Les Verts, le Rassemblement des écologistes, Europe Ecologie, et maintenant ?

Envoyez cet article par email Envoyez cet article par email
3.18 / 5

Cher-e-s ami-e-s,
Les élections qui viennent de s’achever sont, c’est certain, un nouvel événement pour l’écologie politique. En moins de deux ans, nous avons entamé un nouveau cycle de notre histoire.

Les Verts, le Rassemblement des écologistes, Europe Ecologie, et  maintenant ? Cécile DuflotPersonne ne pouvait anticiper réellement le bouleversement politique du 7 Juin 2009. Si nous étions convaincus de la pertinence du rassemblement, de sa capacité à rebattre les cartes d’un paysage politique parfois défraîchi, le résultat a été au-dessus de nos espérances. Nous avons montré que l’écologie était à la fois une projet autonome et que nous étions capables de tisser des ponts avec tous ceux qui innovent dans la société, en portant des solutions et en incarnant une alternative crédible.

Après un tel élan, les attentes étaient nombreuses, chez les citoyens et les citoyennes, qui lassés des éternels duels, hésitent souvent entre l’abstention ou la résignation. Les élections régionales auraient pu être celles de la déception, elles ont étés celle de la confirmation. Nous avons montré que le mouvement de l’écologie politique pouvait être, à deux élections consécutives, la troisième force du paysage politique. J’y ai pris ma part de responsabilité, avec chacun et chacune d’entre vous, avec Philippe Meirieu, avec Laurence Vichnievsky, toutes les autres têtes de listes et celles et ceux qui ont fait la campagne. Avec 266 conseillers régionaux élu-e-s, aux parcours très divers en situation de responsabilité dans presque toutes les régions, nous avons aujourd’hui les moyens de mettre en œuvre une écologie de transformation.

Les débats sur notre avenir sont aujourd’hui nombreux et les voix pour y contribuer plurielles. Je reste convaincue que plus nous seront nombreu-ses à participer, plus ce débat sera riche. Vous l’avez compris, même si je sais que les intentions des uns et des autres sont pour l’essentiel sincères , je n’ai pas souhaité participer aux élans médiatiques d’un débat interne qui se contenterait d’être projeté sur la place publique. Je revendique mon rôle, que je ne considère pas ingrat, de trouver les voies d’un chemin partagé mais je souhaite aujourd’hui en toute simplicité et à titre personnel, ouvrir des pistes de proposition.

C’est vrai, il est temps, nous devons passer à une nouvelle phase de notre histoire. La manquer équivaudrait à laisser l’hégémonie au productivisme modernisé en capitalisme vert. Mais pour passer ce cap, il faut passer du rassemblement par le haut au rassemblement par le bas. Nous avons fixé un calendrier et le débat est dorénavant ouvert. La transmutation est en marche. A nous toutes et tous de ne pas mener ce débat uniquement dans les médias, et d’en faire celui de tous les comités locaux Europe Ecologie, de tous les Verts, afin qu’il soit approprié par toutes et tous.

Du Brésil à l’Inde, en passant par l’Italie ou les Etats-Unis, toutes les forces alternatives cherchent à inventer un nouveau mode d’organisation. Avec une démocratie représentative, qui se coupe chaque jour du plus grand nombre, où l’abstention ne cesse de croître, on a besoin d’un mouvement qui soit capable de faire sa place à chacune et chacun. Pourtant, méfions-nous des rénovations hâtives de la vie politique, qui n’ont de modernes que le nom et derrière lesquels se reproduisent bien vite les formes anciennes de l’oligarchie ou du bonapartisme. Du NPA au Modem, en passant par les CUAL, il y a eu de bien nombreuses déceptions quant à la capacité à inventer un nouveau modèle.

Si la forme parti n’est pas finie, elle a pourtant vieilli. Nos effectifs sont peu nombreux et nos appareils reproduisent souvent trop vite les travers contre lesquels ils ont étés formés. L’idée d’une « coopérative écologiste » avancée par Daniel Cohn-Bendit est juste quand elle permet de rappeler notre héritage tiré du mouvement autogestionnaire. En refusant le parti-supporter atomisé et entièrement dédié à une personnalité et le parti- caserne à l’engagement dévoué, il y de la place pour une nouvelle forme : un parti-société, tourné vers l’extérieur et en perpétuelle transformation.

Il n’y aura pas de formule magique, mais je crois que la forme à naître doit être un mouvement polymorphe articulant à la fois un parti transformé et un réseau informel ouvert à toutes et tous, dont la priorité serait d’élaborer ensemble un projet capable d’être une alternative en 2012.

Cette transmutation/métamorphose ne devra pas non plus déboucher sur un objet fini mais nous devrons conserver cette capacité d’être en mouvement et surtout d’être accueillants, en particulier à celles et ceux qui n’ont ni les codes ni l’habitude du militantisme. La question de la formation, de nos militants, des membres du réseau, des élus et même des futurs élus est pour moi fondamentale.

L’essentiel : construire notre projet

Cette réflexion en cours sur l’avenir de l’écologie ne peut pas être un seul débat d’organisation. Au cours des derniers mois, nous avons mis au cœur du débat public, notre rêve et notre vision. Ni bal des prétendants, ni querelle de statuts, voilà ce qui a fait grandir l’écologie.

Notre écologie est l’héritage de la pensée du mouvement ouvrier, des combats que la gauche a pu mener pour le temps libéré ou pour le féminisme. Notre écologie puise aussi à la source des courants libertaires qui revendiquent la démocratie participative et l’autogestion. Notre écologie a su critiquer la gauche lorsque celle-ci renonce ou s’enferme dans les dogmes de la croissance, du productivisme ou de la concurrence. Notre écologie c’est celle de l’égalité des droits et de la coopération internationale. Notre écologie affirme que les réponses à la crise économique et sociale sont écologistes.

Notre écologie est ouverte à toutes celles et à tous ceux qui se reconnaissent dans notre projet. Ses frontières ne se font pas à priori mais ce sont celles d’un socle de valeur et d’un projet commun.

C’est pourquoi, dans les meilleurs délais, les Etats-Généraux de l’Emploi et de l’Ecologie, tel que proposés par Eva Joly et Pierre Larrouturou, doivent voir le jour. Mais nous devons aussi enfin faire naître une véritable Fondation de l’Ecologie Politique, dégagée des logiques partisanes. Une Fondation qui aura vocation à fédérer les initiatives, à rassembler tous ceux qui imaginent une métamorphose de la politique et à travailler avec tou- te-s les écologistes où qu’ils soient : de Nicolas Hulot aux partisans de la décroissance. Avant 2012, la question sera de savoir si nous serons capable d’être le lieu d’invention et d’innovation de la gauche.

Faire muer le parti

Le parti des Verts a une courte et belle histoire. Il a su se préserver des tentatives d’instrumentalisation ou d’institutionnalisation. On a souvent parlé de sa culture du désordre, mais il aaussi été capable de défendre, avant tout le monde, la parité, le non-cumul des mandats, le rajeunissement, le métissage et la féminisation d’une démocratie souvent bien empotée. Il a aussi été capable de ne jamais s’enfermer dans une culture du chef, qui voudrait que la parole d’un seul devienne celle de tous. Nous devons, sans ambiguïté, conserver ces acquis.

Mais, il s’est aussi parfois trop vite replié et isolé. Il a quelquefois oublié, que c’est de la société civile qu’il est né. Il a entretenu un rapport souvent ambigu avec ses dirigeant-e-s, posant avec difficulté la question de l’incarnation. S’il est indispensable de participer aux institutions, il en a parfois trop vite pris la couleur. Les Verts n’ont aujourd’hui ni vocation identitaire, ni volonté de se dissoudre dans un ailleurs indéfini. Je nous crois capables d’engager notre propre mue en participant à une aventure commune.

Cette mue a vocation à créer un espace politique nouveau, où toutes celles et tous ceux qui se sont engagés dans Europe Ecologie au cours des deux dernières années et qui souhaitent s’investir dans un parti pourront trouver leur place. Elle peut supposer de réformer, voire de transformer ses instances. Et pourquoi pas, sans a priori ni opération marketing et si le plus grand nombre le souhaite, être capable de changer de nom ?

Mais, des changements cosmétiques ne suffiraient pas à un tel bouleversement. Ces lieux doivent être ouverts. Partout où existent des locaux des Verts ou de composantes issues du rassemblement, nous pourrions les transformer en Maisons de l’Ecologie. Fondées autour du concept de coopérative politique tournée vers la société, elles seront les lieux du rassemblement et auront pour fonction l’éducation populaire à l’écologie, l’ouverture vers les nouvelles pratiques ( AMAP, covoiturage, consommation éthique, commerce équitable….).

La question des désignations de candidats doit aussi etre traitée. Nous ne devons plus reproduire les formes brutales et violentes que peuvent être aussi bien les arrangements de courants que la cooptation par un petit nombre. Si nous voulons être capable d’innover et de transformer profondément la vie politique, alors refusons la logique qui voudrait que la désignation des élu-e-s soit la propriété de quelques uns et soyons attentifs à garantir la diversité des candidats. Nous devons ouvrir ce processus de désignation à toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans notre projet. Ainsi dès les prochaines cantonales, nous pourrions mettre en œuvre ce processus qui associerait tous les membres du rassemblement. Dans les départements, tout citoyen se reconnaissant dans Europe Ecologie pourra, à partir d’une cotisation, voter pour la désignation des candidats aux cantonales.

Enfin cette nouvelle forme, doit être capable de représenter la pluralité d’Europe Écologie. Avec Les Verts, Régions et Peuples Solidaires, issus du Parti Socialiste, du PCF, du Modem, de CAP21, ou d’autres forces, un lieu d’échanges, d’élaboration et de décisions pourrait prendre la forme d’un Conseil Fédéral provisoire. Il devra durant la période transitoire, travailler en lien avec les CAP régionaux sur les positions concernant les questions importantes : retraites, énergie – climat, sécurité. Ce conseil devra faire des propositions sur la stratégie en matière d’alliances, et pour la séquence présidentielle et législatives.

Ouvert sur la société, pluriel et innovant, ce parti devra être à la hauteur de toutes les exigences éthiques et démocratiques, notamment concernant le non-cumul, pour donner forme à une force d’espoir pour le XXIe siècle.

Créer un réseau-mouvement ouvert sur la société

Durant toute la campagne, ils sont nombreux celles et ceux que j’ai rencontré-e-s, qui m’ont dit aimer et saluer notre mouvement. Ils veulent s’engager, mais pas s’encarter. Sans être membres d’un parti, mais en participant à un réseau souple et informel, ils doivent aussi pouvoir se féderer.

Ils s’organiseront en comités locaux et adhéreront de manière individuelle à un réseau. Ils pourraient être reliés par (enfin !) un véritable journal de l’écologie politique, qui n’a pas vocation à être un organe de presse officiel, mais bien un outil de lien entre tous les écolos. Il reflétera les actions des comités Europe Ecologie et se nourrira des débats en leur sein. Outil de lien, il doit aussi être une force d’information et de réflexion. Enfin, prendront place des Fêtes annuelles de l’écologie, qui rassembleront toutes celles et ceux qui font de l’écologie une réalité quotidienne.

Après ces élections victorieuses, le risque le plus grand pour nous est celui d’un enfermement dans l’institution. Un pied dedans, un pied dehors, nous devons perpétuellement renouveler notre lien avec la société civile. Sur le modèle des expériences brésiliennes, les groupes régionaux des nouveaux élu-e-s débattront de manière permanente avec les associations de l’environnement et les secteurs du mouvement social et de la société civile. Au sein de parlements régionaux de l’écologie, ils organiseront le suivi des politiques des Conseils régionaux.

Enfin, parce que l’écologie ne se fait pas que dans les urnes, nous devrons , dans les mois qui viennent, proposer à toutes les composantes de l’écologie d’organiser une Marche pour le Climat pour protester contre l’enlisement du Grenelle, l’abandon de la fiscalité énergétique, et faire valoir des décisions toujours plus urgentes.

Cette rénovation de nos propos et de nos idées doit aller bien plus loin. On ne peut parler d’écologie et porter notre projet de la même manière qu’au cours des années 1980. On ne peut plus s’adresser de la même manière et apporter les mêmes réponses aux générations qui n’ont connus que la crise, le SIDA et le chômage de masse. Les réponses politiques attendues aujourd’hui doivent pouvoir incarner des changements profonds et des transformations de la vie quotidienne. Mettre au coeur du débat nos réponses à la question économique et sociale, voilà le défi des années à venir. Nous devons prouver qu’il existe d’autres réponses, que le simple partage des fruits de la croissance et de la surproduction à tout crin. Avant 2012, la question ne sera pas d’abord de savoir si nous devons avoir un-e candidat-e ou non, mais bel et bien si nous serons capable d’être le lieu d’invention et d’innovation de la vie politique.

Ils sont nombreux au cœur de l’opposition, mais aussi éloignés du débat politique, à s’interroger et à hésiter sur la possibilité d’une autre voie que celle ouverte par les formations politiques traditionnelles. C’est avec elles et eux, avec les millions de citoyen-nes qui rêvent d’une nouvelle politique, que nous écrirons les nouvelles pages de ce cycle historique de l’écologie.

Il ne s’agit aujourd’hui ni de s’isoler, ni de se marginaliser, ni de manquer d’ambition. Nous devons, même si le chemin est long et ardu, construire une formation de l’écologie à vocation majoritaire qui sera capable d’impulser des changements profonds. Cela passera sûrement par une recomposition du paysage politique de notre pays. L’écologie n’est pas seulement une obligation extérieure liée aux contraintes de la planète. Elle doit être le creuset du projet de transformation sociale du XXIeme siecle. Celui qui permet d’ouvrir une véritable perspective à celles et ceux qui constatent la décrue et le renoncement de la social- démocratie ou l’impossible réanimation d’une utopie communiste morte autant de ses emballements que de ses trahisons. L’écologie est aussi le projet qui, à un ultralibéralisme matiné d’autoritarisme, oppose l’émancipation, l’autonomie et le partage des richesses.

C’est avec cette volonté qu’est né mon engagement, c’était mon état d’esprit lors des élections régionales et c’est de la même manière que j’aborde les débats qui s’annoncent. Alors que d’aucuns s’aventurent à me donner de supposées ambitions pour 2012, c’est avec modestie que je souhaite participer au débat sur l’avenir. Il n’appartient pas qu’à nous et le résultat ne pourra être égal à la somme de chacun et chacune d’entre nous. Des choix que nous ferons et de l’élan que nous créerons, viendra notre capacité à mettre fin au régime Sarkozy et à créer une nouvelle majorité solidaire avec la gauche.

Après une campagne à la fois exaltante et harassante, je voulais vous livrer ces quelques mots d’une réflexion encore en cours, avant de profiter de quelques jours pour prendre ma part de repos et de grand air,

Avec mon amitié,

Cécile Duflot – Villeneuve-Saint Georges – Dimanche 11 Avril 2010

33 commentaires

« Commentaires plus anciens Commentaires plus récents »
  1. gildas layec dit :

    @ François Mathieu

    c’est une bonne nouvelle

    mais moi je veux celà avant

    http://voixecologiques.blogspot.com/2010/04/aimeriez-vous-voir-publication-des.html

    Pas envie de me refaire emmerder .
    et voir la charte que chacun devrait signer je crois !

    Je vais peut être prendre une carte chez les verts pour eviter de payer la cotisations à europe ecologie : cà me fera faire des economies et je saurai ce qui se passe dans le parti !!!

    Comme cà je poserai peut être des questions moins con : on sait jamais

    Ca coute combien la carte de chez les verts ?
    Moins de 20 euros ?
    Moi je gagne 650 euros par mois !
    Si je peux economiser quelques euros …
    Si quelqu un peur me le dire …

    Gildas Layec

    perceptibles@gmail.com
    06 6532 51 50

  2. François Mathieu dit :

    Plus dans l’action avec l’exemple de Négawatt

    Extrait de http://www.negawatt.org/
    « L’association NégaWatt, créée en 2002, rassemble 350 professionnels de l’énergie partageant ces analyses. Elle est à l’origine de la démarche négaWatt, qui se décline en 3 temps :
    la sobriété énergétique, qui consiste à supprimer les gaspillages et les besoins superflus
    l’efficacité énergétique, qui permet de réduire les consommations d’énergie pour un besoin donné
    les énergies renouvelables, qui répondent à nos besoins énergétiques avec un faible impact sur notre environnement et une gestion décentralisée. »

    Voila un exemple d’action concrète (ou démarche), de grain à moudre pour toutes les instances d’EE (locales, régionales, nationales…) avec à la clé des résultats tangibles, condition indispensable pour changer le paysage énergétique de la France …
    Toutes les positions affichées ici et ailleurs(sur le nucléaire par exemple) et dont on ne peut pas mesurer les résultats, ne peuvent déboucher que sur 2 alternatives :
    1) à qui est ce qu’on coupe le courant si on ferme des centrales nucléaires ?
    2) mettre en action à fond la démarche Négawatt pour réduire les besoins …
    Il y a en fait une 3ème alternative qui a été appliquée de facto cet hiver, pendant lequel la production d’énergie en France était insuffisante : acheter du courant à l’étranger, produit avec du charbon polonais, du gaz russe ou du pétrole de l’OPEP, alternative évidemment non viable …

    Voilà donc un exemple d’actions largement consensuelles pouvant apporter des résultats et de la crédibilité, bien davantage que les guerres de positions idéologiques affichées depuis longtemps, sans grand résultats …
    Le paradoxe c’est qu’il faut y mettre beaucoup d’énergie ;-)

  3. Dominique Gaillard dit :

    Quel dommage que pour Cécile D il y ait d’un côté les verts (organisés et leaders) et d’un autre côté les « divers », « les issus de » qui ne pourraient avoir d’existence au sein d’EE qu’en tant « qu’isolés ». Pour moi ce n’est pas ça « la politique autrement ».
    Dominique Gaillard adhérent Cap 21 et approuvant l’appel du 22 mars de Dany CB

  4. Deleume dit :

    Nicolas Deleume
    Le calendrier sur l’avenir d’EE(conférences le 8 mai ect) m’est parvenu par mail
    sans aucunes infos préalables sur ce sujet .D’ou vient cette initiative ? Ou peut-on trouver le texte intégral?
    Selon C Duflot ,son projet serait un pari vert « renové » et une organisation de type coopérative pour EE . Dans cette coopérative meme avec cotisations et signatures ,
    le signataire aura -t-il vraiment le droit de vote pour les décisions importantes , càd
    une personne = un vote pour ce qui concerne les orientations politiques ,modes
    de fonctionnement ,statuts.Le mot coopérative ne me plait pas car il y a toujours des profiteurs ,c’est une organisation au rabais .
    Quand on a fait campagne ensemble en 2009 et 2010 avec succès c’est un fonctionnement qui ressemble à celui d’un parti.
    Alors ouvrons largement le parti » les verts » soyons plus attractifs dans le fonctionnement du parti et à coté il peut y avoir des maisons de l’écologie qui sont
    des laboratoires d’idées pour personnes non -engagées et sans droit de votes .
    Je vois mal continuer à deux organisations Les Verts et EE ,à terme cela va poser
    des problèmes plus vite que l’on ne croit.

  5. de quel calendrier s’&éagit-il ? Tu as dates et lieux des réunions avec les ordres du jours, le nom des organisateurs.
    Sais tu si l’ordre du jour sera le même partout – du moind pour une partie -.
    L’aspect financier sera t il abordé : important pour louer des cars pour que les moins fortunés puissent venir à Paris en juin ?

    j’ai hate de le recevoir : enfin cà bouge

    Merci

    Gildas de nantes

    Te signale pétition
    http://voix-ecologiques.ning.com/profiles/blogs/europe-ecologie-on-veut-savoir

  6. Robin del Bòsc dit :

    Les mots absents :
    fédéralisme, langues de France, identité, pouvoir régional, autogestion, occitan, breton, basque, corse, alsacien, régionalisation, décentralisation, colonialisme intérieur…

    On reste dans le bon cadre napoléonien ?

  7. Mikael dit :

    « Pourtant, méfions-nous des rénovations hâtives de la vie politique, qui n’ont de modernes que le nom et derrière lesquels se reproduisent bien vite les formes anciennes de l’oligarchie ou du bonapartisme. Du NPA au Modem, en passant par les CUAL, il y a eu de bien nombreuses déceptions quant à la capacité à inventer un nouveau modèle. »

    Vous parlez pour vous Madame Duflot ???

    Faut pas etre dupe… depuis votre gamelle aux Européennes alors que EE fesait un trés bon score…vous vous etes rapprochés vous et les Verts d’EE pour un bon score aux Régionales.

    Et maintenant, vous nous dites que les Verts et EE devrait fusionner pour une meilleure action…mais vous nous prenez vraiment pour des c… Madame Duflot

    Je suppose que vous seriez la seule candidate à la Présidence de ce soit disant grand parti (pardon, grande fédération) écologique ?!?

    A part ça, vous n’avez pas du tout d’ambitions pour 2012 !!!

    A bon entendeur…

    Mikael qui à voté pour EE aux Européennes et non pour les Verts !!!

  8. Jean-Sébastien Guitton dit :

    @ Mickael : sans entrer dans les détails, il y a quand même quelque chose à corriger dans votre message : « depuis votre gamelle aux Européennes alors que EE fesait un trés bon score…vous vous etes rapprochés vous et les Verts d’EE pour un bon score aux Régionales. »
    Euhhh : les Verts faisaient DEJA partie d’EE aux européennes !!!!! Les Verts sont cofondateurs d’EE ! Et en terme de « petits bras » et de « gros sous », ils en sont les principaux artisans !
    C’est fou cette animosité envers les Verts… Nous ne sommes que des citoyens qui, comme vous, on décidé de s’investir en politique pour faire avancer leurs idées. Et pardon de le dire, mais la différence c’est juste qu’on avait décidé de le faire avant vous… On avait adhéré aux Verts avec la même motivation que vous qui adhérez maintenant à EE. Et c’est très bien. Mais merci de ne pas nous cracher à la figure en permanence… Et si vous voulez parler des leaders des Verts plutôt que des « petits bras », ben je suis désolé de vous dire qu’ils ne sont sans doute pas pire que les leaders et futurs leaders non-Verts d’EE… Y’a d’l'humain là-dedans…

  9. alain mathiot dit :

    encore une fois on retrouve ce vieux débat entre « encartés » et inorganisés » tout le monde soupçonnant tout le monde d’arrières pensées inavouables débat digne d’iznogoud »… je veux être calife à la place du calife!!! tout ceci est secondaire pour moi. ce qui importe ce sont les idées! le programme. toutes ces luttes d’apareil, de tendance, de chapelle, de « secte », je m’en contrefout!

  10. Benoit dit :

    Bon, le modèle proposé semble donc être un parti (les Verts) comme leader de l’écologie politique autour duquel graviterait gentiment toute une faune écologiste (associations, partis moins médiatiques, sympathisants… ).
    Tout ça me rappelle singulièrement certains échanges que l’on a pu suivre de plus ou moins près fin 2006 entre les différentes mouvances gaucho-alter/anti-capitalistes… Chacun disait alors, pour faire simple, nous somme tout à fait ouvert à une candidature unique vraiment de gauche, mais derrière le seul candidat légitime : le notre. A l’époque, je parlais de chroniques d’une déculotée annoncée. Dans le cas présent la donne est légèrement différente puisque les Verts sont le mouvement écologique le plus développé… mais quand même… Quel dommage. Quel manque de dépassement des égo partisants, Quelle vision étriquée du format politique de l’avenir.

Rédigez un commentaire



Follow Me! Suivez Europe Ecologie sur Twitter Suivez Europe Ecologie sur Identica Suivez Europe Ecologie sur Facebook


Europe Ecologie : le débat on Facebook












A lire dans La Ruche

  • Le « Projet 2012 » se construit avec vous
  • Les états généraux pour l’emploi et l’écologie
  • Europe Ecologie : un projet de budget alternatif, juste, économe et stratège
  • Contre une réforme injuste, des solutions écologistes durables
  • 4 septembre 2010 : Mobilisons-nous !
  • Chômage : quatre vérités que Lagarde ne vous dira pas
  • Retraites, des solutions justes et responsables existent
  • Mouvement autour du parti ou parti en mouvement.
  • Particularismes d’Europe écologie au service de l’écologie politique : point de vue seine-et-marnais
  • De la différence politique entre écologie et écologisme
  • 24 juin 2010 : mobilisons nous !
  • 22 mars : l’exemple des « Écologeeks »
  • Europe Écologie : un mouvement multiple
  • Devenir organisationnel d’Europe Ecologie ?
  • Contribution de « La Souris Verte, Forum des jeunes écolos du Nord/Pas-de-Calais »
  • Les 5 visages d’Europe Ecologie
  • « Ce que je crois… »
  • Faire de la politique vraiment autrement?
  • Une triple urgence écologique et sociale mais aussi politique.
  • Proposition et contribution à notre avenir commun : Réseau Europe Écologie Verts (R.E.E.V)
  • COOPÉRATIVE TRANSVERSALE EUROPE ÉCOLOGIE 3 MAI
  • La diversité des parcours, une richesse humaine qui nous renforce, un élément central de notre identité
  • Ecologie politique : pour un mouvement durable !
  • Une idée de réforme des retraites : la retraite dégressive
  • Scoop on the ee’s coop
  • Contribution à la genèse d’un parti novateur éthique et démocratique
  • Les débats de la Ruche : comment publier une contribution ?
  • Europe Ecologie une structure en archipel
  • Pour un conseil interregional d’Europe Ecologie
  • « Paris prend la Bastille »


  • Derniers commentaires...