convention régionale Aquitaine – Compilation des synthèses des ateliers thématiques
Atelier 1 : notre vision du monde et des crises
Toutes les interventions décrivent et analysent un monde en crise : crise(s) du système capitaliste, crise des idéologies (religions comprises), crise du politique (impuissance et corruption). On espère que l’écologie politique saura répondre et se faire entendre pour redonner du sens et de l’espoir.
Les interventions se sont partagées entre deux façons d’aborder la question : une démarche « écologiste », s’interrogeant sur la conscience du monde et d’autrui (et l’évolution de cette conscience) et une démarche plutôt « politique » et anticapitaliste.
Atelier 2 : retraites, emploi, formation → ANNULÉ
Atelier 3 : agriculture et biodiversité
L’intitulé de la commission est « agriculture et biodiversité » B. Péré propose que l’on traite surtout la question agricole compte tenu du temps que nous avons. La biodiversité cultivée est un aspect important de l’agro écologie que nous voulons promouvoir, comme la biodiversité dans sa globalité n’est pas sans conséquences sur l’agriculture.
Des questions importantes sur lesquelles il sera important de travailler :
- L’agriculture bio ne représente que 2 à 3% créant un fort décalage par rapport à la demande. Il semble qu’actuellement il y ai un mouvement de conversion qui s’amorce.
Il existe une agriculture écologiquement très productive, par exemple, sur 80ha en Cuma, en non-labour avec une rotation sur 8 ans une ferme dans la Sarthe obtient un rendement égal voire supérieur au conventionnel .
Attention à une bio « productiviste » dans laquelle sont tout à fait prêts à s’engouffrer les thuriféraires de la croissance. Le réforme en 2009 du cahier des charges européen ouvre la voie, d’ou la création du label « Bio cohérence » par une partie notable des acteurs historiques de la bio.
- La « culture raisonnée » n’est que l’application de la réglementation en vigueur. Elle est soutenue par les firmes agrochimique qui tentent avec elle de se faire une virginité.
l’eau et l’irrigation : Il faut sortir de la fuite en avant actuelle qui consiste à vouloir stocker toujours plus d’eau sans remettre en cause les pratiques intensives.
Les restrictions, parfois draconiennes, que veut appliquer l’administration prend de court les irrigants, qui sont coincés dans leur système agronomique pervers.
La question des pesticides renvoie pour l’Aquitaine aux mesures AREA végétales du conseil régional : à coté de la plaque…
L’installation : Didier Guyot parle de l’expérience de CATA et souligne que le premier problème de l’installation est l’accès au foncier avec en arrière plan l’insuffisance de la retraite des agriculteurs. Au niveau des communes et de l’établissement des PLU , il faut du courage politique pour que les terres gardent leur vocation agricoles.
Il faut réduire la progression de l’artificialisation des sols, ce qui implique la densification de l’habitat, la réduction des projets routiers, et la restauration des espaces naturels.
Favoriser l’agriculture de proximité = circuits courts, actuellement 7% des ventes.
Ce doit être un axe fort de développement en intégrant la notion d’échange équitable.
85% de la population fréquente les grandes surfaces. Comment diffuser les produits fermiers dans les grandes surfaces ?
Dans le cadre d’une politique de relocalisation de la production agricole pour les marchés locaux, se pose la question des réseaux de distribution. Outre la dynamique des initiatives autonomes (boutiques de produits fermiers, biocoop, amap, etc..) se pose la question de l’accès des produits fermiers aux centres de distribution GMS. La question politique du libre accès des produits fermiers dans les galeries marchandes des GMS se posent alors. Et donc la création d’espace « public », garant de la réintroduction du droit commercial, au sein de ces temples privés de la consommation que sont les GMS.
- Création de coopératives paysannes multi-produits locaux , en complément des marchés.
-Les AMAP sont en forte progression, mais peu de réaction des élus locaux.
La formation en agro bio et pratiques écologiques est à développer en particulier en formation initiale. Sans faire la liste des établissements qui ont déjà mis en place des formations, nous savons que de gros efforts sont à faire.
Il faut revenir dans l’enseignement à une véritable agronomie, à l’autonomie, au recyclage, à la proximité en matière de ressources et d’énergie.
Il faut conforter les réseaux de formation (Civam, Adear, réseaux divers…) qui procèdent par échange de savoirs entre professionnels, chercheurs, techniciens.
La viticulture : La situation est particulièrement difficile dans ce secteur où le tiers des paysans seraient en situation de dépôt de bilan. A rapprocher des éleveurs laitiers.
Pour l’encouragement à l’arrachage, il y a une absence de pensée globale. On retrouve la même situation avec le tabac en Dordogne où l’on aurait pu reconvertir vers le chanvre, par exemple, très demandé dans l’éco-habitat. L’ agglomération bordelaise et du libournais pourrait reconvertir une partie de la monoculture viticole en production alimentaire de proximité.
Atelier 4 : transports et aménagement du territoire
Au cours de la dernière décennie, les écologistes aquitains ont dû mener combattre des projets pharaoniques d’infrastructures : A 65, Contournement autoroutier de Bordeaux et LGV … Europe Ecologie doit confirmer ces engagements militants par des propositions radicales en termes de transports : priorité aux transports en commun, redonner aux fleuves leur rôle de voie de circulation, dénoncer le tout voiture en zone rurale…
L’aménagement écologiste du territoire doit être synchrone de la constitution d’un nouveau schéma régional des transports et avoir pour principe la réduction des transports de personnes et de marchandises. Europe Ecologie milite donc pour que les PLU et les SCOT favorisent la mixité fonctionnelle et les implantations de proximité.
La lutte contre l’étalement urbain est notre priorité mais nous nous engageons à éviter l’hypertrophie bordelaise. Enfin, les écologistes ne doivent plus ignorer les problèmes spécifiques de la ruralité : mieux les prendre en compte pour apporter des solutions est une urgence en Aquitaine.
2 éléments forts ressortent : nécessité et urgence à travailler davantage sur les problématiques hors métropole (transports, agriculture….) que ne l’ont fait jusque là les écologistes en Aquitaine.
Résoudre le paradoxe : lutter contre l’étalement urbain, par des projets immobiliers type Euratlantique, mais dans la logique de la reconversion écologique que nous recherchons, tant de l’économie que de la société.
1. Transports
- Une structure girondine à soutenir, un concept à reproduire dans les autres départements aquitain : MOUVABLE. Association transversale regroupant la Région Aquitaine, le département Gironde et la Cub, pour une meilleure organisation des transports, dont l’objectif est d’offrir aux habitants de l’agglomération bordelaise et a fortiori, aux habitants de la Gironde, des réseaux de transport beaucoup plus performants et une meilleure intermodalité concrète (train-bus-tram.) Améliorer, harmoniser (billétique), inciter les personnes à utiliser les modes de transports en commun, doux, etc. A terme, il faudrait que les autres territoires de la Région aient la même démarche : à cet égard, le rôle d’EE est important. Il s’agit aussi d’être dans des politiques transversales, de lutter contre les doublonnages, en dépassant le cloisonnement des compétences territoriales, la Région étant le dénominateur commun pour tous les départements. Consensus.
- Transport fluvial et maritime : Europe Ecologie doit travailler davantage autour de cette modalité tant sur le volet voyageur que marchand, sachant que le fret marchand n’est pas du ressort du service public. Le fleuve Garonne : comment mieux l’utiliser ? Les collectivités doivent avoir un rôle dans le développement du transport marchandise fluvial et maritime en Aquitaine, Europe Ecologie doit aussi porter la dynamique du fleuve, comme vecteur de transports collectif, alternatif à la voiture, et doux, notamment dans l’agglomération bordelaise, avec les projets autour de la création de navettes fluviales, mais pas seulement. Des projets en ce sens émergent au niveau de la Cub, pour les voyageurs. Y participer, les soutenir. Consensus.
- Transport ferroviaire : l’importance de continuer le combat politique contre la LGV en Aquitaine est rappelée. Argumentaire détaillé : la LGV serait une réponse alternative au transport par camion sur les autoroutes SAUF que le fret ferroviaire diminue régulièrement. Le développer vraiment, avant de construire ce type de ligne. la LGV accentue les effets de la désertification en cours : le déplacement pris en compte par les LGV est de métropole à métropole. Les ceintures maraîchères de certaines villes sont victimes aussi des équipements lourds périurbains pour la LGV. Sont aussi évoqués les freins au report sur le fret ferroviaire, dont il faudrait venir à bout : les lignes transportent non pas des containers mais des camions, la concurrence fret ferroviaire et transport routier est faussée, le fret ferroviaire aujourd’hui ne peut être concurrentiel : lutter pour qu’il le devienne.
- Contre la LGV : oui, mais attention à ne pas faire de ce dossier le seul dossier phare Europe Ecologie en matière de transports. Erreur stratégique dans la campagne régionale.
- Nécessité d’identifier les besoins des populations en fonction de niveaux d’échelons territoriaux et travailler sur ceux pour lesquels il y a le moins d’outils et de réponses aujourd’hui : en gros, tous les territoires hors métropole ou grande ville. Les pratiques sont différentes selon les territoires et dès qu’on s’éloigne de la métropole, on manque d’outils (pas assez de bus, pas de covoiturage, pas d’autopartage…). Consensus.
Concernant les transports (fret et personnes), la maille de la région n’est pas applicable aux métropoles et communautés d’agglo, ni aux villes moyennes, ni aux campagnes et aux zones rurales. On sait les problématiques des citadins et des villes, on a les outils- réponses pour améliorer leur mobilité. Mais moins ou pas pour les campagnes (habitats isolés) ou les moyennes et petites villes. Pour les villes moyennes d’Aquitaine, il y a très peu de modes de transports collectifs offerts, c’est notamment le cas en Béarn. Mieux vaudrait développer cette palette d’offres, que construire une LGV.
Europe Ecologie doit s’emparer de ces problématiques, prendre l’initiative d’aller à la rencontre des communautés de commune , pour instaurer ou développer les transports en commun dans les moyennes ou petites villes, ou dans les zones rurales déficitaires à cet égard. Fût-ce des bus. Consensus.
Europe Ecologie doit aller voir les associations d’usagers des petites ou moyennes villes, prendre en compte leurs besoins et ceux des habitants, travailler aussi à influer les leaders locaux pour développer dans ces territoires les transports en commun et tous les modes de transports alternatifs à la voiture. Consensus.
2. Interrelations aménagement/transports
- La réflexion sur la nature de l’aménagement du territoire (quel type d’aménagement on veut, quelle ville on veut, quelle dimension de population on veut….) doit précéder la politique en matière de transports, dans ses modalités techniques ; et en préalable, la question du « comment veut-on vivre dans notre région, et y circuler ». les solutions techniques viennent ensuite. Le débat aboutit à l’idée que c’est vrai, mais aussi plus complexe que ça….
- La notion de « préserver ». Dans la question du comment veut-on vivre dans la région, quelle est la dimension de la « préservation ». Que doit-on « préserver » ? jusqu’à quel point ? Question juste effleurée.
- Si leur compétence est limitée pour le fret (lois du marché et pas service public), les collectivités doivent interviennent selon leurs compétences pour le développer, et en faveur d’équipements liés à l’intermodalité. Inciter les entreprises à utiliser les transports de marchandises alternatifs à la route, en définissant des conditions d’aides et/ou des contraintes. Consensus.
- EE doit favoriser cohérences et synergies entre les déplacements, l’habitat et les activités économiques. Pour les grandes opérations immobilières et les projets d’architecture, faire converger les projets des architectes et ceux des opérateurs de transports. Consensus.
- Lutter et éviter contre le mitage des territoires. Consensus.
- Préserver et développer les zones de maraichage périurbaine. Consensus : MAIS, concernant le monde agricole, ce n’est peut-être pas le seul sujet important pour l’Aquitaine au niveau régional, sinon on retombe dans le défaut qui consiste à s’occuper surtout des problématiques urbaines.
- Vers la fin du zonage ? La nécessité de faire de la mixité fonctionnelle est sociale pose-t-elle la question du zonage ? Question pas vraiment explorée, faute de temps.
- Les élus écolos doivent, surtout lorsqu’ils siègent dans des exécutifs (régionaux ou municipaux), encourager les implantations industrielles et commerciales de proximité. Plus précisément, ils doivent militer pour que les subventions n’aillent qu’aux entreprises s’implantant dans les agglomérations ou à proximité de transports en commun. L’accès unique par automobile individuelle ou par transport routier de marchandises est définitivement dépassé et économiquement handicapant …
3. La Cub, ville millionnaire
- L’objectif de ville millionnaire correspond à une reconcentration urbaine, après l’éparpillement de l’étalement urbain : Europe Ecologie défend ce point de vue de la nécessité de lutter contre l’étalement urbain. Consensus.
- Mais : attention à ne pas faire à cette occasion le jeu d’une concurrence européenne à outrance des régions et des villes entre elles, oubliant les populations, et créant des super-réseaux de transports (type LGV, autoroutes, aéroports régionaux) de métropole à métropole, de quartier d’affaire à quartier d’affaire. Euratlantique à Bordeaux pose le problème d’un décrochage entre l’importante superficie des bureaux destinée à des populations n’habitant pas forcément dans l’agglomération , et le petit nombre d’habitations prévu : la reconcentration des activités économiques accentue aussi une forme de désertification. Les besoins des populations locales ne sont pas forcément desservis dans des projets type Euratlantique. Où est la reconversion écologique de l’économie dans un tel projet ?
- La désertification. Il y a débat sur ce point, concernant l’impact d’un projet comme Euratlantique dans l’accentuation de la désertification, car la désertification est déjà là, de plus les écologistes militent aussi contre l’étalement urbain et pour la reconcentration des activités économiques. Lutter contre la désertification oui, mais comment faire ? Transports et équipements ne sont pas les seuls concernés, il y aussi la permanence des services publics dans tous les territoires, l’accès à la culture, etc .
- La ville millionnaire va se faire, avec ou sans nous, on est une ville attractive, dans une région attractive. Avec un solde démographique positif. La question est : comment l’organiser, d’ici 2013 ?
Des débuts de réponses pour Europe Ecologie :
Bordeaux a la même surface que Lyon et beaucoup moins d’habitants. Il faut densifier la ville autour des transports lourds existants et à venir (anticiper). L’offre de logements est largement déficitaire : il n’y en a pas assez, et ils sont trop chers. Il faut en construire plus, et surtout plus de logements sociaux et très sociaux. Consensus là-dessus.
4. Aménagement du territoire et agriculture : pour EE, un vrai projet urgent à construire en Aquitaine. Consensus.
- Les Verts et les écologistes en Aquitaine ont trop négligé la prise en compte des problèmes aigus du monde rural. Alors même que c’est une des régions les plus rurales de France. On a décroché des préoccupations du monde rural : on en a récolté les conséquences aux dernières élections. Il y a la question de l’agriculture périurbaine, mais au-delà, il ya pour Europe Ecologie nécessité de construire un vrai projet pour les territoires ruraux. Prenant en compte la transversalité des politiques qui font le vivre ensemble (culture, etc.). On a travaillé surtout pour les villes, il est temps de s’occuper aussi des territoires ruraux. Consensus là-dessus.
- Un projet aussi à construire pour l’agriculture périurbaine, sachant que les circuits courts sont à la mode (c’est un contexte sociétal favorable), avec le développement impressionnant des AMAP (pas assez de production par rapport à la demande). Consensus.
>> Problématique
- - Développement de villes compétitives, une ville uniquement d’échanges et de marchandises.
- Quels transports, quelle circulation des fluxs entre et dans les villes.
- Risque de désertification du territoire rural et question de l’impact du projet Euratlantique sur la région.
- >> Enjeux
- Structurer les transports urbains ( ex Movable ) à travers des syndicats mixtes pour développer l’inter modularité urbaine et les transports collectifs.
- Eviter la désertification rurale en maillant le territoire pour lier villes et campagnes et en améliorant la politique de transports collectifs ruraux.
- Avoir des villes moteurs du développement régional et non des villes « vampires » appauvrissant le monde rural.
- Doter les campagnes d’un vrai réseau performant de transports collectifs.
>> Propositions
- - Fin du zonage, développement de la mixité fonctionnelle et sociale, travailler selon l’échelle en logique régionale.
- Densifier et limiter le développement urbain autours du tram, des TER, des bus, bâtir un développement urbain autours des transports.
- Travailler avec les associations d’usagers et les décideurs locaux, les opérateurs du transports.
- Rationaliser, harmoniser dessertes et zones de développement ( habitat, travail, zones d’activité, zones citadines, zones rurales, zones mixtes ).
- Proposer une vrai alternative écologique via les communautés de communes.
Atelier 5 : services publics, éducation, sante, justice…
Pierre : lorsqu’on aborde les services publics, on identifie les pbs dans des domaines : pb du statut (fonctionnaire, vacataire, contractuels), la sous-traitance (cf. lycées) ;
Aucun parti n’est clair sur ces pbs.
Catherine : on parle de la dimension statutaire mais maintenant pb du service public se pose au niveau européen, position à retrouver. Choses à réaffirmer sur ces services en évolution (réforme interne).
Définir le contenu de la mission de service public, valeurs et réforme interne.
Isabelle : notion d’écologie dans service public, solidarité dans un projet de société ; question de finances liée.
Dany : on ne peut accepter le recul des services public à l’après-guerre au nom de la libre circulation des biens et des services. Exemple de la santé (domaine hospitalier).
André : cela fait partie des fondamentaux : services publics va avec le projet de société ;
Il faut rédéfinir les services publics qui « colle » avec le projet de société à construire ; se réapproprier les services publics à l’aune d’un projet de société ;
Delphine: vision globale des jeunes avec une modernisation nécessaire des services publics ; qu’est-ce que cela veut dire d’être fonctionnaire aujourd’hui ? EE doit avoir un discours cohérent. Eclaircir les droits et devoirs du fonctionnaire.
Pb dans filière territoriale : filière culturelle recrutée dans filière technique
Yves : domaine de la santé : EE doit avoir politique santé axée sur la prévention, apprendre les gens à se soigner autrement, lutte contre déremboursement infondée (réforme budgétaire nécessaire), lutte contre marchandisation de la santé. On a bcp à dire sur l’écologie interne.
Pascal : santé ne se résume pas à l’enjeu des médicaments, néanmoins question : pourquoi les gens sont en délicatesse ou en rejet des services publics ? Nous n’avons pas gardé le lien avec la population.
Anne-Marie: prévention importante en matière de santé, lien avec l’éducation dans la prévention santé et justice. Alimentation par cantines bio : mettre en place programme spécifique.
Catherine : ne pas déconstruire ce qu’on appelle le statut du fonctionnaire mais une des raisons de la perte de confiance de la société civile par rapport aux fonctionnaires est liée à la manière dont le service se dégrade au fur et à mesure de leur carrière. Perte de la responsabilisation outrancière : gens aigris. Réinsuffler de la démocratie, de la confiance, de l’autonomisation des fonctionnaires.
Dany : aucune autonomie quand on est fonctionnaire, responsabiliser les gens plutôt. EE doit proposer un système de santé solidaire.
Pascal : question des services publics liée à la politique européenne ; dématérialisation des services rendus au public = pb de lien social ;
Franck : service public de l’éducation à maintenir mais il doit profondément se réformer : construire un projet de société. Défense catégorielle mais personne ne veut se limiter à certains programmes ;
Guénolé : SS : comment envisage EE la SS ? Point particulier = risque de dépendance ; EE va-t-elle développer politique pour prendre en compte ce risque de dépendance ?
Pierre : mise en place d’une politique selon le projet de société défini. Rouleau compresseur tape à boulets rouges sur les fonctionnaires (décrédibiliser) pour justifier d’une politique libérale.
Anne-Marie: perte de compétence car concours pas en inadéquation avec travail.
Pierre : besoin de réforme mais la façon de moderniser du gouvernement est la privatisation (santé, retraite). Aménagement du territoire : catastrophe dans le monde rural (absence d’école, de poste). Le service public, ça coûte.
Olivier : service public mal défendu par les agents eux-mêmes (démotivation des agents, gaspillage d’argent publics, cat A ne savent pas gérer, mal formés). Chapelles syndicales défendent le service public de façon conservatrice. Défendre avec une réforme dans la pratique.
Franck : Rouleau compresseur mais période difficile : syndicats ont favorisé un immobilisme qui aujourd’hui nous revient comme un boomerang, corporations d’enseignants se sont battus pour de l’encyclopédisme au détriment de la formation pédagogique.
Nv intervention : précarité dans la fonction publique (cf. enseignants).
Yvon : Deux questions : résister à l’attaque frontale, mettre en place une réforme interne ;
EE doit porter l’offensive à ce niveau.
Débat spontané sur la privatisation des services publics.
Atelier 6 : Société inégalitaire, discriminations, jeunesse :
Le groupe de travail qui s’est réuni dans cet atelier était unanime pour dénoncer tous les types de discriminations et tous les types de dominations exercées à l’encontre des femmes, des étrangerEs, des françaisES issuEs de l’immigration, des jeunes, des séniors, des personnes handicapées, des habitantEs du monde rural, des allosexuelLEs tels que les LGBT (Lesbian, Gay, Bisexual and Transgendered people), etc…
En introduction, il a été rappelé la définition d’une discrimination telle qu’elle est énoncé par la HALDE (la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) :
« Une discrimination est une inégalité de traitement fondée sur un critère prohibé par la loi, comme l’origine, le sexe, le handicap etc., dans un domaine visé par la loi, comme l’emploi, le logement, l’éducation, etc. ».
Des faits marquants de l’actualité ont également été rappelé : Gérard Longuet, le patron des sénateurs UMP, a déclenché une polémique, mercredi 10 mars, en jugeant préférable de nommer à la Halde quelqu’un du « corps français traditionnel » plutôt que le socialiste Malek Boutih. Malek Boutih est « un homme de grande qualité mais ce n’est pas le bon personnage » pour présider la HALDE « Parce qu’il vaut mieux que ce soit le corps français traditionnel qui se sente responsable de l’accueil de tous nos compatriotes. Si vous voulez, les vieux Bretons et les vieux Lorrains – qui sont d’ailleurs en général italiens ou marocains – doivent faire l’effort sur eux-mêmes de s’ouvrir à l’extérieur… Si vous mettez quelqu’un de symbolique, extérieur, vous risquez de rater l’opération », a insisté M. Longuet. Peu avant lui, le 15 décembre 2009, Nadine Morano a demandé à propos du jeune musulman français «qu’il aime son pays, qu’il trouve un travail, qu’il ne parle pas verlan, qu’il ne mette pas sa casquette à l’envers», alors qu’un jeune homme l’avait interrogé sur la compatibilité de l’islam avec la République Encore un peu auparavant, le 10 septembre, le ministre de l’intérieur Brice Hortefeux avait fait cette remarque en parlant d’un militant UMP d’origine maghrébine : « Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes ».
Il a fait consensus qu’Europe Ecologie devait dénoncer toutes ces dérives proches de l’extrême droite de la part de l’UMP. En ce qui concerne l’affaire du voile et du niqab, nous devons lutter à la fois contre l’islamophobie en laissant une certaine liberté de choix et contre le sexisme en empêchant l’imposition du niqab à des femmes qui doivent également pouvoir être protégées par la loi.
Il faut combattre également de la façon la plus ferme le racisme ordinaire qui s’installe dans la société française. Notamment cette volonté du président de la république de faire de la prévention des « déviances » en déclarant que les mères de jeunes enfants issus de l’immigration doivent parler français à la maison. Ou encore la tentative de loi avorté « sur le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord » et cette déclaration de Lionel Luca le 13 décembre 2005 : « sans la colonisation, ni Léon Bertrand ni Azouz Begag ne seraient ministres de la République française». Plus récemment Lionel Luca remettait en cause l’existence même du film « Hors la loi » de Rachid Bouchareb qui traite du massacre de Sétif sans même l’avoir vu et le déclarait « Négationniste et Antifrançais » ce qui est faux bien sûr.
Enfin le fameux débat sur l’identité nationale… et l’alternative proposé par Europe Ecologie d’un débat sur la solidarité internationale.
Tous les partis ont les mêmes schémas et manquent à leur devoir républicain et démocratique de promouvoir l’égalité entre les citoyenNEs. Il est essentiel que tous les françaisES issuEs de l’immigration soient électeurs, électrices et éligibles aux élections. Il faut faire plus d’efforts pour que plus de femmes et plus de personnes étrangères soient élues mais sans pour autant imposer des quotas. La parité ayant elle-même montré ses limites bien que portée par les Verts depuis fort longtemps. En Aquitaine, malgré la loi sur la parité, il y a moins de femmes que d’hommes qui accèdent aux plus hautes responsabilités. Les femmes doivent tendre vers la parité également dans la vie sociale et dans l’éducation pas seulement en politique et au niveau des salaires. Une proposition revient pour que systématiquement, tous les textes Europe Ecologie soient affublés d’un symbole de genre : E ou (e).
Parmi les limites de la parité, il a été rappelé que cette notion passait très mal avec certaines jeunes filles qui se sentent dévalorisées : elles veulent réussir certes, mais par elles-mêmes ; pas parce qu’elles sont des femmes. De même il est inadmissible que parce que l’on est une femme, on doive se présenter aux élections dans un autre territoire que le sien pour satisfaire les besoins cette loi sur la parité.
Un participant à l’atelier, lui-même ancien membre de l’UMP, déclare que les députés UMP insultent régulièrement les étrangerEs y compris ceux-là et celles-là même qui soutiennent ce parti. Europe Ecologie se doit d’innover pour rendre impossible dans la bouche de ses représentants de tels propos. Nous devons construire un avenir commun où toutes les composantes de la société se sentiraient pleinement représentées. Les françaisES issuEs de l’immigration à la quatrième génération se sentent parfois toujours étrangerEs dans leur propre pays. Europe Ecologie doit pouvoir proposer une aide aux familles qui s’installent en France et aux personnes itinérantes comme les gens du voyage. Une participante de l’atelier est elle-même impliquée dans une mission locale et connaît d’effroyables histoires où les préfets n’ont pas pris leurs responsabilités et où sans une intervention extérieure, les droits des personnes ne seraient pas respectés : non accès au logement, absence de régularisation alors même qu’elle serait légalement possible, etc…
Europe Ecologie se doit partout de faire remonter ces inégalités de traitements sur la place publique et se servir de ses éluEs comme caisse de résonnance pour ces combats portés parfois par de petites associations sans grands moyens d’accès aux médias.
Les Jeunes également subissent une inégalité et une discrimination dans l’accès à la chose publique et dans leur capacité à intervenir sur le cour de leur vie personnelle et collective. Une solution serait de leur permettre de s’associer pour qu’ils s’intéressent à la vie politique. Il existe certaines associations comme « CHICHE ! Jeunes Ecolos Alternatifs Solidaires » qui proposent à tous les jeunes qui s’intéressent à l’écologie politique d’échanger sur Internet et dans la vraie vie. Malheureusement, de telles initiatives ne sont plus soutenues par personne et ont tendances à péricliter en dehors des mouvements de jeunesses des partis traditionnels ou des syndicats étudiants, eux-mêmes en mal de recrutement. Une remarque signale que ce soutien, s’il devait se refaire à nouveau, devrait être désintéressé politiquement, seule une véritable indépendance permettant d’assurer le succès de ce type de mouvement.
Nous devons également veiller à lutter contre les inégalités de traitements que subissent les enfants des campagnes par rapport à ceux des villes, notamment en ce qui concerne l’accès à la culture, internet. Les politiques de droite freinent l’accès à la culture et empêche la mixité scolaire en imposant la suppression de la carte scolaire en lieu et place d’un réaménagement. Europe écologie doit favoriser l’implantation de théâtres itinérants à la campagne et doit également permettre aux enfants des villes de mieux connaître la campagne, l’écologie d’une rivière ou d’une forêt. Ceci afin de permettre une prise de conscience commune des enjeux de notre siècle et éviter une discrimination que subirait le monde rural en étant écarté de cette prise de conscience.
L’éducation nationale doit rester laïque et les enseignantEs qui sont pris en flagrant délit de racisme, de sexisme et de ségrégationnisme social doivent être réprimandéEs. Ils et elles doivent également être forméEs au respect d’un code de déontologie pour qu’ils ou elles ne puissent plus transmettre ce type de discours.
Des billets à tarifs très réduits voire gratuits doivent être disponibles pour tous les jeunes pour leur permettre de se déplacer et de s’instruire culturellement mais aussi pour la pratique sportive. Le sport apporte une richesse énorme en terme de lien social et il est essentiel d’associer sport, découverte et culture.
Il a également été noté qu’une discrimination s’instituait également au sein d’Europe Ecologie entre ceux qui sont connectés en permanence à Internet et ceux qui ne le sont pas ou rarement. Une proposition d’Europe Ecologie devrait être de permettre à tous un accès gratuit à Internet pour que tout un chacun puissent lire son courriel sur une base régulière grâce à des bornes implantées sur tout le territoire.
Résumé des axes forts de la synthèse : Société inégalitaire, discriminations, jeunesse :
Le groupe de travail qui s’est réunit dans cet atelier était unanime pour dénoncer tous les types de discriminations et tous les types de dominations. Il faut combattre de la façon la plus ferme le racisme ordinaire qui s’installe dans la société française.
Il faut faire plus d’efforts pour que plus de femmes et plus de personnes étrangères soient élues mais sans pour autant imposer des quotas. Une proposition revient pour que systématiquement, tous les textes Europe Ecologie soient affublés d’un symbole de genre : E ou (e).
Parmi les limites de la parité, il a été rappelé que cette notion passait très mal avec certaines jeunes filles qui se sentent dévalorisées : elles veulent réussir certes, mais par elles-mêmes ; pas parce qu’elles sont des femmes.
Nous devons construire un avenir commun où toutes les composantes de la société se sentiraient pleinement représentées. Europe Ecologie doit pouvoir proposer une aide aux familles qui s’installent en France et aux personnes itinérantes comme les gens du voyage.
Europe Ecologie se doit partout de faire remonter les inégalités de traitements sur la place publique et se servir de ses éluEs comme caisse de résonnance pour ces combats.
Nous devons également veiller à lutter contre les inégalités de traitements que subissent les enfants des campagnes par rapport à ceux des villes, notamment en ce qui concerne l’accès à la culture, internet. Europe écologie doit favoriser l’implantation de théâtres itinérants à la campagne et doit également permettre aux enfants des villes de mieux connaître la campagne, l’écologie d’une rivière ou d’une forêt.
Des billets à tarifs très réduits voire gratuits doivent être disponibles pour tous les jeunes pour leur permettre de se déplacer et de s’instruire culturellement mais aussi pour la pratique sportive. Le sport apporte une richesse énorme en terme de lien social et il est essentiel d’associer sport, découverte et culture.
Atelier 7 : démocratie et reforme territoriale → synthèse non reçue





