Le cahier des débats préparatoire aux Assises constituantes

CherEs AmiEs,

Nous vous avons régulièrement informéEs des différentes étapes qui doivent conduire Europe Ecologie aux Assises constituantes de novembre 2010. À la suite des conventions régionales du 8 mai et de la convention nationale du 5 juin, le comité d’animation et de pilotage d’Europe Ecologie (CAP) s’est réuni le 18 juin. Il a adopté un cadre de travail relatif au calendrier et à la méthodologie de travail jusqu’à la tenue des Assises de novembre. Il a été décidé de publier les textes produits à l’occasion de la réunion du 5 juin sous la forme d’un « cahier des débats« . Le présent cahier des débats, mis en ligne, fait l’objet d’un envoi à l’ensemble des signataires.
Ce document doit servir de base de réflexion collective sur l’ensemble des questions relatives à la structuration et permettre à chacun-e de s’approprier les débats.
A partir de ce document, il est proposé aux signataires qui le souhaitent d’envoyer au secrétariat général d’Europe Ecologie des propositions concrètes de structuration avant le 31 juillet 2010 à contact@europeecologie.fr.

Ces textes devront respecter les principes fondamentaux suivants : démocratie interne, parité Homme/Femme, 1 personne/1 voix.

Afin de pouvoir dégager les points de consensus plus facilement, un canevas de questions précises sera diffusé le 10 juillet.
Vous souhaitant une bonne lecture des textes joints et dans l’attente des éventuelles contributions, nous vous adressons nos amitiés écologistes.

Alix Béranger, Secrétaire générale d’Europe Ecologie

> téléchargez le dossier

ADHEREZ A EUROPE ECOLOGIE POUR CONSTRUIRE UN AVENIR COMMUN

> téléchargez le bulletin d’adhésion (PDF, version couleur [recto, verso], version noir et blanc [recto, verso])

Vous êtes signataire ou sympatisant-e d’Europe Ecologie. Pour participer au processus de débat et de vote qui aboutira, avant la fin de l’année 2010, à la structuration de l’écologie politique, vous pouvez désormais adhérer à Europe Ecologie.

Les récentes élections européennes et régionales ont permis d’affirmer la crédibilité de l’alternative écologique. Face aux impasses du libéralisme, de la social-démocratie ou de l’extrême gauche, une brèche s’est ouverte qui permet d’envisager l’émergence d’une nouvelle offre politique porteuse d’espoir pour nos concitoyens : celle d’une transformation écologique et sociale de la société.

Avec Europe Ecologie et l’ensemble de ses composantes ou sensibilités, affiliées ou non aux Verts, l’écologie politique est à présent la troisième force politique du pays. Sa dynamique a été rendue possible en rassemblant des énergies diversifiées sur une même conviction : l’écologie est l’avenir de l’humanité.

C’est cet avenir qu’il s’agit désormais de construire autour d‘un projet approfondi de transformation des modes de production et de vie, adossé aux grandes valeurs qui ont favorisé le progrès humain.
C’est cette dynamique qu’il faut maintenant prolonger et amplifier en l’incarnant dans une organisation politique ouverte et durable, fédérant toutes celles et tous ceux qui nous ont accompagnés ces deux dernières années ou qui souhaitent à présent rejoindre le rassemblement des écologistes.

> Adhèrez à Europe Ecologie

L'Appel du 22 mars :
"Changer la politique pour changer de politique"

Par Daniel Cohn-Bendit

C'est un tournant historique. Des européennes aux régionales, l'écologie politique s'installe désormais comme un espace autonome dans le paysage politique français. Mais devant l'ampleur des défis auxquels doivent répondre nos sociétés, la consolidation est une nécessité absolue. Il faut nous inscrire dans la durée et honorer ce rendez-vous avec l'histoire - ou bien nous ne pourrons plus critiquer impunément l'irresponsabilité de ceux qui ne font rien, à Copenhague ou ailleurs, parce qu'ils sont incapables de dépasser leur petits intérêts particuliers.


Appel du 22 mars de Dany Cohn Bendit
(au Comptoir Général, Paris, le 22 mars)

Nous avons besoin d'une structure pérenne et souple à la fois, capable d'élaborer des positions collectives et de porter le projet écologiste, sans s'abîmer dans la stérilité des jeux de pouvoir ou la folle tempête des égos en compétition.

(lire le texte complet)

Les Verts, le Rassemblement des écologistes, Europe Ecologie, et maintenant ?

par Cécile Duflot

Cher-e-s ami-e-s,
Les élections qui viennent de s’achever sont, c’est certain, un nouvel événement pour l’écologie politique. En moins de deux ans, nous avons entamé un nouveau cycle de notre histoire.

Personne ne pouvait anticiper réellement le bouleversement politique du 7 Juin 2009. Si nous étions convaincus de la pertinence du rassemblement, de sa capacité à rebattre les cartes d’un paysage politique parfois défraîchi, le résultat a été au-dessus de nos espérances. Nous avons montré que l’écologie était à la fois une projet autonome et que nous étions capables de tisser des ponts avec tous ceux qui innovent dans la société, en portant des solutions et en incarnant une alternative crédible.

Les Verts, le Rassemblement des écologistes, Europe Ecologie, et  maintenant ? Cécile DuflotAprès un tel élan, les attentes étaient nombreuses, chez les citoyens et les citoyennes, qui lassés des éternels duels, hésitent souvent entre l’abstention ou la résignation. Les élections régionales auraient pu être celles de la déception, elles ont étés celle de la confirmation. Nous avons montré que le mouvement de l’écologie politique pouvait être, à deux élections consécutives, la troisième force du paysage politique. J’y ai pris ma part de responsabilité, avec chacun et chacune d’entre vous, avec Philippe Meirieu, avec Laurence Vichnievsky, toutes les autres têtes de listes et celles et ceux qui ont fait la campagne. Avec 266 conseillers régionaux élu-e-s, aux parcours très divers en situation de responsabilité dans presque toutes les régions, nous avons aujourd’hui les moyens de mettre en œuvre une écologie de transformation.

(lire le texte complet)

Appel pour des Etats Généraux de l’Emploi et de l’Ecologie

Les élections régionales ont révélé Europe Ecologie comme la troisième force politique française. Nous pouvons être fiers du travail accompli mais, tous, nous avons conscience de la gravité de la crise dans laquelle s’enfonce notre pays : plus de 50 % des citoyens adultes de notre pays n’ont pas voté dimanche et le FN remonte !

Une des causes fondamentales de la crise politique est l’incapacité des partis qui se succèdent au pouvoir depuis 30 ans à sortir notre pays du chômage. La carte de l’abstention est semblable à la carte du chômage : on ne pourra pas sortir de la crise démocratique si on ne parvient pas à sortir du chômage. Le chômage est aujourd’hui le souci numéro 1 des Français. Le nombre total des chômeurs a augmenté de 900.000 depuis 18 mois et Nicolas Sarkozy ne fait rien ! Hélas, 69 % des Français pensent que « la gauche ne ferait pas mieux ».

Certes, tous ceux qui sont venus à nos meetings ont compris qu’Europe Ecologie avait de vraies réponses à la crise, mais quelques semaines de campagne ne suffisent pas à toucher l’ensemble des citoyens. Et -pourquoi ne pas le dire ?- nous n’avons pas la prétention de penser que notre projet est totalement parfait et qu’il ne peut pas être encore amélioré.

Seule la rencontre de toutes les parties prenantes peut permettre de dégager des solutions communes à la hauteur des enjeux et de faire partager notre vision de la conversion écologique de l’économie en matière de formation, d’innovation et de création d’emplois verts non délocalisables.

Voilà pourquoi nous lançons aujourd’hui cet Appel pour qu’Europe Ecologie organise des Etats-Généraux de l’emploi et de l’écologie.

Eva JOLY, députée européenne,
Pierre LARROUTUROU, Tête de liste Europe Ecologie 92
Marie BLANDIN, Sénatrice du Nord

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Europe Ecologie à l’heure de l’affirmation

En moins d’un an, Europe Ecologie est devenue la troisième force politique française. Malgré un certain recul, le résultat des élections régionales confirme celui des élections européennes. L’écologie est désormais reconnue comme porteuse d’un projet de société crédible. Elle s’affirme comme une nouvelle offre politique, dépositaire d’une « autre voie ». Son rôle consiste désormais à mettre en oeuvre une mutation écologique, économique et sociale adaptée à la nouvelle donne planétaire.

Pour que ce projet se poursuive et s’enracine durablement, jusqu’à devenir le nouveau pivot de la vie politique, le rassemblement Europe Ecologie est confronté au défi de sa propre évolution. Celle-ci repose sur une double exigence : consolider la singularité politique de notre mouvement et penser sa métamorphose organisationnelle, dans le sens de l’autonomie.

Les signataires de ce texte proposent de mettre en débat les principes et les conséquences de cet objectif au sein d’Europe Ecologie afin de franchir ensemble une nouvelle étape. Nouvelle étape que l’existence d’une délégation commune d’eurodéputés à Bruxelles et les nouveaux groupes d’élus dans les conseils régionaux préfigurent d’ores et déjà.

André ASCHIERI, Danièle AUROI, Sandrine BELIER, Jean-Paul BESSET, Marie-Christine BLANDIN, Christian BOUCHARDY, José BOVE, Jean-Marc BRULE, Pascal CANFIN, Yves COCHET, Daniel COHN-BENDIT, Françoise COUTANT, Karima DELLI, François DE RUGY, Jean DESESSARD, François DUFOUR, Pascal DURAND, Jacques FERNIQUE, Mireille FERRI, Hélène FLAUTRE, Stéphane GATIGNON, André GATTOLIN, Sacha GOLDMAN, Guy HASCOET, Yannick JADOT, Ghislaine JEANNOT-PAGES, Eva JOLY, Pierre LARROUTUROU, Alain LIPIETZ, Eric LOISELET, Jean-Philippe MAGNEN, Noël MAMERE, Mickaël MARIE, Caroline MECARY, Jacques MULLER, Christophe PORQUIER, Michèle RIVASI, Jean-Louis ROUMEGAS, François SIMON, Anne SOUYRIS, Claude TALEB, Dominique VOYNET

De la différence politique entre écologie et écologisme

par Julien SIMON

A force de réfléchir à l’écologie politique, à ce qu’elle représente, aux espoirs qu’elle porte et aux craintes qu’elle suscite, on finit par tomber dans les vieux travers de l’étymologie. Car quitte à réfléchir sur un concept, autant savoir d’où il sort et pour cela, il suffit d’ouvrir les pages d’un dictionnaire. Comme souvent, une solide définition donne de solides bases à une réflexion concrète.

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« Ce que je crois… »

par Maurice GAUTHE – Annoeulin – Nord-Pas de Calais


« Le monde a commencé sans les hommes et finira sans eux »
(C. Lévi-Strauss)

Après avoir osé commettre vingt pages de contributions, je propose ici une synthèse très partielle montrant comment je conçois une partie de la construction de notre projet de rassemblement autour d’Europe Ecologie (EE), que l’ont soit un jeune écolo, un ancien vert, un indépendantiste ou un simple passager embarqué sur EE.

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Mouvement autour du parti ou parti en mouvement.

par Caroline Pinet

Contributions ou interventions dans le cadre des réunions s’attachent, jusque dans des formes bien complexes, à structurer le mouvement autour d’un parti sans que l’on puisse y lire la volonté de créer un rassemblement en mouvement, différent des formes partisanes que nous connaissons dans tout l’échiquier politique et qui révulsent de plus en plus de français.

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Particularismes d’Europe écologie au service de l’écologie politique : point de vue seine-et-marnais

par Sylvain Kerspern, militant Vert de Melun (77)

Nous traversons actuellement un processus essentiel de l’écologie politique en France, qui semble rencontrer enfin son public, son électorat. Je ne veux pas nécessairement m’emballer car deux scrutins consécutifs et a priori favorables, sur deux années, ne font pas la durée. Surtout si le second marque un tassement – peut-être dû à une approche d’élections locales finalement nationale sans réelle réflexion inter-régionale.

Néanmoins, il faut reconnaître le succès d’Europe écologie (sinon à quoi bon vouloir contribuer au processus en cours, hein?). La question qui se pose à nous est simple : comment faire en sorte de pérenniser ce succès?

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Contribution de « La Souris Verte, Forum des jeunes écolos du Nord/Pas-de-Calais »

par Marine Tondelier et Vivien Guihard, coordinateurs, au nom du collectif de « La Souris Verte, Forum des jeunes écolos du Nord/Pas-de-Calais ».

La Souris Verte NPDC est clairement le fruit d’Europe Ecologie: si certains d’entre nous militent depuis maintenant quelques années, c’est bel et bien l’esprit du rassemblement des écologistes qui en a amené beaucoup d’autres à se rapprocher de l’Ecologie Politique. Cette formule qui nous a interpellés puis convaincus, nous souhaitons aujourd’hui en être des acteurs à part entière en constituant une véritable force de proposition dans le processus de structuration d’Europe Ecologie.

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Une triple urgence écologique et sociale mais aussi politique.

par Alain Thiriel – Lille – Nord-Pas de Calais

L’analyse et les perspectives livrées par Europe Ecologie sur les deux premiers volets de cette triple urgence recèlent, de mon point de vue, des bases solides pour élaborer le projet de société alternatif auquel nous aspirons. Dont acte et au boulot !

Je ne parlerai donc pas, ici, de l’urgence écologique, criante, qui n’est plus à démontrer. Mais ne nous trompons pas : au-delà des discours, il y a encore beaucoup de chemin à faire pour que la « conscience » de cette urgence se traduise en actes assumés et volontaristes des décideurs de tout poil à tous les niveaux de la société et des « simples » citoyens dans leur vie quotidienne.

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24 juin 2010 : mobilisons nous !

24 juin 2010 : mobilisons nous !60% des français se disent opposés au report de l’âge légal de 60 à 62 ans. Pourquoi le gouvernement propose-t-il aujourd’hui des mesures aussi impopulaires ? Parce qu’il a l’oeil rivé sur la note de la dette française. Montrer qu’on veut réduire les déficits publics pour rassurer les marchés financiers, voilà maintenant le seul objectif de la politique économique et sociale en France. Il existe pourtant des solutions justes et responsables pour financer les retraites sans report de l’âge légal. Europe écologie – Les Verts le démontrent.

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Pour les parisien-ne-s, retrouvez notre point fixe à partir de 14h devant le Cirque d’Hiver, M° Fille du Calvaire.

Une idée de réforme des retraites : la retraite dégressive

par Christophe MARQUES

Tout comme il « nous » parait maintenant normal d’avoir un impôt sur les revenus progressifs, pourquoi ne pas introduire une notion de dégressivité des pensions de retraite par répartition.

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Constitution d’un groupe « Europe-Ecologie & ONG »

Cher(e)s ami(e)s,

De même qu’il est nécessaire de faire émerger des formes d’engagement politique capables de concilier action collective et aspirations individuelles, il est devenu impératif de créer des passerelles entre écologie partisane et écologie associative. Cette articulation, qui sera sans doute l’une des clefs de la réussite de l’écologie politique en 2012 comme cela l’a été aux dernières européennes, doit être pensée dans l’optique de trouver une voie qui permette de cheminer ensemble, d’échanger de façon fructueuse tout en respectant la nécessaire indépendance qui tient au cœoeur du monde associatif.

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« Construire un avenir commun : c’est ensemble ou rien »

convention du 8 mai (Arcueil)Un grand chantier commence et il faut du renfort. Vous étiez nombreux pour mettre la main à la pâte ce samedi 8 mai, lors des Conventions régionales de l’écologie politique. Pour Dany Cohn-Bendit et Cécile Duflot, « chacun doit pouvoir se sentir partie prenante » et s’impliquer dans la création d’une organisation encore « en travaux ».

> retrouvez la Convention d’Ile-de-France en vidéo
> retrouvez ici la retranscription (texte) de la première plénière

Europe Ecologie: vieille éthique ou vieille politique?

par Pascal Durand, article paru dans Mediapart

Après l’écologie radicale, assisterons-nous à l’arrivée de la «radicale-écologie»? Celle qui, à l’instar de son aînée, érigera les postures, les dîners en ville, le clientélisme et les arrangements entre amis comme fondements de l’action politique. A le penser, certains «jeunes» professionnels de la politique obèrent l’avenir d’un mouvement dont ils ne mesurent l’utilité qu’à l’aune de leur carrière personnelle et de leurs intérêts partisans. Tolérer cette dérive développée sur fond d’égos insatisfaits et de patriotisme identitaire serait s’en rendre complice.

L’occultation des débats de fond au profit des attaques personnelles, des procès d’intention ou des atteintes à la dynamique collective brise l’élan, démobilise les militants et douche les enthousiasmes naissants. Loin d’aider à son développement, ces comportements marginalisent et discréditent la thématique écologique.

(lire le texte complet)

Altermondialistes et écolos : on continue toujours.

La crise continue, s’amplifie. Pour la première fois en Europe, un pays, la Grèce est soumis à un plan d’ajustement structurel. La pauvreté, la précarité et le chômage augmentent pendant que les banques restaurent leurs bénéfices. Les atteintes à la liberté des personnes et à la démocratie sont de plus en plus fortes. Les dérèglements climatiques, la perte de la biodiversité, ont des impacts de plus en plus visibles. Une nécessité d’écologie politique, en rupture avec les logiques dominantes, se fait toujours plus sentir.

Premiers signataires :
Françoise Alamartine, Martine Alcorta, Roseline Amelot, Sylvette Amestoy, Jérôme Artaz, Laurent Audouin, Elhadi Azzi, Francine Bavay, Marie-Christine Belouin, Gilles Bénard, Malika Benarab Attou, Claude-Marie Benson, Stephane Bernard, Jean-Jacob Bicep, Alain Blanc, Gérard Blanc, Alban Blanchard, Dominique Blanchard, Jorge Bocanegra, Michel Bock, Nicolas Bonnet, Alima Boumediene-Thiery, Michel Bourgain, Jacques Boutault, Eliane Brousse, Alain-François Calderon, Nicolas Calvet, Priscilla Cassez, Jean Chambeau, Armelle Chevassu, Pierre Christophe, Daniel Compère, Yves Contassot, Sergio Coronado, Emmanuelle Cosse, Alain Coulombel, Bernard Crozel, Adèle Côte, Jean-Marc Delaunay, Karima Delli (…)

Le réformisme radical de l’écologie politique

par Alain Lipietz
Intervention à l’atelier « Approfondir les valeurs de l’écologie politique »,
convention francilienne d’Europe Écologie, Arcueil, 8 mai 2010.

Le « réformisme radical » (comme l’« l’utopie concrète », ou toute autre formulation de ce genre) est l’une des caractéristiques les plus importantes du positionnement politique de l’écologie. Plus importante même que la question « à gauche », « ni droite, ni gauche », ou « ailleurs » !

Pour celles et ceux d’entre nous qui venons d’une expérience progressiste antérieure, comme la gauche socialiste ou communiste, ce fut probablement un choc de mesurer l’ampleur des transformations dans la vie des sociétés humaines qu’implique l’écologie politique. Bien au-delà des droits de l’homme ou de la redistribution des richesses, du pouvoir et de la propriété, l’écologie politique exige une transformation profonde de la vie matérielle, de la façon même de produire, de consommer, de partager la vie de la communauté. En ce sens, elle apparaît comme plus « radicale » (allant plus à la racine des choses) que toutes les idéologies progressistes antérieures.

Europe Écologie : une nouvelle dynamique

par Stéphane Gatignon, Maire de Sevran, Europe écologie

L’hégémonie a fait son temps. Les élections régionales, dans le prolongement des élections européennes de juin 2009, mettent en cause la bipolarité UMP / PS. En confirmant sa place de troisième force politique nationale, le mouvement de transformation écologique et sociale qu’est Europe écologie révolutionne le paysage démocratique.

Le chaos lié aux mutations dans lequel Europe écologie s’affirme révèle une double rupture, à la fois philosophique et politique. Un nouveau paradigme s’impose : celui de l’écologie politique à travers lequel s’exprime concrètement l’intérêt général. On est à proprement parler, dans le temps et dans l’espace, face à une obligation de résultats pour nous-mêmes et pour les générations futures: il faut changer le monde. La crise écologique transcende les générations et les territoires. Les approches globales et locales fusionnent. L’universalisme concret s’impose. Nous sommes là au cœur du projet civilisationnel qui doit permettre une transformation des conditions de vie et une anticipation de la mutation des comportements vis-à-vis de la consommation et de la production liée à la prise de conscience de la finitude de nos ressources et de la globalité du monde.

(lire le texte complet)

Approfondir les valeurs de l’écologie politique

par Alain Lipietz

Les valeurs de l’écologie politique, Eva Joly l’a rappelé avec force, sont d’abord celles qui devraient être pratiquées par tout le monde, et avant tout, s’agissant d’un mouvement politique, l’éthique : le respect des droits humains et tout simplement l’honnêteté et la loyauté à l’égard des citoyens. Sa lutte contre la corruption internationale a d’ailleurs montré à quel point celle-ci joue un rôle crucial dans la dégradation de la planète.

Mais plus spécifiquement, trois valeurs phares balisent l’écologie politique, la « délimitent » par rapport à d’autres courants : l’autonomie, la solidarité et la responsabilité, les nécessaires conflits entre les trois devant être réglées par la démocratie et la non-violence.

L’écologie récupère la politique

Par Jean-Marc Desfilhes

Le productivisme version capitalisme ou communisme à fortement délabré l’environnement humain et naturel. L’air est devenu irrespirable, le climat se réchauffe, les sols s’érodent, les eaux sont polluées. Cette volonté de réduire l’homme à un machin économique, plutôt consommateur pour les héritiers de Ricardo ou plutôt producteur pour ceux de Marx, réduit aux actes d’achat et de fabrication, n’est plus tenable. La planète dit STOP et l’écologie entre au cœur du débat politique.

Les problèmes gigantesques que nos sociétés doivent affronter ne sont ni de droite ni de gauche. Ils sont simplement là, évidents et incontournables, c’est le principe de réalisme. Seules les solutions que les hommes apporterons ont une connotation politique. Elles seront soit sociales et participatives, soit violentes et imposées. La note de l’UMP qui tourne maintenant sur le web montre que les lignes de fractures sont claires. La droite, l’écologie de droite, n’entend pas mettre en cause les rapports de domination qui lui conviennent si bien. Les nantis et les puissants souhaitent des plages propres aux eaux limpides, des montagnes enneigées pour faire de belles randonnées mais ils se dotent également des moyens pour s’en réserver l’accès. Ne nous leurrons pas, les solutions environnementalistes peuvent aussi être violentes et dictatoriales !

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Europe Ecologie : Un objet politique au défi de l’urgence et la durabilité

par André Gattolin
Version longue d’un article publié en mars 2010 dans le n° 34 de la revue EcoRev intitulé « Urgence écologique, urgence démocratique » (http://ecorev.org/spip.php?article738).

S’il fallait, en une formule simple, définir l’objet social d’Europe Écologie – ce qui fonde sa raison être dans l’espace public –, on pourrait sans trahir la pensée de celles et ceux qui ont participé à son émergence le résumer ainsi : l’urgence politique à engager la transformation écologique de la société.

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Europe écologie : le retour en force des idées et d’une vision en politique

par Lucile Schmid

J’ai décidé de rejoindre Europe écologie, en choisissant de démissionner de mes responsabilités au Laboratoire des idées du parti socialiste, après 10 ans passés dans ce parti. Pour deux raisons : le sentiment que la place des idées et les processus démocratiques de décision ne pouvaient changer au PS sans pression extérieure et concurrence à gauche,  la conviction qu’Europe écologie donnait d’emblée au projet et au lien avec la société une importance qui n’existe pas dans les structures politiques traditionnelles.

Je souhaite exprimer ici quelques convictions par rapport à ce projet et aux échéances politiques françaises, et en priorité celles de 2012.

Pour moi, le projet d’Europe écologie c’est le retour en force des idées et d’une vision en politique. C’est une question centrale pour la vitalité de notre démocratie que la droite et la gauche de gouvernement ont systématiquement négligée, ou instrumentalisée depuis des années.

Lettre ouverte de Robert Lion, Eric Loiselet et Philippe Meirieu à Dany Cohn-Bendit et Cécile Duflot

le 6 mai 2010

Cher Dany,
Chère Cécile,

Nous vous adressons, en toute amitié, cette lettre ouverte. Nous sommes des « jeunes », venus à Europe Ecologie (et en politique !) il y a quelques mois. Nous n’avons ni la mémoire ni les cicatrices qui sont la marque des vieux militants de partis. Nous avons aimé Europe Ecologie – et nous l’aimons encore. Nous aimons qu’elle soit une équipe qui gagne ! Nous avons été touchés par la manière dont ses dirigeants nous ont fait confiance, en nous chargeant de premiers rôles. Les militants et les élus du parti des Verts ont joué le jeu : celui de la parité au sein des CAP, celui de l’équilibre entre Verts et nouveaux venus sur les listes pour les élections régionales. Nous avons fait campagne ensemble, avec enthousiasme, détermination et efficacité. Nous avons travaillé ensemble pour que les responsabilités, au sein ou autour des conseils régionaux, soient réparties équitablement. Nous avons prouvé ensemble qu’Europe Ecologie était non seulement viable, mais porteuse d’espoir.

Les électeurs nous ont donné raison. Europe Ecologie existe, pour la deuxième fois, sur la scène politique française, à une hauteur que l’ancien parti des Verts, seul, n’avait ni atteinte ni même imaginée. Avec Europe Ecologie se dessine une force écologiste qui se compare à ce qu’a été le parti des Verts en Allemagne. Elle prolonge et concrétise les aspirations des grands visionnaires de l’écologie. Elle donne corps au projet coopératif ; elle place, pour la première fois, la solidarité (avec la planète comme avec les hommes et les femmes de ce monde) au coeur de la décision publique. Elle renouvelle la vision du bien commun pour l’accorder aux défis de ce temps. Elle donne à une sensibilité de plus en plus répandue en France, qui refuse aussi bien le libéralisme que l’étatisme, une incarnation politique. Elle replace l’éthique à la première place. Elle peut ainsi amener notre pays à mieux répondre, en termes politiques, à l’urgence écologique, à l’urgence sociale, à l’urgence démocratique.

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Quelques réflexions à l’occasion du débat sur les valeurs le 8 mai 2010 à Arcueil

par Denis Baupin‬‬

Pour nous, écologistes politiques, la réflexion sur les valeurs n’est pas un débat théorique sur la société idéale. Nous savons que si « un autre monde est possible il est dans celui-ci », et donc que penser nos valeurs n’est jamais très loin de penser notre action.‬‪ ‬‪

Et cela ne va pas sans des contradictions potentielles, des tensions créatrices. La trilogie « autonomie, solidarité, responsabilité » doit être vécue dans son interdépendance. Nous sommes probablement la famille politique qui porte le plus haut l’émancipation de l’individu. Mais si l’autonomie n’est pas équilibrée par la solidarité et la responsabilité, elle peut conduire à des systèmes tel que celui dans lequel nous vivons, l’ultra-libéralisme, où on a érigé en principe directeur que l’égoïsme des individus, leur concurrence acharnée, leur rapacité individuelle pouvaient conduire à une société de progrès pour tous… avec les dégâts que cela ne manque pas de causer.

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Ce qui ne peut plus durer chez les Verts (ni Europe-Écologie)

par Alain Lipietz, le 25 mars 2010

Après le triple succès des élections européennes, législatives de Yvelines, et régionales, l’écologie politique semble enfin réussir une durable percée, jusqu’à incarner une alternative crédible aux partis traditionnels. Alternative à la fois culturelle et électorale : la richesse des débats dans telle ou telle région, ville ou canton, montre qu’Europe-Écologie agglomère en un « mouvement politique de masse » une large part du vivier militant qui se réfugiait jusqu’ici dans l’associatif, faute de supporter la « forme parti ».

(lire le texte complet)

Lettre à mes amis communistes qui se demandent : que faire ?

par Jacques Perreux
J’ai participé dernièrement à cette réunion où 200 militants communistes se sont posés gravement la question « Que faire ? Autre chose ? Autrement ? J’ai envie de continuer à débattre avec eux, avec vous parce que le départ évoqué du parti ne doit pas être seulement une déchirure inévitable, mais une libération, mais aussi parce que je pense que l’idée avancée de coopérative peut permettre à ce qu’il y a de meilleur dans l’héritage et la pensée communiste d’entrer en relation et en construction avec la multitude de ceux qui mènent les combats d’aujourd’hui. Pour ma part j’ai quitté le PCF parce que celui-ci contredisait ou plutôt contrecarrait deux des combats qui me tiennent le plus à cœur : la gestion publique de l’eau et la construction du rassemblement pour ouvrir une alternative au capitalisme.

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Qu’est-ce qu’une « écologie rationnelle » ?

Réponse à Jacques Julliard, suite à sa chronique « Non à la déesse Nature » publiée dans le Nouvel Observateur, par Frank Burbage, Professeur de philosophie (Saint Ouen, 93), Eric Loiselet, ancien secrétaire national adjoint du PS à l’environnement et au développement durable et tête de liste d’Europe Ecologie pour les régionales en Champagne Ardenne.

Que la question écologique transforme les schémas hérités, dans la pensée comme dans la politique, à gauche en particulier, c’est l’évidence même. Comment faire la synthèse de la question sociale et de la question écologique ? Comment construire une véritable appropriation démocratique des inquiétudes écologiques ? Comment remédier à l’inertie des appareils de partis et à la dispersion des forces à gauche ? Ces questions difficiles méritent que l’on soit attentif, que l’on évite simplifications et caricatures, que l’on entre raisonnablement en débat. La reconstruction d’une gauche qui soit à nouveau à la hauteur des enjeux contemporains tient à de telles conditions.

(lire le texte complet)



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