…)
    -Définitif: pie-grièche! juste assez méconnue pour couper court à toute conversation!
    -Naïf: pigeon! on se croit toujours plus malin que le voisin!
    -Traditionaliste angoissé: ah, le retour de la cigogne! … mais qui va garder les enfants?
    -Nostalgique: ah, le fameux dodo! croyez-vous que nous reviendrons à la bougie?
    -Doctoral: linote! relisez vos notes du dernier congrès!
    -Sexiste: bécasse! à quoi l’on répondra par un simple « coq de salon! »
    -Freudien: ne fais pas l’autruche! cette fois, tu n’y es pour rien!
    -Séducteur, un peu gras parfois: la réunion doit commencer. Comment va mon petit canard ce matin?
    -Sublime: colombe! le prix de la paix mérite bien cet envol virginal!
    Mais fermons là, pour l’heure notre volière; nos picoreurs de miettes d’infos finiront bien par chercher ailleurs; indiquez-leur au besoin l’adresse de quelques paons, toujours prompts à jacasser sur le microcosme politicien. Et certains irons même jusqu’à vous lâcher carrément les palmes!

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