CONVENTIONS DE L’ ECOLOGIE : CONTRIBUTION DE L’AUVERGNE
1) Quelle forme doit revêtir l’écologie politique ?
- Structuration :
Ne pas se formaliser sur le terme « parti » car, au-delà de la sémantique, toute association « politique » qui se présente à des élections est un parti donc, quelle que soit sa forme (coopérative, fédération, …), si Europe Ecologie veut se présenter à des élections en tant que tel, il sera un parti.
Deux principes de structuration envisagés :
- un parti unique
- une « superstructure » regroupant des partis et des adhérents directs (mais pas des associations qui préféreront en principe rester indépendantes des mouvements politiques)
C’est le deuxième principe qui a recueilli majoritairement le soutien des participants. Dans la solution « parti unique », RPS dit qu’il ne s’y retrouverait pas, au niveau du projet et au niveau de la structure (des partis membres de RPS ne souhaitant a priori pas se retrouver dans un même parti).
Débat sémantique : coopérative (rappelle la « coopération » mais peut rappeler aussi des entreprises comme Limagrain qui sont des coopératives), fédération, réseau (terme à la mode), rassemblement (mais de quoi ?) etc… Mais voir avant tout le fonctionnement que l’on met derrière.
Ne pas précipiter les débats en figeant tout dès la fin 2010, créer des comités d’évaluation de notre fonctionnement chargés de proposer des améliorations tous les ans.
Ne pas faire disparaître le noyau dur, le pôle central que sont les Verts.
- Engagement/participation citoyens :
Questionnement revenu plusieurs fois : à l’origine EE avait pour vocation de permettre à des citoyens de faire la politique sans adhérer à une structure (Les Verts). Aujourd’hui, si EE se structure avec des adhérents directs (impliquant paiement d’une cotisation), il sera très similaire aux Verts ; dans ce cas là pourquoi ne pas garder simplement les Verts ?
Idée consensuelle : quoi qu’il en soit, EE devra garder sa capacité d’ouverture et de rassemblement : ne pas avoir que des adhérents et continuer à faire vivre une dynamique permettant d’impliquer des personnes ne souhaitant pas adhérer à une structure (sympathisants).
On aurait alors des cercles concentriques avec, comme premier cercle, celui des adhérents et, autour, celui des sympathisants au sens large.
- Modalités de prises de décisions :
Dans un souci de transparence et de démocratie, le principe du vote et du « une personne, une voix » a été largement soutenu (même si pour certains la recherche préalable du consensus doit être privilégiée). Puisque les décisions prises par vote engagent notre mouvement, les votants seront ceux qui se seront engagés dans le mouvement en y adhérant. Selon l’objet du débat, d’autres modes de prise de décisions ont été envisagés tels un vote de tous les sympathisants pour des décisions locales.
Volonté d’un fonctionnement simple et de dépenser moins de temps sur le fonctionnement interne.
Au-delà du collège des adhérents, d’autres assemblées pourraient être envisagées comme un collège des régions, des collèges thématiques, etc
La double appartenance (l’adhésion à EE et en même temps à un autre parti non-membre d’EE) ne semble souhaitée par personne. Elle a créé des difficultés, notamment aux dernières élections régionales avec Antoine Waechter qui était EE en Alsace et dans un même temps soutenait des listes concurrentes à EE dans d’autres régions dont l’Auvergne.
Avoir à l’esprit que les questions techniques (ou des solutions présentées comme telles) peuvent cacher des problèmes (ou des arrière-pensées) politiques.
2) Quelle forme de partenariat entre la société (citoyen, association, ONG, syndicats…) et le mouvement politique de l’écologie ?
« Maisons locales de l’Ecologie » qui fédéreraient localement les sympathisants EE et motiveraient les citoyens à venir discuter et débattre des questions politiques dans le cadre, par exemple, de groupes de paroles.
Clubs de réflexion thématiques (think tank).
Etats généraux sur des thèmes pour faire vivre le débat avec les associations, les syndicats et les citoyens concernés.
3) Quelles modalités de désignation des candidat-e-s aux différentes élections (cantonales, sénatoriales, législatives, présidentielles…) ?
La cooptation est la pire des choses.
Pour l’instant, les enjeux paraissent limités en Auvergne ; donc pas d’emballement des uns ou des autres sur le sujet.
Non cumul des mandats (de différentes fonctions et d’une même fonction dans le temps).
4) Comment construit-on le projet écologiste ?
En collaboration avec les associations, syndicats et citoyens ayant envie de participer.
Questionnement : sur certains sujets, Les Verts et Europe Ecologie auront-ils un positionnement différent ? Si oui, sur quels sujets et comment articulerons-nous cela ?
Sinon, pourquoi différencier les Verts et Europe Ecologie ?
5) Qu’est-ce qu’un projet d’écologie politique autonome ?
Pas abordé.





