De la mondialisation économique à la mondialisation politique
Le progrès des transports, d’internet et des outils de communication… ont favorisé la mondialisation économique essentiellement libérale. Dans ce monde fini, ce qui se passe dans un pays a de plus en plus de conséquence sur les autres (crises financières sur l’économie réelle, développement ou surconsommation engendrant une augmentation du coût des matières premières, subventions à l’agriculture occidentale qui ruinent les paysans d’Afrique ou autres, sous-développement et misère engendrant des conflits et/ou des flux migratoires…).
La terre est devenue un village où ce qui se passe à un endroit à des conséquences sur l’ensemble de la planète.
L’augmentation de la population mondiale, les difficultés d’accès ne serait-ce qu’à la nourriture ou l’eau potable, la raréfaction des matières premières, les pollutions, le réchauffement climatique, les écarts de niveau de vie vont engendrer de plus en plus de conflits dans le monde.
La concurrence économique exacerbée entre les pays ou les multinationales, sous prétexte de compétitivité pousse à considérer le social et l’environnemental comme secondaire et variables d’ajustement qu’il faut minorer pour rester compétitifs. C’est elle qui justifie auprès des politiques et des citoyens la nécessité de réduire les dépenses sociales, les salaires, les retraites, les dépenses de santé… Qui fait expliquer qu’il faut moins taxer les revenus, les entreprises pour qu’ils ou qu’elles restent dans le pays.
Les plus nantis, oligarques, actionnaires, cadres supérieurs, grosses fortunes jouent sur cette nécessaire compétitivité, pour faire accepter les sacrifices des autres citoyens. Ils sont pris dans un mouvement où il faut posséder toujours plus pour ne pas être dépassés par les autres, rachetés…
Entre le riche et le pauvre, c’est la liberté qui opprime, c’est la règle qui libère. (Rousseau : le contrat social).
Pourquoi malgré les critiques fortes du libéralisme et la crise financière internationale actuelle, les partis politiques humanistes et progressistes comme le parti socialiste ou les Verts en France, n’arrive plus à convaincre l’opinion publique. Non pas en raison de leur division mais en raison d’une absence de projet crédible à court et à long terme qui donne une perspective et des étapes pour réussir à améliorer le quotidien de chaque citoyen.
En effet, nous ne pouvons plus proposer une politique radicalement différente sans risquer de mettre à mal l’économie et par là, la situation sociale des personnes. Le PS par exemple passe pour un parti de gestion sans créer un véritable espoir dans la population qui engendre un mouvement emportant l’adhésion.
Il faut élaborer un projet à long terme et dire ensuite ce qu’il est possible de faire à court et à moyen terme pour tendre vers sa réalisation.
Et à long terme, pour résoudre les problèmes qui se posent et vont se poser, pas seulement en France, mais sur la planète, il est nécessaire de mettre en place une régulation politique, économique, sociale et environnementale forte ou chaque pays et chaque citoyen pourra se développer dans le respect des autres.
Il faut regrouper et développer les instances internationales comme l’ONU, l’UNESCO, l’OMC, le TPI, le BIT…(G20), que chaque pays y ait une représentation et un poids politique proportionnelle à son poids démographique…
Il faut créer une institution politique internationale sur le modèle de l’union européenne mais beaucoup plus régulatrice (donc moins libérale).
L’économie de marché internationale doit devenir fortement régulée pour que les entreprises soient en concurrence de façon équitable tous en respectant progressivement les mêmes règles sociales, environnementales,…
Ce projet peut sembler utopique mais à l’heure de la mondialisation, il faut réaliser ce qui s’est fait quand les nations ont été crées (avant les règles étaient différentes d’un territoire à l’autre : duché ou comté au moyen-âge, villes en Italie, royaume de Prusse… en Allemagne). Ou bien ce qu’est entrain de faire l’Union Européenne entre les pays d’Europe, comme d’autres régions du monde (Amérique du Sud, Asie, Amérique du Nord).
Personne n’imagine que dans un pays démocratique, les règles ne soient pas les mêmes pour tous (ou alors ce n’est pas une véritable démocratie). La terre devenant un village, elle a besoin que ses règles convergent avec des différences encadrées (fourchette) dans un premier temps puis de plus en plus proches.
La liberté du marché doit être fortement encadrée, la liberté de chaque, entreprises, citoyens s’arrêtent où commencent celles des autres et il n’est pas juste que certains s’enrichissent immensément pendant que d’autres meurent de faim.
Il faudra force de conviction et pédagogie pour faire partager cela. Il est nécessaire d’expliquer que ce projet ne peut se mettre en place au niveau d’un ou quelques pays. Il est nécessaire de créer un vaste Mouvement International pour la Justice Economique, Sociale et Environnementale…
Ce mouvement s’adresse aussi bien aux citoyens, qui peuvent le rejoindre individuellement qu’aux partis politiques démocratiques et respectant les droits de l’homme.
Son objectif est la régulation puis la gouvernance mondiale réelle et le plus rapidement possible.
Pour cela, il fédère les partis politiques qui se sont ralliés à ses objectifs.
Il ne propose éventuellement des candidats aux élections que pour diffuser ses idées ou pour fédérer.
Il définit les conditions pour pouvoir y adhérer : démocratie, droits de l’homme, objectifs de régulation internationale forte et rapide décliné par secteur : politique, économique, social, environnemental, fiscal, financier…avec des échéances à court terme dans le pays concerné.
Il établit donc un programme de convergence entre ces partis.
Il établit de règles de fonctionnement entre les partis qui y adhère pour favoriser le débat démocratique.
S’il était déjà créé, il aurait proposé par exemple aux élections régionales que les partis de ce mouvement se positionnement sur un programme politique qui les rassemblent et qui leur donnent des objectifs à court, moyen et long terme et sur ce qui les faits diverger.
Les électeurs auraient, au premier tour, voté pour le parti dont ils sont le plus proches, en sachant quel programme de base, ils auront au second tour et en fonction du parti arrivé en tête, les points divergents qui seront portés et sujets de débats dans la nouvelle majorité.
Autre exemple, c’est ce mouvement qui devrait organiser les primaires de gauche en 2012.
Mais bien sûr ce mouvement ne doit pas rester français ou européen. Il doit se mettre en place dans la plupart des pays du monde même ceux qui ne sont pas démocratique pour instituer plus de démocratie. Les partis politiques progressistes et humanistes doivent le rejoindre.
Dès qu’il sera suffisamment fort et que des plus d’une vingtaine d’état s’y seront ralliés, ils pourront mettre en place des dispositifs qui leur permettront de peser à l’international et de se protéger contre les pays économiquement libéraux qui ne veulent pas respecter les règles sociales, fiscales, environnementales… que eux respectent.
Pour que ce projet soit crédible et porter par les citoyens de nombreux états, il faut définir le projet à long terme et le pourquoi de ce projet et les étapes à court et moyen terme dans chaque pays et au niveau international. Ce ne sont que des thèmes de réflexions.
Sur le plan politique, les partis de gauche en France, humaniste et progessiste doivent porter ce projet en proposant la mise en place d’une gouvernance mondiale progressive qui regroupera donc les différentes organisations internationales et aura de plus en plus de moyen de contrôle, des moyens de justice et de coercition pour faire appliquer des décisions prises ensemble.
A court terme, ils peuvent proposer que tous les pays soient représentés dans ce qui doit succéder au G20.
A ‘ONU, la France peut demander à ce que les pays n’est plus de droit de véto.
Dans les accords internationaux, il faut se battre pour poser des règles contraignantes, que leurs applications soient contrôlées et éventuellement sanctionnées comme le fait déjà l’Europe.
Combattre réellement les paradis fiscaux…
Créer une échelle de qualité démocratique par un organisme indépendant type Amnesty International qui mesure le niveau de démocratie des différents pays avec de nombreux critères.
Sur le plan économique :
A court terme en France puis en essayant de l’étendre aux autres pays.
Revaloriser le travail par rapport au capital :
- Remettre en place des droits de succession proportionnels au montant de la succession avec un plancher par exemple autour de 150 000 €.
- Limiter le montant de la distribution des dividendes aux actionnaires à un montant élevé au début par exemple 10 % puis en l’abaissement progressivement ensuite quand de nombreux pays auront pris cette mesure, jusqu’à 5 % par ex.
- Taxer les mouvements de capitaux, d’accord de façon minime presque symbolique puis augmenter cette taxe en fonction du nombre de pays qui adopte cette mesure, en faisant varier en fonction de la durée de l’investissement financier (plus forte si temps court) pour éviter la spéculation à court terme.
- Rapprochement la fiscalité des pays qui le souhaitent avec une fourchette (taux mini, taux maxi en fonction du niveau de vie) qui se resserre progressivement
- Comme l’Europe l’a fait, les pays les plus riches aident par des fonds structurels au développement des pays les plus pauvres en contrepartie de respect de règles économiques, politiques, de bonne gouvernance…
- Taxer très fortement les logements inoccupés pour favoriser leur mise à disposition sur le marché.
- Nationaliser tout ce qui ne peut être librement choisi par le consommateur (eau…) et détaxer les produits de première nécessité ( logements…)
- mettre en place un salaire minimum dans tous les pays proportionnel au niveau de vie…
- Diminuer progressivement le budget des armées par une gouvernance politique mondialisée et réinvestir le budget dans le développement durable….
- Taxer les marchandises et les biens qui viennent des pays ne respectant les règles communes élaborées…
Sur le plan social :
- fixer progressivement un revenu maximum qui soit un multiplicateur du revenu minimum (par exemple 10 fois). Tous les revenus supérieurs sont reversés aux finances publiques du pays. Il s’agit bien de revenu et non de salaire.
- Toutes les personnes qui reçoivent des aides de l’état (RSA, minima sociaux, allocation chômage…) à la place d’un salaire doivent travailler pour la collectivité avec un nombre d’heures basé sur le salaire minimum moins 10%. Celles qui se retrouvent au chômage commencent après 1 mois ou accepte un nouvel emploi, quel qu’il soit, avec maintien du salaire pendant 1 an moins 10 % maximum.
Une personne qui reçoit de l’argent de la collectivité doit rendre un service à celle-ci. C’est une question de dignité.
Les collectivités locales ou l’état organisent ce travail d’intérêt public : il y a tant de services à la population qui ne peuvent être rendus faute de moyens financiers, ou que les particuliers ne peuvent se payer.
- Sauf en cas d’engagement dans une formation rémunérée, une personne s’engage à travailler au moins 5 ans pour une année de formation rémunérée.
- Le RSA doit être intégré dans cette disposition avec l’esprit de plus encourager le travail vers le privé que vers le public par exemple 1 heure de privé = 1h 30 de public ou bien en permettant un cumul approprié par un esprit de justice avec une petite incitation pour le privé.
- Le revenu minimum devient donc le SMIC moins 10% pour 35 heures de travail pour une collectivité, une association d’intérêt général…avec une partie formation.
- Cela permet de socialiser les personnes, de leur apporter des expériences professionnelles, d’augmenter leurs compétences, autant d’atouts qui faciliteront leur recherche d’emploi.
- Lancer un vaste programme de construction de logements sociaux en obligeant les communes ne respectant pas la loi SRU de les faire chez elles avec une partie du coût à leur charge en fonction de la durée qu’elles mettent à réaliser l’objectif des 20 %.
Sur le plan environnemental : à faire sur le plan national le plus rapidement possible en développant la recherche et les technologies pour être leader dans ce domaine.
- taxer les produits polluants ou néfastes pour l’environnement, la santé et détaxer ou subventionner les produits non polluants, pour les rendre un peu moins cher que les premiers. (exemple une voiture électrique doit être moins chère qu’une voiture thermique).
- favoriser en subventionnant ou détaxant les systèmes de location (donc peu chers) pour les produits dont nous avons une utilisation périodique (voiture thermique pour quelques week-ends…).
- promouvoir fiscalement la production d’énergie renouvelable.
- privilégier fiscalement les matières premières renouvelables.
- recycler les matières premières au maximum.
- protéger les espèces vivantes.
- subventionner l’agriculture biologique et favoriser une agriculture vivrière dans chaque région ou pays notamment les pays en voie de développement et ne plus subventionner l’agriculture intensive.
- s’inscrire dans une dynamique de développement durable.
- Rendre les transports en commun gratuit pour l’utilisateur, financés par les entreprises et les contribuables.
- Lancer un vaste programme de plantation d’arbres sur le plan international…
Ces mesures de régulation trop spontanées, sont à élaborés en même temps au niveau national avec les partis politiques de gauche qui le souhaitent en posant les idées communes et les divergences particulières, les objectifs à moyen et long terme et au niveau international avec l’ensemble des partis politiques progressistes dans un projet de régulation forte : une gouvernance mondiale devenue nécessaire face aux problèmes énumérés dans l’introduction.
Christian LORENT







Je suis surpris que l’on parle encore de l’OMC, meme si cette instance internationale existe bien. Dire de l’integrer dans un remodelage des institutions, c’est penser qu’il faille encore défendre cette instance!
Clément Tric
Aujourd’hui, plutôt que se vaincre en s’entretuant réellement (le faisant en conséquence mais pas encore en déclarations, celles que plus que tout il faut redouter), des populations entières se font racheter, vaincre peut-être mais cela est loin d’être sûr, au travers les concurrences comme vous les décrivez, celles du modèle économique qui attribue en argent certaines contre-valeurs…
Que ce modèle ne soit pas capable de faire place à toutes sortes de valeurs en cours, alors avec l’argent comme il le reconduit, tandis qu’il n’innove pas en quelques apparues valeurs, celles qui sont portées par l’attachement des personnes les unes aux autres, cela est encore plus grave que comme vous dites.
L’argent en cours ne symbolise autre chose que les attachements en cours,seulement ceux des détenteurs d’argent, bien peu de chose en vérité s’y on y regarde, pour ce qui est de l’émulation, tâche des riches obligatoire.
Cela pèse bien peu en effet, et d’un coté comme de l’autre, la bataille qui consiste à prouver qu’avec l’argent ou sans l’argent le monde appartient à ceux qui en aurait mais ne sauraient rien en faire, la voilà est dramatiquement à l’œuvre!
EE peut introduire une rupture dans cette ridicule mais puissante confrontation.
A condition d’accepter l’ampleur des choses actuelles…
En fait, c’est son rôle, celui au moins de défricher ce rôle tellement attendu, introduire nouvelles valeurs par nouvelle monnaie, être au premier plan en transition, sur tous les plans malgré la terrible charge!
Donc, tout me plaît dans vos dires, sauf le volet écologie, qui joue sur l’incertain…
La régulation, j’en crois pas un mot si elle n’est depuis chacun!
Que l’état, s’il s’agit d’un état conscient du fait écologique, s’expose, revendique et légifère pour qu’en son sein il puisse produire alors qu’il s’est départi de ce rôle depuis trente ans, ainsi qu’avec l’Europe il recule encore, avant de déléguer,et plutôt être accompagné.
C’est l’inverse qui est en cours,ce qui rend l’état illisible, impuissant, inutile, méprisable,et pour preuve l’incroyable inconscience de son manquement!
Il ne se resserre que pour contrer l’Europe!
Et c’est tout l’inverse qui doit être proposé.
JE ne veux pas rentrer dans le détail, mais rester au niveau de la méthode, que je conçois. Le monde est principalement mené actuellement par la recherche de profits et les religions, ces deux domaines sont parfois intimement liés; j’aurais pu y associer le recherche de plaisir, mais je vais m’élever un peu. Globaliser la situation n’est pas possible à nos esprits cartésiens, il nous faut donc découper la grenouille afin de voir comment elle fonctionne (mes amis arabes étaient effarés de notre méthode d’étude, car la grenouille après, elle n’est pas bien…) Ce qui nous mène tous c’est l’écologie et c’est sur cette base, que nous devons définir les orientations de ce que nous voulons pour notre monde et le décliner dans chacun de ses domaines, tout en prenant en considération l’individu, le pays et la religion ou la philosophie, sans fuir sa complexité, c’est à dire en prenant en compte tous les paramètres.
Mais enfin cette putain de mondialisation, qui nous pose tant de soucis, elle n’est pas tombée du ciel, elle n’est pas naturelle. Non ce n’est pas internet ou les progrès technologiques qui ont ouverts nos frontières , dédouanés les produits d’imports exports, déreglementés les marchés et mis en concurrence produitrs et services du monde entier.Les accords d’ AGCS ce n’est pas si vieux : 12 ans au plus . Ce sont les hommes politiques et les hommes d’affaire des pays riches qui ont voulu ou laisser faire cela et le PS en premier lieu, avec notre ami Jospin.
Très souvent on parle de la mondialisation comme si c’était une fatalité : Voilà, c’est comme ça, faut faire avec. Ca pose tout un tas de problèmes et des gros comme ça, mais c’est bien quand même avec internet et tout et tout, la planète comme un village…Etre altermondialiste serait-il devenu un tabou ?
Christian Laurent, je te prends pour un doux rêveur. Une gouvernance mondiale démocratique, c’est pas pour demain. Et si quelque-chose comme cela cherchait à se monter il faudrait être absolument vigilant. Et d’ailleurs c’est en train de se passer, mais pas dans le sens où tu le dis cher Christian. Ces déréglementations programmées ont déjà créé la gouvernance mondiale, car ce sont eux, les acteurs économiques et financiers qui sont les maîtres du monde, en ce moment : les crises en sont bien la preuve. Big brother est déjà là.
Bonjour à tous. Voulons nous le même train de vie, mais écologique ? Les autres ne doivent-ils pas faire les efforts, mais pas moi (j’en fais assez comme ça) ? Des organisations, de la politique, de beaux discours, n’y a-t-il rien de plus simple ? Sommes-nous si démocrates et tolérents (biensûr, je vote à gauche) ? Au fait, internet, ça abrutit les gens…mais aussi je vous écoute et vous parle. C’est pas facile d’avoir raison.
Rêver d’une gouvernance mondiale, c’est bien beau, mais la priorité, étant donné l’urgence, est de pouvoir se servir de l’Europe qui doit redevenir au service de ses peuples: réfléchissons sérieusement à la proposition que fait Emmanuel Todd d’instaurer un protectionisme européen: y a t-il d’autres solutions pour arrêter la déflation sociale?
Lisez son livre Après la démocratie si vous ne l’avez fait!
Il met bien en évidence aussi l’importance de la question scolaire et la nécessité d’une démocratisation de l’enseignement supérieur (système à unifier d’ailleurs: qui osera demander la suppression des grandes écoles?)
Énumérer des tas de mesures à prendre, c’est bien gentil, mais c’est comme si on pissait dans un violon pour le faire chanter plus clair.
L’implacable vérité est que toute la richesse que nous produisons est sucée par la finance transnationale.
Tous les impôts que l’État nous fait payer servent à payer les intérêts d’une dette fictive au lieu de nous servir, à nous !
Si vous en doutez, visionnez donc http://www.michaeljournal.org/ilenauf.htm (avec des tournures québécoises), et ensuite : http://www.vimeo.com/8116254
Vous aurez alors compris que notre renouveau viendra quand nous aurons repris le droit d’émettre l’argent dont nous avons besoin.