Proposition et contribution à notre avenir commun : Réseau Europe Écologie Verts (R.E.E.V)

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« L’enjeu est donc d’être en mouvement sans renier nos valeurs évidemment mais en acceptant le croisement du regard intérieur/extérieur et en étant sensible a la dimension symbolique. » Cécile Duflot 10 mai 2010.

L’idée de cette contribution est simple et a pour objectif de finaliser rapidement une nouvelle architecture, plus vivante, plus participative, plus ouverte, tout en restant opérationnelle rapidement avec un nouvel outil politique permettant de continuer à faire de la politique autrement.

Il s’agit de créer à partir du parti des VERTS, un nouveau mouvement de l’écologie politique structuré en réseau : le « Réseau Europe Ecologie Verts » (R.E.E.V.)
Le principe de la transmutation serait de modif ier en profondeur les statuts des Verts (ce qui éviterait une auto dissolution qui risque d’être mal vécue et source de tensions).
Ces amendements proposeront aux militants VERTS :
•   de permettre des adhésions différenciées.
•   de changer le nom du mouvement : Réseau Europe Ecologie Verts (REEV)
•   de co-décider avec les sympathisants de leurs actions locales
•   de créer un lieu national de débat sur l’écologie politique

I – On distinguerait trois types d’adhésions:
1°) l’adhésion « adhérent-réseau local «  qui ne donnera accès au droit de vote que sur les décisions du groupe local, y compris les investitures électives locales (sans pour cela
prétendre à être candidat au nom du R.E.E.V.)
Cette adhésion (limitée à 10 € par exemple) ne pourra se faire qu’à titre individuel, la double appartenance politique serait, dans ce cas, acceptée dans certaines conditions (signature de la charte REEV, ne pas appartenir à un parti prônant l’exclusion tel que le FN, limitée aux partis « partenaires » de gauche ne présentant pas de candidats concurrent).
Toute adhésion « adhérent- réseau  » devra être présentée au groupe local .
Cette adhésion « adhérent-Réseau » et les droits qu’elle donnerait au niveau local, semble correspondre tout simplement à ce que recherchent les personnes signataires de l’appel d’Europe Ecologie qui ont participé aux dernières campagnes électorales et souhaitent s’impliquer dans la réflexion avec un groupe, agir sur des actions locales, sans avoir les contraintes des convocations aux AG départementales, régionales, ni se sentir figé dans la ligne d’un parti, puisque ne prétendant à aucune fonction élective.
Ensuite, le coût diminué de l’adhésion, a aussi toute son importance dans l’implication de certain(e)s.

2°) l’adhésion « militante politique nationale » qui donnerait accès au droit de vote sur toutes les décisions locales, régionales et nationales, aux candidatures électives internes et externes (coût de l’adhésion à définir ?)
Toute adhésion « militante politique » sera toujours validée par un Conseil d’Animation Régional.
Cette adhésion ne pourra se faire qu’à titre individuel, la double appartenance politique n’étant pas acceptée à ce niveau.

3°) le « partenariat réseau/associations »
Ces partenariats concerneraient les associations locales ou nationales qui souhaiteraient apporter leur soutien à un groupe local ou au mouvement national et participer aux débats et actions organisés par ces derniers.
Tous les membres de l’association pourraient participer aux débats et actions des niveaux local ou national, seuls les délégués d’associations locales (1 par tranche de 25 adhérents ?) pourraient participer à la co-décision et gestion du groupe local au même titre que les « adhérents-réseau local ».

II – Une structure nationale très ouverte complèterait ce dispositif : le « Conseil National de l’écologie politique »,

Cette structure, qui prendrait, à dessein, le nom de « Conseil », serait un simple lieu de débats et de réflexions utiles au projet national, à laquelle participeraient les « adhérents réseau », les « adhérents militants » et les « adhérents collectifs » en se faisant représenter dans les mêmes proportions (par exemple 1 délégué pour 50 au début puis 1 pour 100 plus tard si trop nombreux).
Pourraient aussi participer à ce Parlement des personnalités reconnues dans le domaine de l’écologie politique qui ne souhaiteraient pas « adhérer » à Europe Ecologie.
En final, nous n’avons plus qu’une seule structure, et trois réseaux (« réseau local », politique nationale, partenariat réseau/associations) qui se côtoient et travaillent ensemble, respectant
les engagements de chacun, organisant le débat dans des cadres démocratiques et transparents.
Avec ce nouvel outil unique (et multi-fonctions) les futurs candidats du R.E.E.V. auraient toute la légitimité militante, le soutien de sympathisants et l’aura associative pour se présenter comme candidats des écologistes aux futures élections.
Cette contribution est volontairement courte afin de se prononcer sur le principe.
Ce dernier retenu, il conviendra alors de rédiger le détail des statuts de ce mouvement politique innovant, susceptible d’attirer dans son réseau de nouvelles vagues d’adhésions de la société civile.

Contribution présentée par le Comité de Pilotage Europe Ecologie- Les VERTS de la Nièvre
copil-ee-58@listes.lesverts.fr

5 commentaires

  1. marc dit :

    bonjour

    quelle usine a gaz !

    on multiplie les types d’adherents ( je note d’ailleurs :limitée les partis partenaire de gauche!)
    et si l’on est pas de gauche ? on adhere pas ?

    plusieurs niveaux pour une apparence de democratie , quel gachis d’energie, et au final on ne change rien.

    a titre personnel , je suis MEI , j’ai adheré a EE , mais je ne compte pas adherer aux « Verts » , accepter l’ouverture les gars !
    il n(y auras pas d’autre chance pour l’ecologie

    salutations

  2. Je suis membre des Verts et d’Europe Ecologie, je suis d’accord avec le fait de créer Réseau Europe Écologie Verts (R.E.E.V).

    je pense également que l’écologie politique, n’est pas compatible avec une politique de droite. Cependant le fait de discuter avec CAP 21 et MEI me semble une bonne chose, à condition de ne plus votez des loies libérales, et concervatrices.

  3. Iris FERREIRA dit :

    Je pense comme Marc que les différents types d’adhésion proposés compliquent beaucoup les choses. D’autre part, cela restreint les possibilités d’action des adhérents. (Par exemple, si un adhérent de type réseau local se rend compte qu’il aimerait exprimer son opinion sur une problématique nationale, il ne le peut pas, puisqu’il n’a le droit de vote que pour des décisions locales).
    D’autre part, je pense que les personnes qui font partie d’EE ont des valeurs communes, désirent agir dans le même sens. Il serait donc logique que ces personnes soient complètement unies, quelles que soient leurs origines (verts ou divers), en un seul mouvement qui n’évoque pas cette diversité d’origines. (en gros, je ne suis pas vraiment favorable à la création du réseau Europe Ecologie-verts. Cependant, je reconnais que la transition d’une structure regroupant divers mouvements à une structure vraiment unifiée et unique nécessite de se faire progressivement…)

  4. Christophe dit :

    Bonsoir,

    Cette contribution n’est en rien une usine à gaz. Il y a une simple différenciation d’adhésion, correspondant à deux niveaux d’implication différents.

    Ces deux niveaux, je les retrouve d’ailleurs en local, dans une association Verte et ouverte, ou chacun milite ensemble, sur une même thématique sans se poser de question sur son appartenance.

    Seuls le niveau d’implication nous sépare.
    Moi je m’avale toutes les contributions sur les listes VERTES, très tard le soir, je vais aux réunions régionales, inter-régionales, au congrès des VERTS à Lille, aux journées d’été etc …
    Quant pendant ce temps là, mes amis de l’association Verte et ouverte, préfèrent organiser des cafés citoyen en ville, réfléchir à son urbanisme ou proposer la gestion de l’eau en régie.
    Ils sont dans le local, militants du quotidien, non encartés, mais qui donnent volontiers un coup de main pour les tractages et affiches.

    Maintenant, pour ceux qui veulent absolument garder leur étiquette qu’elle soit MEI, convergence ou CAP21, je crois davantage à un travail ensemble, sur la base d’une plate forme électorale permanente, qui peut être pour le coup, coopératif …

    Christophe

  5. Noel dit :

    Moi, je trouve cela plutôt simple et facile à mettre en œuvre.

    Il y aurait les militants politiques ( des VERTS et divers qui veulent s’investir), ils se retrouvent dans une nouvelle structure, un nouveau mouvement, le R.E.E.V. ( le nom est pas mal, mais j’aurai choisi plutôt Rassemblement Europe Ecologie Vert que Réseau E.E.V.
    J’imagine, que les statuts donnerons quelque chose de démocratique, avec un parlement et un exécutif séparé ?

    Ensuite, nous avons les sympathisants, les militants associatifs, qui nous aiment bien, qui viennent à nos réunions, mais qui ne veulent pas être encartés politique.
    Nous les retrouvons en local avec la formule réseau et nous travaillons ensemble.

    Qui plus est, le réseau contrôle un peu les militants par leur droit de vote en local, et notamment aussi pour les investitures, ce qui ne peut pas faire de mal pour se prémunir contre les militants opportunistes et favorisera plutôt les bosseurs et les compétents.
    J’imagine aussi que dans le « partenariat réseau/associations », c’est une manière de formaliser des bonnes relations avec des assos locales, sociales ou environnementales

    Enfin, ce « conseil national de l’écologie politique » est aussi intéressant et novateur, c’est l’ouverture permanente au niveau national.
    Des associations, des personnalités, pourraient y siéger sans pour autant être étiqueter EE ou VERT, mais comme acteur reconnu de l’écologie politique, contribuant à la réflexion …

    En final, bien vu ce nouvel « outil unique et multi-fonctions », plus simple à comprendre que les usines coopératives à gaz, pour le sympathisant ou militant lambda, qui d’ailleurs commence à se lasser et fuir les réunions …

    Noel

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