Cahier des charges et d’architecture d’un programme politique de gauche

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La question de la nécessité d’un cahier des charges se pose pour les deux raisons essentielles suivantes :

  • A-t-on déjà vu une maison être construite sans plan d’architecte, une étude être réalisée sans cahier des charges ou document de spécification, voire un programme politique sans projet de société ?
  • N’est ce pas le meilleur moyen de mettre d’accord une grande partie des forces de gauche sur une base « fermée » commune ?

Quelle base choisir ?

L’OCDE a défini, pour ses pays adhérents, un concept de développement entraînant tout à la fois l’économie, le social et l’environnement qui imposent des réflexions et des actions cohérentes entre elles dans toutes les problématiques de notre société.

Quels sont les grands défis majeurs à relever ?

  • la lutte contre les sources de pauvreté, mal nutrition et inégalité,
  • la gestion et la maîtrise du changement climatique (absorption et production de Gaz à Effet de Serre)
  • la gestion mondiale des ressources planétaires comprenant tout à la fois les économies d’énergie et le remplacement des ressources fossiles
  • la maîtrise des perversités économiques sur tous les plans et en tout lieu
  • et enfin, l’équité et l’éthique à l’intérieur et extérieur de notre nation pour toutes fonctions électives et tous pouvoirs collectifs

Comment réaliser un cahier des charges imposable à toutes entités politiques et candidats communs aux élections nationales ?

Pour ma part, je vois une répartition de ces charges, à l’image du concept du développement durable, dans les trois composantes du bien être en ajoutant une quatrième dédiée aux fonctions collectives (règles de comportement éthique ; engagement d’équité vis-à-vis des citoyens ; etc.)

Nous avons, à disposition, une première mouture comprenant une argumentation de l’intérêt et nécessité de cette procédure d’une part et d’autre part, une proposition de cadrage de tout programme politique de gauche laissant une liberté surveillée aux candidats de gauche à la prochaine élection nationale.

Daniel Calvignac

8 commentaires

  1. Calvignac dit :

    Je tiens à disposition un document Word extrait d’une présentation PowerPoint qui décrit cette approche. Il fait un peu moins de 10 Mo.
    Pour ceux qui le souhaiterait, merci de me donner la meilleure façon de vous le transmettre.
    Amicalement
    Daniel

  2. zenblabla dit :

    J’aime bien le mot « architecture », tandis que si, sur le net, on lance une recherche littéralement, on tombe sur des sites hautement technologiques qui parlent d’architecture de réseaux informatiques.
    Les plans sans architectes, ce sont pratiquement toujours des plans d’architectes qui ont cinquante années d’avance ou de retard!
    L’avance pour ce qui est de l’autoconstruction, le retard pour ce qui est quoi contiennent ces plans.

    Comment faire admettre des plans d’architecte pour aujourd’hui?
    Ceux-la, il tiendraient compte, non pas seulement de qualité d’isolation et autre doubles-flux en ventilation normée (Un volume habité/heure!) mais de l’immense, de l’incommensurable quantité d’énergie qui est dépensée par tous et par chacun, ceux qui peuvent et restent partants pour l’inénarrable course aux remboursements.

    Ainsi d’abord, beaucoup habitent-ils en remboursements avant même d’habiter en similitudes!
    Le problème des financements, des corporatismes et des lobbys sont évidemment majeurs outre l’imagination première de savoir comment on habite, et combien de temps
    .
    En écologie, ce problème pourrait devenir politique si était considérée la capacité des biens immobiliers à être transmis, à être divisibles plutôt que mis en indivision, .
    En attendant cet attendu politique, les biens immobiliers hérités et transmis doivent être constamment modifiés, transformés dans une gabegie encore bienheureuse de transactions coûteuses, de transformations compliquées, d’augmentations insensées de valeurs hypothécaires (Les seules qui vaudraient, alors que déjà, cela s’est arrêté).

    La possibilité de la transmission des biens immobiliers est quelque chose de bien plus pertinent en développement durable, que l’épaisseur de l’isolation! -guise de polémique justement introduite ici…

    On peut toujours se lamenter, vis à vis du système des financements, mais on peut là;, en écologie politique, instiguer, au moins en législation et martingales financières.

    Ainsi, d’une vue plus générale en urbanisme, alors que le motif des « zonning » est constamment dénoncé, (les entrées de ville par exemple) j’ai lu il y a quelques années avec désappointement aux « échos » la conclusion des financiers sur une opération spéciale, en région parisienne.
    Cette opération était spéciale, car elle avait fait le paride mélanger un petit peu, comme cela s’attend, les investissements pour l’habitation, le commerce, l’artisanat et le bureau (programme neuf).
    Que la commercialisation de cette opération fut un sucés (on le comprend), à la lecture de l’article cela ne fut pas annoncé comme devant être renouvelé, compte tenu de la complexité administrative des dossiers, complexité auto-immune au monde des banquiers, mais au monde administratif en général…

    Pourtant, les architectes savent mettre en plan des lieux habitables correctement agencés afin d’être divisibles et poly-fonctionnels.
    Jeter bébé et eau du bain, c’est un réflexe dont doit se départir notre mouvement afin qu’il soit crédible, au moins en construction.

    En effet, combien nombreux sont exclus, ou bientôt devant l’être, tandis que la mise en sécurité de lieux rend si nombreux les lieux être fermés, tandis que ceux qui sont ouverts (libres à l’achat) restent inabordables, car le marché des hypothèques ne cesse d’augmenter, tellement l’auto-construction le conforte pour sa part!
    L’abbé pierre construisait sans permis, pour cause, mais pas sans architectes!!!

  3. Calvignac dit :

    Bonjour,

    Je me suis sans doute mal exprimé.
    Par architecture de programme, il faut comprendre : système qui établit des relations fonctionnelles entre des éléments unitaires et distincts et qui tient compte de tous les éléments environnants. En informatique, c’est d’abord étudier chaque élément (leurs transmissions d’info, leur capacité de réaction et leur priorité, etc.), établir les liens fonctionnels etc.
    En construction, cela ne concerne pas que la construction par elle même mais aussi tout l’environnement (orientation, normes, déplacements etc.)
    Dans le domaine politique, c’est établir un schéma de cohérence, d’appartenance, de relation dans un programme entre les propositions. Et cette architecture permet à tout un chacun de mieux comprendre l’articulation des propositions qui n’arrivent pas là par hasard mais répondent à un cohérence bien définie. Le souci de complétude des propositions est alors assuré.
    Si on chapeaute le tout d’un cahier des charges, alors, on est sur (et on pourra vérifier) que ceux qui vont établir des propositions répondent bien au contenu de ce C des C pour lequel on se serait mis d’accord.
    Dans le cahier des charges, on trouvera une analyse des dysfonctionnements actuels et un résumé des défis à relever répondant à cette analyse.
    J’ajoute en plus le besoin, pour se faire comprendre d’un maximum d’électeurs, la nécessité d’utiliser des schémas clairs de compréhension , plus convaincants que de long papiers que très peu lise.
    A ta disposition pour décrire plus finement

  4. zenblabla dit :

    Merci la suite,
    je n’avais pris le mot d’architecture qu’à la lettre!

    Un bon cahier de charge ferait preuve de bonne architecture…en tout cas serait nécessaire à la construction.
    Le bât blesse juste du fait, qu’il n’est pour l’entendement commun qu’obligation, tandis qu’on se débrouille.(coûts excessifs aux obligées si opportunes conceptions, celles qui seraient remises à l’autre pour preuve et pour lisibilité, viscosité législative et emphase d’intervenants, …l’argent et les postes, les rôles et l’argent, toujours l’argent qui actuellement défaille….)

    Comment faire?
    Déjà s’occuper de quoi en valeurs l’argent représente mieux que des encours donc des dettes, et prouver que s’il concerne fort peu de gens du coté de ceux qui ne sont pas endettés, il s’affaiblit quant aux valeurs qu’il représente avec les mêmes qui souvent le détiennent.
    Participer à sa ré-invention tandis que cela se produit actuellement entre très puissants (les marchés-friqués et les états-armés), et alors que l’écologie n’y trouverait mieux à redire que réclamer sa quote-part, voila qui est bien peu responsable en politique.

    La ré-invention, la réversion, les transferts d’hypothèques se passent en dehors de toutes velléités écologiques, car le même et mis à mal argent qui éblouirait encore étant le même, l’incomplet domaine des valeurs comme il s’accepte sans piper, hors le marché naissant et tout petit encore des produits vertement durables, il s’organise en politique comme par l’impôt avec l’aréopage de ses représentants mus par les seules reconnues nécessités écologiques.

    On peut être déjà être sûr, que la masse des votants le sait sentant d’emblée, à preuve du contraire, et cela tant que la redéfinition de la finance ne fait pas un thème majeur en écologie…
    Car la croyance dans l’argent, défaillerait-il, est si forte, que l’écologie, patelle au rocher de l’argent, ne garantit pas le rocher, ni la vague.

    Plus loin et confortant la métaphore architecturale, je n’ai jamais connu en ce domaine que de bonnes architectures suivies par la tentation qu’elles se reconduisent identiquement avec quelconques cahiers de charges.

    Bizarrement c’est ainsi, il y a des auteurs, et gage d’avenir pour EE, des co-auteurs car c’est cette lisibilité de la co-autorité dont finalement vous parlez.
    L’homme providentiel fait place à l’équipe providentielle, ou plutôt celle qui fait promesse!

    On sait ce que les promesses sont faîtes pour, comme Chirac fort justement l’a dit, et a tant faire rire.
    Un regret toutefois, qu’il n’ait pas été mieux compris, en ses manières de vérités…
    Si on ne croit plus à la promesse, en toute connaissance de cause, alors on démissionne d’à peu près tout.

    Une promesse en lisibilité, une promesse en séduction, une promesse hourdies sur des valeurs qui se déclarent , cela s’intime quand même en sensibilités à convoquer, plutôt qu’en charges à « gestionner ».
    Cela reste pour prolonger qu’en sensibilités il y a possibilité de s’étendre, comme le capitalisme savait encore si bien le faire il y a peu avec toutes autres choses.
    L’injonction des commerçants à trouver quelque chose à vendre est énorme!
    Si elle n’est pas juste cette injonction, c’est seulement que les moyens donnés à l’invention de ce quelque chose ne sont pas là.
    Elle n’est pas juste parce que, faute de ces moyens, l’argent reste en cours seule marchandise!
    Que l’écologie singulière se détourne du marchand, cela est bien beau, mais que l’écologie politique le ramène à la raison, cela est bien plus beau si cela s’entreprend.
    Là, ni gauche, ni droite, il y a marchands de droite et marchands de gauche, ils doivent seulement mettre en vente, tous arguments fournis.
    Cela vaut, tant que l’argent n’est pas supprimé, il revient donc à EE de concerter à sa définition.

    Une charte qui en parle vaut mieux qu’un cahier de charge.
    Dans un cahier de charge, l’argent à déjà cours, il est totalement déterminé, seul le credo en concurrence peut (pas longtemps) se mettre en acte justement.
    C’est dans ce « pas longtemps » qu’EE ouvre une porte…

    Et encore une fois, les organisations politiques, constitutionnelles, légales et même locales existent.
    Seulement la méthode qui fera extension avec EE de la sensibilité écologique, en politique comme elle doit se démontrer être gage d’avenir, pas forcément dans un appareillage neuf, mais dans un appareillage capable d’appareiller par transition, comme la barre se remet au pilote à l’abord des côtes, cette méthode doit se présenter, e ainsi être lisible.
    Il ne s’agit pa de dire comment on peut faire mieux, mais dire comment on fera à la place…
    C’est en tout cas le pari de l’extension avec EE, au delà lanoyade et sans penser motifs de la distribution des bouées aux élus.

    Quand aux papiers que très peu lisent, le peu qui le lisent s’ils se comprennent, savent se rendre lisibles en co-autorité

  5. Calvignac dit :

    Dans l’usage que je connais, c’est à dire dans l’industrie,et sans vouloir donner de leçon, le cahier des charges n’est que la formalisation des besoins, avec les contraintes, l’architecture fonctionnelle et les attentes en matière de complétude. Çà ne va pas plus loin et laisse les imaginations donner les réponses originales ou pas, en tout cas précises sur les attentes.
    Une charte par contre ne spécifie que les contraintes et les domaines à respecter. Mais bref, ne jouons pas sur les mots.
    Nous devons à gauche nous mettre d’accord sur la société que nous voulons construire avec les défis à relever face aux dysfonctionnements divers et pervers que nous connaissons.
    Que faire pour cadrer les propositions que nous remettrons et celles des voisins de gauche et permettre aux électeurs de faire un choix sur les méthodes proposées par chaque groupe si ce n’est par l’intermédiaire d’un cahier des charges politiques qu’il faudra assumer, j’espère dés 2012.
    Peu importe les mots, je parle ici de stratégie politique.
    Et puis, les électeurs à convaincre ont besoin de comprendre par des explications claires, simples et je ne trouve pas mieux que l’utilisation de schémas qui souvent sont plus explicites que bien des pages.
    Alors que fait on ?

  6. zenblabla dit :

    Ben,… on fait un parlement!
    On verra ce qu’il « intime entre tous » ce parlement, et « à qui » il reviendra de vendre le « produit politique ».
    Puisqu’il s’agit, au delà l’importance du propos et de la conviction, de « choix » électoral.

    Par exemple
    Ce blog fait recollement pas parlement, il n’est pas lisible, la parole n’y est ni structurée ni aisée à reconnaitre, même à retrouver.
    Mais je crois, et l’espère, que cela n’est qu’en préliminaire.(J-25)
    Ainsi, en plus de proposer des titres de contributions et recueillir des commentaires depuis des auteurs de commentaires, envisager en parallèle des entrées par auteurs au sujet de ces titres permettrait de mieux s’ajouter, en inter-subjectivités, comme cela compte tellement!

    Un parlement donc, visible (com) et lisible (imagination du cahier de charge) , et, poussant le bouchon comme avatar de gouvernement (com)!

    PS/
    Mis à part:
    En architecture, le « cahier de charge » s’appelle « le programme ».
    Les électeurs veulent des réponses, tandis que ce sont eux qui auraient à établir le programme.
    En politique, le programme tout le monde connait, alors se démontre paradoxal l’institution du « programme politique », des professions de foi, et toutes leurs écritures.
    J’avais compris, avec EE, « aller au delà du programme » habituel comme il se présente, car il entraine l’abstentionnisme avec comme vous dite le panel de l’incomplétude (qu’elle soit inévitable l’incomplétude ce serait parfais que chacun alors qu’il le comprend intuitivement, alors, en débatte et soit convoqué et -cahier de charge- confortable) scelle l’extériorité politique et cela dangereusement, autant qu’inexorablement en populismes.
    Par delà le programme ou le cahier de charge, confiance est faite aux personnes, et cela compte tellement!

    Un parlement donc, visible (com) et lisible (suivant cahier de charge) , et, poussant le bouchon comme avatar de gouvernement!

    PS/
    l’enjeu des financements
    Et pour ce qui est du dysfonctionnement, il est impossible de ne pas en passer et avant tout par la représentativité de l’argent tel qu’elle entend perdurer.
    Qu’elle perdure, tout le monde comprend puisqu’il s’agit d’encours et de patrimoines, mais au travers de ce maintien, chacun voit l’obstacle par la valeur, seulement en argent, avec les marchés.
    Alors qu’elle se réforme par le marché et les états cette représentativité de l’argent, ainsi qu’actuellement, entre très puissants, faisant les populations être autant aveugles qu’otages, qui savent très bien que ce n’est pas la sensibilité écologique étendue au seul milieu qui compte, s’il n’y a pas proposition au milieu étendu avec cette sensibilité écologique et recréation de monnaies, et alors même que les monnaies sont en train de se redéfinir.
    Cette redéfinition, est-elle pour la population plutôt qu’avec elle, la partie d’elle qui restera compter, alors que la distribution pour faire tourner et consommer comme jusqu’alors est en panne?
    Ce thème doit être débattu d’une absolue vigueur!

    Un parlement donc, visible (com) et lisible (suivant cahier de charge) , et, poussant le bouchon avec un avatar de gouvernement!

  7. selles dit :

    citoyen basique , la force du souffle financier destructeur qui perdure depuis 30 ans ma incite à tenter de comprendre quelque chose à cette  » économie » floue et absconse dans les multiples discours qu ‘ elle engendre ( je suis medecin generaliste qui ne s’ est pas reconverti vers la deputation ) : les premieres lueurs sont venues – merci la toile – de textes d ‘ Alain Grandjean, de Frederic Lordon , Lean Luc Greau , Maurice Allais , andre Jacques Holbecq . …Ces gens là , et bien d’ autres sont porteurs de propositions dont le coeur est à une modification des regimes de la fiance , création monetaire remise aux maison des etats , de tittrisations , de leviertisations , investissements orientés par la collectivité ,re- cloisonnement des activites bancaires …. quelle ne fut pas ma stupefaction de constater l indifference apparente du PS a ces propositions tres motivantes au profit d’ une posture d’ opposition de plus en plus sterile .
    pour venir à votre débat , un cahier des charges ( vocable de professionnel qui met en jeu les résultats attendus impératifs d’ une construction fabrication ) mieux qu’ un programme ( dont on a pris l’ habitude qu il soit un catalogue de promesses ) se doit de comporter un volet de l’ organisation monétaire , celle d’ aujourdhui ayant failli quand à l » equite , la reconnaissance du travail dans les entreprises ,
    Europe Ecologie a t elle reflechit à cet aspect de base d’ une part et à la manière d’ inviter la majorite de la société civile à penser un modèle juste et sobre à la fois auquel seul la très petite caste des profiteurs impénitents aurait des raisons de s’ opposer par tous les moyens .

  8. selles dit :

    correction de l’ adresse mail precedente … sainrig et non sairig , merci

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