Soutien aux communes rurales pour une conversion écologique de notre société

Envoyez cet article par email Envoyez cet article par email
4.00 / 5

Les communes rurales représentent 80% des communes françaises, même proportion du territoire national et des agriculteurs. Et pourtant avec leur 25% de population, elles sont trop souvent délaissées, avec de faibles ressources et peu de compétences en interne, hormis le bénévolat des associations et élus locaux. Pour la préservation de la biodiversité, de l’eau, pour une agriculture durable, une alimentation saine et locale, elles sont essentielles.

Il s’agit de savoir comment nous pouvons lier les différents niveaux de l’action politique pour que chaque citoyen se sente partie prenante des décisions. Alors que nous voyons notre société se désintéresser de la politique, que l’idéal républicain est transformé en un état manager (rentabilité économique et approche technocratique contre participation des citoyens, nous pouvons agir pour renforcer l’échelon local, communal et en faire l’agent de la transformation sociale, de la conversion écologique de notre société.

Proposition :
Il faudrait développer un réseau de chargés de mission écologie durable à temps partagé sur plusieurs petites communes (1 personne pour 10 à 20 000 habitants).
En lien avec région, département, entreprises économiques et solidaires, associations, agriculteurs bio… ils deviendraient le véritable levier d’une animation concrète et pragmatique des communes rurales, pour montrer l’exemple et soutenir la transformation écologique de la France.

La commune est le lieu où les personnes se connaissent, se retrouvent dans des associations, fondent des solidarités directes et naturelles, de proximité. La commune est aussi le lieu où de nombreuses compétences s’expriment : eau, déchets, énergie, droit du sol, densification de l’habitat, action sociale…
Avec de nombreuses possibilités d’action : commissions extra-municipales, budget participatif, agenda21 local, achats publics responsables, économies d’énergie, soutien à  l’insertion, mesures en faveur d’autres modes de production et de consommation…

Pour ce faire, vu le budget limité de ces communes, un soutien des financeurs devrait accompagner la phase de lancement de ce réseau de chargé de mission pour la première année au moins, afin de convaincre rapidement les maires.

Sur les 14 millions de français ruraux, cela fait environ 1000 chargés de missions, 1000 butineurs des territoires, qui polliniseront l’ensemble de la ruche!

1 commentaire

  1. Bonjour à toutes et tous !

    Oh oui, que l’on se sent démuni quand on est élus dans une Commune Rurale. Je suis adjoint au maire depuis 2008, dans une commune de Haute-Saône de 750 habitants, couvrant 33 km2 de prairies, forêts, cours d’eau… Vous imaginez le potentiel en terme d’action pour l’environnement.
    Mais la bonne volonté reste insuffisante, surtout quand on est actif professionnellement. Bien sûr, on arrive à pousser des dossiers : rénovation des écoles avec cible BBC, extinctions des lumières la nuit, expérience de fauchage différencié, étude pour la préservation de mares forestière. Mais il reste tant de chose à faire sur l’exploitation des parcelles agricoles et forestières communales, l’usage des desherbants….
    Alors oui, la proposition que vous faites ne peut qu’aller dans le bon sens, surtout si elle permet de concerter des actions entre communes. Mais bon courage pour ces chargés de missions, car même si les mentalités changent, certains élus en sont encore aux modes de développement des années 70 (ZA dans des pays perdus, Pôle éducatifs loin des habitations, tout voiture….)

Rédigez un commentaire



Follow Me! Suivez Europe Ecologie sur Twitter Suivez Europe Ecologie sur Identica Suivez Europe Ecologie sur Facebook


Europe Ecologie : le débat on Facebook








A lire dans La Ruche

  • 4 septembre 2010 : Mobilisons-nous !
  • Chômage : quatre vérités que Lagarde ne vous dira pas
  • Retraites, des solutions justes et responsables existent
  • Mouvement autour du parti ou parti en mouvement.
  • Particularismes d’Europe écologie au service de l’écologie politique : point de vue seine-et-marnais
  • De la différence politique entre écologie et écologisme
  • 24 juin 2010 : mobilisons nous !
  • 22 mars : l’exemple des « Écologeeks »
  • Europe Écologie : un mouvement multiple
  • Devenir organisationnel d’Europe Ecologie ?
  • Contribution de « La Souris Verte, Forum des jeunes écolos du Nord/Pas-de-Calais »
  • Les 5 visages d’Europe Ecologie
  • « Ce que je crois… »
  • Faire de la politique vraiment autrement?
  • Une triple urgence écologique et sociale mais aussi politique.
  • Proposition et contribution à notre avenir commun : Réseau Europe Écologie Verts (R.E.E.V)
  • COOPÉRATIVE TRANSVERSALE EUROPE ÉCOLOGIE 3 MAI
  • La diversité des parcours, une richesse humaine qui nous renforce, un élément central de notre identité
  • Ecologie politique : pour un mouvement durable !
  • Une idée de réforme des retraites : la retraite dégressive
  • Scoop on the ee’s coop
  • Contribution à la genèse d’un parti novateur éthique et démocratique
  • Les débats de la Ruche : comment publier une contribution ?
  • Europe Ecologie une structure en archipel
  • Pour un conseil interregional d’Europe Ecologie
  • « Paris prend la Bastille »
  • De la mondialisation économique à la mondialisation politique
  • Pour un féminisme ouvert et pluriel
  • Colère d’une écologiste
  • « On garde des vaches, pas les enfants »


  • Derniers commentaires...