Le mouvement qu’il nous faut : à géométrie variable et à investissement variable
La question principale n’est pas celle du programme mais celle de la récupération du pouvoir d’action collectif. Les laboratoires d’idées c’est bien, les laboratoires d’action c’est encore mieux (car ils donnent des idées !!). Trois types de participation au mouvement sont possibles :
· Les activistes : ceux qui veulent mener des combats précis, gagnants, faire de l’activisme et devenir moteurs d’alliances conjoncturelles pour ou contre certaines mesures. Le modèle c’est Greenpeace, il faut avoir les mêmes règles que Greenpeace, mais avec l’action de masse en plus : formation des activistes, travail médiatique, capacité à fédérer des alliés de tous types pour des batailles très ciblées. Ceux qui s’inscrivent pour ce type de mission ne sont pas candidats aux élections et ne s’en occupent pas autrement que pour le débat programmatique qui concerne tout le monde.
· Les candidats à l’élection : ceux qui veulent devenir élus. Pour cela, ils doivent faire l’objet d’une sélection et avoir fait leurs preuves dans d’autres milieux et activités sociales. Le mouvement sélectionne en amont ceux qui pourront être ses représentants et ce ne sont plus les plus tenaces dans les réunions sans fin ni les plus malins dans les copinages qui sont sélectionnés. Une fois présélectionnés, ces candidats élus sont formés pendant au moins un an en interne avant de pouvoir prétendre être candidats. Ils sont en charge des campagnes électorales mais les décisions principales sont prises par les adhérents des trois collèges
· Les adhérents : ils ne font que soutenir financièrement le mouvement et suivent ses actions en y participant quand ils le veulent. Ils sont consultés en ligne le plus souvent possible et participent au débat programmatique. L’adhésion peut être double ( à un autre parti) mais dans ce cas, ils ne peuvent être ni activistes ni candidats élus ( les deux premiers collèges sont à adhésion unique).
Les trois collèges constituent le mouvement Europe Ecologie.
Son parlement est constitué de ces trois collèges auxquels s’ajoute le collège des organisations partenaires. Toutes les associations qui en font la demande et dont la candidature est acceptée peuvent envoyer un représentant au parlement d’EE avec voix consultative et droit de parole. L’objectif est d’assurer un lien étroit avec les mouvements sociaux de divers types et d’obliger les membres d’EE à se soucier en permanence d’alliances sur le terrain.
Les règles sont définies par un conseil des sages national de 7 personnes qui ne peuvent être candidates ni participer à aucun des collèges. Ce conseil peut s’autosaisir. Les règles sont amendées et adoptées par le parlement. Le conseil habilite après audition personnelle un corps de médiateurs régionaux, chargés de traiter les appels lorsque les consensus ne fonctionnent pas.
Pour tous les mandats internes à Europe Ecologie, il est instauré un cycle de deux ans, avec un renouvellement unique possible. Aucun membre ne pourra occuper de responsabilités plus de 4 ans de suite.
Les prises de décisions sont faites au plus près des instances concernées (ville, pays, département, région) et c’est seulement dans le cas où l’impossibilité durable d’atteindre un consensus qu’il est fait appel à un médiateur de l’instance immédiatement supérieure. Le temps nécessaire est pris pour faire évoluer les positions et atteindre un consensus, dans un esprit coopératif permanent.
Ces propositions sont inspirées des analyses développées dans un article écrit par Dominique Boullier et Eric Macé dans la revue Cosmopolitiques n°14 (consultable en ligne sur www. cosmopolitiques.com)
Proposition de départ à écrire :
Europe Ecologie renonce à toute participation à la présidentielle qui est la drogue dure de la classe politique française, tant qu’une réforme radicale de la constitution en une VIeme République ne rétablit pas le pouvoir du parlement.
D Boullier 20 Mars 2010







Ces solutions me semblent bien castratrices. Je ne suis sans doute pas un fin politique, ni n’ai de prétention d’organisation d’un parti politique. Mais je pose tout de même les questions suivantes :
- Pourquoi faire des castes ?
- Il me semble qu’un « activiste » peut s’avérer être un bon candidat.
- Les adhérents ne peuvent-ils pas devenir actifs dans certains domaines ?
- Former les « activistes », c’est bien mais ça fait un peu trop dictatorial, la liberté des nouvelles idées me semblent plus intéressantes. Je préfèrerai qu’on offre la possibilité à ceux qui le veulent de se former, sans que ce soit une obligation.
- Un sympathisant peut devenir militant, un militant peut devenir activiste, un activiste peut devenir candidat, un candidat peut devenir un sage
- Et même si je suis d’accord pour se protéger des opportunistes individuels, je ne pense pas que limiter la durée de vie d’un élu à 4 ans soit la solution, l’intégrité n’est pas une question de temps et je préfère qu’Eva Joly reste au pouvoir pendant 20 ans plutôt que Le Pen 4 ans !
En revanche, je pense que nous devons veiller à ce que les politiques élus travaillent pour le bien de tous et s’engagent sur leurs promesses.
- La raison d’être du politique, c’est de prendre le pouvoir. Les présidentielles sont des élections fortes de la V° république, nous devons y être et éventuellement la faire évoluer et ne pas attendre que la V° république s’autodétruise et nous appelle à l’aide. Je ne suis pas pour l’attentisme, je suis pour l’activisme et l’implication.
Nous sommes responsables de nos actes mais aussi de nos inactions.
Avis d’un écologiste convaincu qu’EE doit se mettre au devant de la scène politique parce qu’elle répond aux attentes des citoyens.
[...] Ce billet était mentionné sur Twitter par peggyb, Cédric. Cédric a dit: Le mouvement qu’il nous faut : à géométrie variable et à investissement variable #avEEnir http://bit.ly/cuD43c [...]
Je ne suis pas d’accord avec le systeme proposé qui fige les roles . Nous avons pu constater l’inefficacité des systemes activistes dans la récente mobilsation sur le climat, au sein des Collectifs UC, qui se sont réduits à peau de chagrin, alors que la cause avait un réel echo populaire. Le systeme greenpeace a fait la preuve de ses limites .
[...] – Quelques idées et des pistes pour avancer… – La cathédrale et le bazar en politique – Le mouvement qu’il nous faut : à géométrie variable et à investissement variable – Contributions du groupe local EE de [...]
rien rien rien ne pourra réussir autour de notre grande CECILE tant que les irresponsables farfelus qui suivent le charlatan conh bendit s’accrocheront aux basques de CECILE……la France profonde deteste l ‘habile camelot conh bendit il faut convaincre CECILE de se démarquer de ce charlatan….de voynet ,, de lepage…de mamère et de toutes ces taupes plus socialistes qu’écolos ….Cecile vaut mieux que tous ces irréalistes incompetents irresponsables qui ne la suivent que par interet…..