Convention régionale Languedoc-Roussillon

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> La synthèse des ateliers, compilée en un document unique, mis en page et contenant tous les croquis, est téléchargeable ici en format PDF

Atelier « Projet »

L’atelier « projet » de la convention régionale d’Europe Ecologie Languedoc Roussillon a réuni une soixante de personnes, qui pour la plupart se sont exprimées (quarante interventions) sur l’ensemble des grands sujets qui caractérisent le projet écologiste.

Le groupe du collectif national d’animation d’Europe Ecologie chargé de ces questions avait fait parvenir quelques jours auparavant une proposition de travail dans la perspective de la convention nationale – ou « interrégionale » – prévue à Paris le 5 juin prochain, qui se concentrait prioritairement sur des objectifs méthodologiques (« comment construit-on le projet écologiste ? Co-élaboration, élaboration interne, décisions consensuelles, et l’inclusion des partenaires, des citoyens… »).

Les discussions à Montpellier ont pour l’essentiel concerné les valeurs de l’écologie politique et ses axes majeurs. La perspective de leur déclinaison en politiques sectorielles se conçoit dans une recherche de transversalité.  Valeurs, projet, programmes, s’appuient pour leur élaboration sur la participation citoyenne, les savoirs populaires, la mutualisation des compétences et des volontés.

Animateurs/rapporteurs: Georges Fandos, Nadja Flank, Katia Mingo

Extraits d’interventions/propositions

Valeurs / axes sur lesquels repose le projet politique écologiste

Mode de développement, anti productivisme, critique du système technique, Démocratie et culture

  • Développer une critique « audible » du mythe de la croissance
  • Définir des indicateurs clés différents des référents actuels (PIB), d’autres indices pour mesurer la croissance dans les domaines attendus : progrès sociaux, santé, transports collectifs….
  • Poursuivre une analyse critique des systèmes techniques et des relations sociales qu’ils induisent (taylorisme, centralisme, ex : le nucléaire), et faire des contre-propositions (ex : dé-parcellisation des tâches)
  • Enoncer de vraies propositions alternatives pour un autre modèle que l’économie financiarisée (en lien avec l’actualité : la Grèce, le système bancaire…)
  • Autre Mondialisation, autre modèle de développement, coopérer avec les pays en voie de développement pour les convaincre d’éviter de s’engager dans le productivisme.
  • Prévention des conflits : non violence, développement durable du Tiers Monde
  • Affirmer le besoin d’une gouvernance mondiale démocratique
  • Europe des peuples (manque un discours sur « pourquoi on fait l’Europe »).
  • Lier la volonté de promouvoir la diversité sociale et culturelle avec l’organisation de la démocratie – institutionnelle, mais aussi économique, sociale (laïcité multiculturelle, libertés fondamentales, régionalisme et cultures locales), transparence des prises de décision.
  • Limites observées de la démocratie représentative, qui aurait tendance à vouloir imposer des points de vue « soi disant » majoritaires, « Instaurer un autre rapport au pouvoir ».
  • Affirmer la lutte contre toutes les discriminations (racisme, antisémitisme, homophobie, handicap…), féminisme…
  • Affirmer le droit à l’expression des cultures régionales et donner à ces cultures les moyens de leur expression (…).

Les « valeurs » consensuelles au sein d’Europe Ecologie, voire plus largement, devront pouvoir être déclinées en politiques publiques quelle qu’en soit l’échelle d’application: pour que le radicalisme de « fond » de l’écologie politique (ex. rupture avec les logiques du capitalisme) se concrétise grâce à un réformisme et une culture du compromis, compatibles avec la démocratie.

Autres Thèmes abordés : Services publics hors des logiques marchandes (Ex. Pôle de compétitivité « Eau » à Montpellier pris en charge par Véolia) Ÿ Recherche publique Ÿ Transports collectifs publics Ÿ Culture et Langues régionales Ÿ Education « Les enfants ne doivent pas aller à l’école de la compétition », réinterroger les programmes scolaires dans des domaines tels que l’histoire de France (enseigner également les méfaits de la colonisation par exemple), instaurer une « éducation à la terre, aux sols » Ÿ Revenu d’existence Ÿ Faciliter l’insertion (professionnelle, sociale, citoyenne) des jeunes Ÿ Dégager les systèmes d’information des multinationales, promouvoir les logiciels libres Ÿ Agriculture non productiviste et qui ne ruine pas les producteurs du Tiers Monde (ex : exportation de céréales européennes subventionnées par l’UE).

Principes

  • Co-élaboration des projets au plus près des spécificités, opportunités et besoins locaux pour associer largement toutes les personnes concernées quelles que soient leurs origines ou appartenances (projets de territoires, alternatives politiques liées à des revendications locales…)
  • Ne pas réduire le projet au minimum consensuel, chercher les confrontations constructives, ouvrir des possibilités et des espaces de dialogue avec des gens qui ne seraient pas nécessairement en accord « a priori ».
  • Vigilance envers les pratiques politiques à tendances « dictatoriales », c’est-à-dire qui ne prennent pas en compte la diversité, l’altérité, et qui ne s’expriment que dans le « rapport de force » : besoin de relations sociales plus conviviales, une « révolution » des modes de relation pour vivre « autrement ».
  • Education populaire, critique de l’information dominante, sensibilisation aux logiques de surconsommation
  • Evaluation de la mise en œuvre des programmes et des politiques effectuées en associant des personnes « extérieures ».
  • Préférer la coopération à la compétition

Politiques publiques et Mode d’élaboration du projet

Pour permettre la correspondance entre valeurs-grands principes et politiques publiques, ainsi que co-élaboration, le périmètre de l’application du projet doit être défini au préalable : Europe, Régions, Elections Présidentielles, Cantonales, Municipales…

  • S’appuyer sur les travaux des conventions régionales sur le projet qui se sont tenues en amont des élections de mars 2010 et des conventions régionales du 8 mai.
  • Le travail par thématiques, par groupes selon les affinités et les compétences, pose à terme un problème d’expertise qui dépossède ceux qui maîtrisent moins les sujets traités de la possibilité de co-élaboration et de co-décision. Chercher régulièrement à relier les thématiques entre elles, afin à la fois de s’assurer de leur cohérence globale, « d’homogénéiser » le projet, et d’identifier les contradictions qui pourraient apparaître entre différentes valeurs et objectifs consensuels s’ils sont sectorisés, mais parfois contradictoires entre eux.
  • Trouver les outils pour mieux gérer les désaccords, et parvenir à les résoudre.
  • Ouvrir des lieux de co-construction types d’états généraux (exemple : emploi et écologie) associant les acteurs locaux, utiliser les savoirs populaires pour développer des modèles économiques alternatifs (identification, mutualisation).

« Le but d’Europe Ecologie est la transformation de la société, les élections ne sont pas un but mais un outil ».

Propositions de travail:

-       Constitution d’un groupe EE régional de travail sur le « projet »

-       Chaque participant est invité à rédiger un texte bref dans lequel il décrira comment il verrait se concrétiser à travers des politiques concrètes et sectorielles ou globales, les valeurs qu’il a exposé lors de l’atelier.  Exemples de propositions: lois, institutions, règles économiques, fiscales…

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Atelier structuration

  • Scénario « comités locaux »

•       Les individus se regroupent en comités locaux EE (sans critère d’appartenance à un parti ou autre).

•       Décisions prises sur le principe 1 personne = 1 voix.

•       Ils s’organisent régionalement et nationalement :

–      Au niveau régional et national, a-t-on des délégués élus ou fonctionne-t-on en AG, ou les deux (AG pour les grandes prises de décision) ?

–      Les militants des structures initiales (groupes politiques, partis, associations syndicats…) sont dans le comité à titre individuel et leurs structures initiales ne sont pas impliquées.

  • Scénario « en archipel »

•       Les individus des îlots ou isolés peuvent rejoindre la grande île ou en repartir.

•       Charte à respecter pour appartenir à l’archipel EE.

•       EE (le parti, « l’île centrale ») : la structure composée d’adhérents individuels où se définit « démocratiquement » la ligne politique, les programmes électoraux. Elle désigne les candidats aux échéances électorales, etc.

•       Les groupes satellites ont une grande liberté de constitution et de dissolution. Ils peuvent associer des membres adhérents du « parti » EE et des membres non-adhérents. Ces groupes s’interdisent toute action ou intervention contraire à EE. Ils peuvent se centrer sur des thématiques spécifiques, s’inscrire dans une perspective locale. La possibilité de groupes inscrits dans une perspective critique (analyses critiques sur le parti EE) permettrait d’ajouter à l’alternative être dedans/être dehors, la possibilité d’être en lien avec le parti mais en position critique.

•       De son coté le parti EE, assure auprès des adhérents et du public (via Internet), une information sur ces groupes. Il diffuse leurs élaborations. Leurs motions sont soumises au débat interne du parti EE et elles peuvent être soumises au vote pour devenir une position officielle d’EE.

•       Questions :

–      Les individus qui sont dans la grande île sont-ils des représentants des îlots où y sont-ils en nom propre ?

–      Y a-t-il des liens entre les îlots, type commissions, pour faciliter la convergence ? Ou faut-il aller dans la grande île pour travailler sur un projet commun ?

  • Scénario « maison commune »

•       La maison commune est un creuset d’idées, elle est une machine électorale.

•       Les structures initiales continuent à exister à coté.

•       Questions :

–      est-ce une maison commune…

•       type conseil communautaire où chacun représente sa structure (et c’est une assemblée fédérale de gens mandatés) avec un rôle d’organisateur pour un objectif commun.

•       type salle des fêtes les gens qui viennent y sont en nom propre et ne représentent qu’eux même (et c’est un nouveau parti s’ils sont chargés de définir un projet et d’organiser des élections)

–      A quel niveau se situe le montage ? Comment organise-t-on les niveaux locaux, régionaux et nationaux ?

  • Scénario «  cercles concentriques »

•       EE = Cœur Vert identifié comme politique + individus associés mais non encartés issus des autres composantes. Ils entrent dans le cœur politique quand ils veulent s’engager davantage (= situation antérieure (verts + sympathisants, listes vertes et ouvertes) mais règles à fixer lisibles pour les partenaires

ou

•       EE = Cœur Vert identifié comme politique + autres composantes structurées et individus associés mais non encartés. (situation actuelle) mais relations transparentes à préciser.

  • Scénario en fédération

•       Les structures font partie d’une fédération à vocation électorale, chacune représente un collège, les non-inscrits constituent un collège, d’autres structures peuvent entrer.

•       Charte commune à respecter : accord sur un objectif, des principes, un programme,

•       Chacun envoie des représentants au prorata de son nombre dans l’instance commune de régulation, qui a une fonction politique de préparation des élections menées ensemble. AG de désignation des candidats dans des viviers. L’instance commune se dote d’un exécutif mandaté. Vote : 1 personne = 1 voix à tous les niveaux.

•       Les commissions des Verts (ou des autres collèges) s’ouvrent à l’ensemble des composantes pour enrichir le projet commun et travailler à la convergence

•       Sur le terrain, les différentes composantes essaient de travailler ensemble pour créer des comités locaux.

•       Si la convergence se crée et le travail commun se développe, les structures initiales peuvent fusionner, jusqu’à devenir une structure en cercle concentrique, cœur politique encarté + cercle large de sympathisants + ou – actifs, structurés localement en comités.

•      Scénario « non inclusif »

•       Peut être plus réaliste que le précédent pour les structures (assos, syndicats, etc) qui ne veulent pas être intégrées en tant que telles à un cartel électoral mais font partie de la nébuleuse d’idée et d’échanges autours de EE.

•       EE accueille des adhérents venant de toutes ces structures et venant d’aucune structure.

•       Les Verts,  RPS, voire d’autres parti écolo-compatibles restent indépendants. Ils envoient, comme EE, des représentants dans un comité de liaison chargé d’organiser les élections au nom du cartel.

•       Des liens sont à inventer pour que les idées convergent… et que notre programme collectif soit solide, rendant possible une gestion commune en cas d’élection de nos  représentants

•       Grande parenté avec l’archipel sauf que la structure organisant les élections est constituée de représentants au prorata du nombre des adhérents de chaque structure membre.

•      Au-delà de la forme…

•       Définir l’objectif commun

•       Définir le projet commun, les points de convergences et les points de divergences, pour nous guider vers l’organisation la plus adaptée

•       Définir le rôle de chaque structure

•       Définir les relations entre les structures

•       Ecrire une charte à respecter par tous les groupes entrant ou en lien avec la structure

•       Ecrire une charte à respecter par tous les individus de la structure…

•       Définir comment fonctionne la structure au niveau local et national, les liens entre ces deux niveaux et les règles de représentation.

•       Une question fondamentale : les individus sont ils dans EE en tant que tels ou en tant que représentants d’une structure, d’un collège ?

•      Et tout de suite…

Comment fonctionne-t-on dès à présent ?

•       Arrêt de la cooptation et du cumul des responsabilités

_ Structure de coordination (CAPR) et Cap National : comment sont choisis les représentants ?

–      Comment adhère-t-on et pourquoi faire ?

–      Qui paye les frais ?

–      Qui fait le boulot d’organisation minimum ?

–      Comment partage-t-on les outils du parti des Verts ou comment créons-nous les nôtres ?

•       Plus de transparence et une plus grande concertation démocratique

_ Réunions ouvertes, compte rendu diffusés, budget etc

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COMPTE-RENDU DE L’ATELIER DE TRAVAIL «  STRATEGIE »

Introduction ~ Stratégie électorale :

Europe Ecologie est-elle uniquement une machine électorale ou est-elle surtout une force militante sans précédent capable de faire avancer progressivement les idées d’écologie politique au sein de la société ?

Les militants présents à l’atelier souhaitent préserver la valeur ajoutée du rassemblement auquel ils ont adhéré en dépassant la notion héritée de parti politique et en ne différenciant pas la stratégie électorale de la stratégie de luttes. Volonté de répondre à des missions d’actions écologiques, sociales et citoyennes « sur le terrain », et ce en dehors des échéances électorales ; de transformer la société, certes par le biais d’élections démocratiques, (prochaines échéances : cantonales 2011, présidentielles et législatives 2012) mais aussi autrement, en y associant la société civile, les associations, les initiatives étudiantes, les ouvriers organisés en coopératives, etc.

Projet politique :

Pas de stratégie électorale sans projet politique. Nécessité de réaffirmer les valeurs de l’écologie politique. Notre ligne politique doit être beaucoup plus claire aux yeux du grand public et doit permettre d’encadrer d’éventuelles alliances électorales : Europe Ecologie est un rassemblement écologiste autonome, antilibéral, anticapitaliste, anti productiviste. Refus de s’allier avec partis libéraux centristes.

Retour sur l’échec des élections régionales en Languedoc-Roussillon et l’échec de certaines alliances électorales:

Nous n’avons pas assez communiqué dans la presse régionale sur le mauvais bilan de Georges Frêche, sur les projets frêchistes contre lesquels nous nous battions et sur les alternatives concrètes que nous proposions à l’échelle de la région. Nous ne nous sommes pas assez battus contre la désinformation véhiculée par les médias acquis à la cause de G. Frêche. Nous n’avons pas assez proposé de projets coordonnés. Pas de vision globale de ce que l’on pouvait véritablement changer à l’échelle du Languedoc-Roussillon (dixit José Bové).

C’est pourtant ce qui avait fait la force d’Europe Ecologie aux élections européennes : nous étions à la fois porteurs d’un projet politique révolutionnaire, nous proposions du rêve, tout en étant très pragmatiques (nous avions communiqué sur des projets qu’on pouvait véritablement mener à bien et sur lesquels nous étions réellement légitimes). Cf concept d’« utopie réaliste » développé par Daniel Cohn-Bendit.

Autre faiblesse, celle de l’énergie dépensée à orchestrer une éventuelle alliance avec H. Mandroux alors qu’il aurait été plus judicieux de bâtir des alliances fortes bien plus en amont avec la « vraie gauche alternative », celle du rassemblement « A Gauche Maintenant » (Parti de Gauche, Gauche Unitaire, Parti Communiste Français (PCF), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Les Alternatifs, La Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE), Les Objecteurs de Croissance, Mouvement Politique d’Education Populaire (M’PEP)).

Rappel des résultats du 1er tour en Languedoc-Roussillon :

EE – Jean-Louis Roumegas : 9,12%

A Gauche Maintenant – René Révol : 8,59%

PS – Hélène Mandroux : 7,74%

A propos du CAPRRE du Languedoc-Roussillon :

Déficit démocratique du rassemblement Europe Ecologie observé par certains militants lors de la campagne régionale. Légitimité du CAPRRE (Comité d’Animation et de Pilotage Régional du Rassemblement des Ecologistes) remise en question. Problèmes de communication et de transparence en interne sur la stratégie électorale prédéfinie par nos candidats. Une réelle stratégie d’alliance avec le PS avait-elle été définie en amont ? Sur quelle base, sur quel projet politique ?

Cf origine des mouvements antiautoritaires. Participation de tous, sans être caporalisé. Cela vaut à l’échelle nationale comme à l’échelle régionale.

Choisir des candidats par cooptation ne fonctionne pas. Nécessité de dissoudre l’actuel CAPRRE et de recréer une nouvelle commission, plus représentative des différents courants politiques qui cohabitent au sein d’Europe Ecologie, capable d’arbitrer et de choisir des candidats représentatifs de la diversité du rassemblement. Cf atelier de travail « Structuration ».

De nombreux militants présents regrettent qu’Europe Ecologie ne se soit pas alliée avec le rassemblement « A Gauche Maintenant » (notamment avec le Parti de Gauche) dès le départ et que le positionnement de gauche d’Europe Ecologie n’ait pas été plus clair.

Les militants regrettent également l’ouverture du rassemblement (au niveau national) à des personnalités ou des partis centristes / libéraux tels qu’Antoine Waechter (MEI) ou Corinne Lepage (Cap21).

Les militants présents expriment le souhait de réaffirmer les valeurs de gauche – non productiviste – d’Europe Ecologie, et de veiller à ce que les alliances électorales ne soient envisagées qu’avec des partis politiques véritablement de gauche avec qui l’on puisse envisager de réelles alternatives économiques, sociales et écologiques.

Elections législatives et présidentielles de 2012

Réaffirmons les valeurs d’Europe Ecologie,  travaillons sur le fond et structurons mieux notre rassemblement avant de se lancer dans la course des présidentielles.

Concernant les élections législatives et présidentielles 2012, plusieurs idées, très différentes les unes des autres, voire même contradictoires, sont lancées :

1 – Jouer le jeu de la dépersonnalisation de la politique. Remettre en question la logique de la Vème République qui place l’élection présidentielle avant les élections législatives. Proposer une VIème République. Idée remise en cause dans l’assemblée. Débat constitutionnel trop abstrait pour électeurs. Comment faire en sorte qu’Europe Ecologie parle aux électeurs de projet politique sans mettre en avant aucun homme politique ?

  • Proposer un panel non sécable de plusieurs candidats
  • Faire campagne sur un projet politique avec candidat accessoire, puis retirer à la dernière minute le candidat choisi. Sorte de « coup » médiatique mémorable.
  • Ne pas se présenter du tout aux présidentielles. Mais si pas de présidentielles, comment faire campagne pour les élections législatives ?

2 – Contre la dépersonnalisation de la politique. Exemple positif de José Bové qui a su rassembler, figure emblématique de l’altermondialisme. Rester sur des valeurs sûres. Présentation d’un candidat de qualité qui fera avancer les projets de l’écologie politique sans tomber dans la mégalomanie. Cécile Duflot ?

3 – Aller aux élections présidentielles avec ticket majoritaire. Projet clair avec calendrier. Si le projet politique ne passe pas, se retirer de la majorité.

Elections cantonales de 2011

Problématique :

Dichotomie entre temps nécessaire à la structuration du rassemblement Europe Ecologie et les échéances électorales.

Comment préparer dès aujourd’hui les élections cantonales, constituer rapidement un vivier de candidatures potentielles alors que le rassemblement EE n’est pas encore bien structuré et que les candidats ne savent pas encore par qui ils doivent être investis ?!

Flou lié à la structuration du mouvement entraîne retard par rapport aux socialistes qui ont déjà commencé à préparer les élections cantonales.

Or nous avons une véritable responsabilité vis-à-vis de ces élections.

Dans le jeu des alliances électorales, Europe Ecologie ne doit pas être vue comme une force d’appoint mais bel et bien comme une force qui peut faire basculer un canton de droite à gauche ! L’idéal est de présenter des candidatures bien définies et autonomes au 1er tour, en communicant explicitement auprès des électeurs sur les stratégies d’alliance pour le 2nd tour (PS ou Front de Gauche uniquement). Intervention de José Bové donnant l’exemple de la Lozère.

Les militants présents sont tous d’accord : il est urgent de constituer des viviers de candidats potentiels dès aujourd’hui. Favoriser un maximum de candidatures aux cantonales pour donner l’habitude aux électeurs de voter Europe Ecologie. Chercher des accords avec le reste de la gauche, PS compris selon les configurations locales, pour empêcher que les cantons tombent aux mains de la droite ou de G. Frêche. Nécessité d’arbitrer ces alliances électorales selon ligne politique d’Europe Ecologie et configurations locales.

Question du rapport entre l’individu et le pouvoir

Question de l’investiture des candidats

Comment légitimer les candidatures ? Par qui ?

Plusieurs propositions, différentes et contradictoires, ont été proposées :

  • Proposition de Silvain Pastor, Conseiller Régional Vert, candidat sur la liste Europe Ecologie Gard : que le parti des Verts joue un rôle de pivot et d’arbitre dans le choix des candidatures. Avantages : les Verts = parti politique organisé avec respect de la parité et de la proportionnelle, ce qui n’existe pas, selon lui, au sein d’Europe Ecologie. Les adhérents des Verts adhèrent au Parti pour justement peser dans le choix des candidatures. Seul un parti politique peut être habilité selon lui à résoudre problèmes de gouvernance et de démocratie. Dans le Gard, les Verts sont déjà en marche pour les cantonales. Appelle les candidats potentiels non Verts à se faire connaître auprès des Verts afin que ceux-ci recueillent et sélectionnent les candidatures.
  • Connaître le vivier des candidats à l’échelle locale, en renforçant l’importance des groupes locaux Europe Ecologie. Travailler très localement pour préparer les élections cantonales, sans faire appel à aucun arbitrage (ni départemental ni régional). Oublier les quotas Verts / non Verts, et choisir le meilleur candidat en fonction des compétences les plus adaptées aux problématiques locales. Réserver un éventuel arbitrage départemental ou régional pour les questions liées aux alliances électorales.

Donner la parole localement à tous les adhérents d’Europe Ecologie.

Les militants doivent avoir leur mot à dire sur le choix des candidats

Renforcer les groupes de travail thématiques locaux
Groupes de travail thématiques raccordés au travail de terrain mené par les associations et ONG

  • Créer des commissions électorales départementales et une commission électorale régionale EE capables de sélectionner les candidatures et d’arbitrer les propositions d’alliances. Ex-CAPPRE, dissout et reconstitué en tenant mieux compte des différents courants cohabitant au sein d’Europe Ecologie. Abandon du principe de cooptation pour véritables élections démocratiques.

1 commentaire

  1. M Burkhalter dit :

    Convention régionale Languedoc-Roussillon : lu dans le compte rendu : » Proposition de Silvain Pastor, ancien conseiller régional Vert : le parti des Verts doit jouer un rôle de pivot et arbitrer le choix des candidatures »
    Silvain Pastor appelle les candidats potentiels non Verts à se faire connaître auprès des Verts afin que ceux-ci recueillent et sélectionnent les candidatures.

    Abandon du principe de cooptation pour véritables élections démocratiques ?

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